Les politiques de réconciliation. Analyses, expériences, bilans
Bourdin Jean-Claude
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782336293899
Comment les sociétés gravement affectées par une période de violence et d'arbitraire sortent-elles de la répression, de la division de la société et de la guerre civile ? Elles ont souvent eu recours à l'amnistie sans phrase, aux tribunaux ou à l'épuration. Le temps finit aussi. comme on dit, par effacer les blessures et les rancoeurs : l'arrivée de nouveaux venus affaiblit le souvenir des souffrances des luttes et de la répression. Mais lorsqu'il y a eu manifestes violations des droits de l'homme, le silence et l'oubli sont répugnants. Or, voilà que dès 1983, en Argentine, une fois la dictature militaire renversée, on avance un mot non pas nouveau, niais auquel on fait porter une charge éthique nouvelle et une trame politique inédite : la réconciliation. Pour réaliser la réconciliation, les nouveaux régimes politiques mettent en place des Commissions qui travaillent dans des contextes toujours particuliers mais qui soulèvent partout des débats intenses et riches. Les vieilles notions de Vérité, Justice, Paix, etc, sont investies de valeurs et de significations contradictoires et sont l'objet de conflits qui vont jusqu'au différend entre les acteurs de ces politiques. A la réconciliation attendue s'ajoutent tes exigences de réparations. Parmi les associations de familles de disparus et de victimes, les délais pour rendre la justice, les obstacles à dire ce qui s'est passé et à identifier des responsables d'actes atroces imposent l'idée que les politiques de réconciliation ont peu à voir avec la vérité et la justice. Quant au pardon, un rejet salutaire à son égard s'est installé : appeler les victimes à pardonner à leurs bourreaux revient à faire reposer la réconciliation sur la conscience des premiers sans qu'aient été satisfaits leur besoin de vérité et la restauration de leur dignité. Cependant, le pardon reste une possibilité rare et imprévue. Plus de trente ans après la première expérience de réconciliation, il est possible de proposer des analyses des notions engagées dans ces politiques(quelle "vérité", quelle réconciliation, quelle politique), de faire le récit d'expériences (en Colombie, au Pérou. en Afrique du Sud) et d'esquisser un bilan de ce qui a été manqué (Guatemala) ou seulement aperçu (l'Afrique des Grands Lacs), et de l'écart entre une utopie et les réalités individuelles (Rwanda).
Nombre de pages
260
Date de parution
14/11/2013
Poids
320g
Largeur
135mm
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EAN
9782336293899
Titre
Les politiques de réconciliation. Analyses, expériences, bilans
Auteur
Bourdin Jean-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20131114
Nombre de pages
260,00 €
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La division du travail philosophique tend encore à établir des cloisons étanches entre chercheurs spécialistes des Lumières et de l'Idéalisme allemand ici rapprochés, au point qu'en France, règne une ignorance réciproque. Faut-il dès lors enregistrer ce fait, à tout le moins étrange pour ceux qui soutiennent l'idée d'une histoire une de la philosophie ? Si entre les " Philosophes " et les Idéalistes allemands nulle affinité, nulle communication ne sont vérifiables, est-ce à cause d'une radicale hétérogénéité des discours qui conduit à nier qu'il y ait un sens commun de ce qui se dit, ici et là, sous le nom de " philosophie " ? S'il existe un jugement de goût en philosophie, déclarer les Lumières " plates " et l'Idéalisme allemand " obscur " reviendrait alors à entériner une étrange dénivellation dans l'histoire de la philosophie entre 1750 et 1835. Il est possible qu'une certaine conception spontanément " historiciste " de l'histoire de la philosophie ait accrédité l'idée que dans une téléologie du sens du philosopher, les Lumières aient pu représenter une chute, un retard, une impasse par rapport à son plein accomplissement spéculatif allemand. L'ambition des travaux rassemblés dans ce volume est de ne pas se laisser impressionner par cet " historicisme ". Sans prétendre couvrir exhaustivement le champ " Idéalisme allemand " et " Lumières, AuFklärung, Enlightenment ", ils abordent sans a priori les thèmes essentiels où ces deux moments de la culture européenne se sont confrontés l'un à l'autre : la métaphysique, la raison, la logique, la liberté, l'histoire, la religion et la foi, l'esthétique, le sujet. De d'Alembert à Foucault, de multiples trajets sont empruntés, passant par Kant, Fichte, Hegel, Schelling, via Leibniz, Rousseau, Hume, Lessing, Voltaire, les matérialistes français, jusqu'à Kierkegaard et Hofmannsthal. Ces travaux ne représentent qu'un premier essai pour pratiquer une histoire de la philosophie qui poserait un double principe de lecture : principe de libéralisme et principe de positivité qui libèrent les Lumières de leur assujettissement au " tribunal de l'Idéalisme, lequel, en retour, se trouve réintégré dans l'histoire de la philosophie et assume d'être anachroniquement confronté à d'autres philosophies qui n'eurent pas le défaut de n'être " pas encore " spéculatives.
