Georges est agriculteur. Son travail lui pèse de plus en plus ; il veut quitter le métier pour travailler dans un syndicat agricole ou dans un parti politique, là où il pourra continuer à défendre les intérêts du monde rural. C'est dans ce contexte qu'il entame une formation universitaire en politique économique et sociale (FOPES) à l'Université catholique de Louvain. En trois interviews, réalisées à six mois d'intervalle au cours de la formation, il nous livre le récit de son expérience : il nous parle de ce qu'il apprend, de l'entraide mais aussi des rivalités au sein du groupe en formation, de la distance que prennent par rapport à lui des amis agriculteurs, des changements qui s'opèrent dans sa manière de voir le monde et lui-même, etc. Ce récit, dense, émouvant et d'une exceptionnelle richesse, a stimulé des échanges approfondis entre chercheurs issus d'horizons disciplinaires divers : pédagogues, sociologues, anthropologues, psychanalystes... De cette confrontation de points de vue est né le présent ouvrage. Se référant tous au "cas Georges", les auteurs explorent différentes dimensions de l'expérience de formation d'adulte - processus cognitifs d'apprentissage, transformations identitaires et trajectoire de vie, identité et désir de formation, ambiguïté des références aux valeurs, etc. Ils discutent également des implications de ces analyses pour les pratiques de formation.
Nombre de pages
190
Date de parution
03/05/2000
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738478894
Titre
Regards croisés sur l'expérience de formation
ISBN
2738478891
Auteur
Bourgeois Etienne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20000503
Nombre de pages
190,00 €
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Résumé : Qu'est-ce qu'apprendre ? Comment les adultes apprennent-ils en situation de formation ? Y a-t-il une spécificité de l'apprentissage adulte ? Quel est l'impact de la trajectoire de vie de l'adulte sur ses apprentissages ? Quel rôle les interactions avec les pairs et le formateur jouent-elles dans l'apprentissage ? Quelles conditions pédagogiques et institutionnelles peut-on mettre en place pour favoriser l'apprentissage dans un contexte de formation d'adultes ? Voilà quelques-unes des préoccupations essentielles abordées dans l'ouvrage. Pour traiter ces questions, celui-ci propose un cadre théorique original articulant en un ensemble cohérent une grande diversité d'éclairages théoriques et d'apports de recherche jusqu'ici rarement mis en relation. On trouvera également tout au long de l'ouvrage une réflexion sur les implications de ces apports pour l'amélioration des pratiques de formation.
Qu'est-ce qu'apprendre? Comment les adultes apprennent-ils en situation de formation? Y a-t-il une spécificité de l'apprentissage adulte? Quel est l'impact de la trajectoire de vie de l'adulte sur ses apprentissages? Quel rôle les interactions avec les pairs et le formateur jouent-elles dans l'apprentissage? Quelle conditions pédagogiques et institutionnelles peut-on mettre en place pour favoriser l'apprentissage dans un contexte de formation d'adultes? Voilà quelques unes des préoccupations essentielles abordées dans l'ouvrage. Pour traiter ces questions, celui-ci propose un cadre théorique articulant en un ensemble cohérent une grande diversité d'éclairages théoriques et d'apports de recherche jusqu'ici rarement mis en relation. On trouvera également tout au long de l'ouvrage une réflexion sur les implications de ces apports pour l'amélioration des pratiques de formation.
Ennui, absentéisme, décrochage scolaire, abandon d'études chez les jeunes, mais aussi épuisement professionnel et pénurie chez les enseignants... Les questions de motivation et d'engagement semblent bien au c'ur des défis qui se posent aujourd'hui aux acteurs de l'éducation. Si les recherches sur la motivation en situation d'apprentissage et de formation ont connu des développements importants ces dernières années, ceux-ci restent relativement peu connus des acteurs de terrain. Quelles sont vraiment les préoccupations des élèves ? Suffit-il de réussir pour être motivé ? Quelle est la place des relations sociales dans la motivation ? Pourquoi certains élèves apparemment brillants manifestent-ils des difficultés d'apprentissage ? Comment se fait-il que si peu d'étudiantes s'orientent vers les options scientifiques ? Comment concrètement intervenir sur la motivation des élèves ? Pourquoi certaines interventions pédagogiques " marchent " avec certains et pas d'autres ? Et face à la pénurie et au découragement, comment soutenir l'engagement professionnel des enseignants ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des éléments de réponse, fondés sur les derniers développements de la recherche en éducation. Une vingtaine de chercheurs francophones font ici le point sur l'état des connaissances dans leur domaine et mettent en avant les implications pratiques de certains travaux novateurs. Au fil des chapitres, les enseignants, les formateurs et les étudiants trouveront un aperçu des principaux courants de recherche actuels sur la motivation en contexte d'enseignement et de formation. Ils découvriront la richesse des pistes d'action que ces travaux proposent pour donner sens aux apprentissages, soutenir la confiance en soi et l'engagement des apprenants... et des enseignants.
Dans bon nombre de contextes professionnels, ce qu'il est convenu d'appeler traditionnellement la " formation ", organisée dans des espaces-temps distincts du travail, tend aujourd'hui à céder le pas à une variété de pratiques visant explicitement à favoriser les apprentissages au c'ur même des situations de travail, à rendre le travail plus " formateur " (coaching, mentoring, tutorat, communautés de pratiques, etc.). Face à un tel engouement, il est temps de s'interroger en profondeur sur les processus spécifiques à l??uvre dans ce type d'apprentissage, sur les facteurs individuels et contextuels qui y participent, et in fine, sur les pratiques censées favoriser l'apprentissage du et au travail. S'appuyant sur les théories et les recherches les plus récentes dans le domaine, l'ouvrage a pour ambition de fournir un certain nombre de pistes de réflexion et d'action en réponse aux préoccupations des professionnels de la formation, de l'accompagnement et du management soucieux du développement des compétences en situation de travail. L'ouvrage donne la parole à un large panel de chercheurs spécialistes du domaine, explorant au fil des chapitres les diverses facettes de la problématique, dans un langage accessible et en phase directe avec les préoccupations des professionnels.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...