Résumé : La singularité du matérialisme de Diderot ne réside pas tant dans l'idée que la " sensibilité est une propriété générale de la matière " que dans le caractère inachevé et vraisemblablement interminable de sa pensée philosophique. Consigné dans des textes où il est l'objet d'une mise en scène et d'une mise en écriture, le matérialisme chez Diderot n'est jamais exposé sous la forme d'un traité ni ne semble dépendre de principes explicitement énoncés. Pourtant, l'auteur des PENSEES SUR L'INTERPRETATION DE LA NATURE semble soucieux de faire accréditer ses affirmations par les sciences de son temps (physiologie, médecine, chimie, etc.) et de vouloir confier aux savoirs positifs le soin d'achever " la métaphysique la plus hardie ". Mais contrairement à ce qui est souvent avancé, ce recours aux sciences ne confère pas au matérialisme diderotien une allure ni même une prétention scientifiques. Les sciences sont bien plutôt exploitées pour leurs ressources en images, métaphores, analogies, etc., étant mises au service d'un matérialisme ouvertement conjectural, relevant de l'imagination, seule adéquate à s'ouvrir à la " possibilité des choses ". Se limitant à quatre grands textes, on a seulement voulu dans ce travail essayer de retrouver et d'assembler les " plans perdus " du matérialisme diderotien. On suggérera que cette dispersion est sans doute l'effet du rapport critique de Diderot avec la spéculation qui débouche sur une conception esthétique de l'activité de la raison et un scepticisme inattendu chez le directeur de l'Encyclopédie.
Résumé : Bien qu'étant le pays classique du matérialisme, surtout aux XVIIIe et XIXe siècles, la France continue d'ignorer l'existence et l'importance des philosophies matérialistes. On persiste à croire qu'être matérialiste consiste à poursuivre de façon aveugle l'accroissement de la puissance matérielle. Quand il qualifie une philosophie, le matérialisme est une " faute " -, un réductionnisme ontologique inacceptable, et susciter un ennui profond... Renonçant à donner une simple défense du matérialisme, un colloque tenu à Cerisy-la-salle, en septembre 1995, a préféré contribuer à la suite d'autres travaux, à restituer au matérialisme sa diversité et sa vitalité philosophique. Les communications ici recueillies reflètent ce projet : - rendre compte de la diversité des formes du philosopher matérialiste dans l'histoire, à travers les modes d'écriture et les concepts spécifiques de certains auteurs (de Lucrèce à Marx, en passant par Gassendi, Molière et les philosophes des Lumières) ; - confronter le courant matérialiste des Lumières à ses adversaires, suivre sa postérité neuroscientifique et philosophique aux XIX et XXe siècle, envisager la possibilité d'un dépassement " polythétique " d'un certain matérialisme rationaliste ; - exposer les débats récents, issus du monde anglo-saxon dans le domaine de la " philosophie de l'esprit ", sur le problème de la causalité mentale dans le cadre d'un physicalisme qui doit affronter le risque ou la fécondité du réductionnisme. L'ambition de ce livre est ainsi de (re)mettre en circulation dans le monde de la philosophie des arguments, des positions et des principes d'un courant qui n'a cessé de travailler l'histoire de la philosophie et ses rapports avec les sciences.
Résumé : Hegel, " historien de la philosophie " ? Hegel, lecteur des matérialistes des Lumières ? Si les études hégéliennes ont depuis quelques années en France révisé le procès en dogmatisme fait au Système, il semble que sa théorie et sa pratique de l'histoire de la philosophie continuent d'apparaître à beaucoup comme le refuge irréductible de dogmatisme. Quel intérêt y aurait-il alors à interroger la lecture que Hegel a faite de philosophies jugées " mineures " ou " marginales " au regard de la " grande " tradition philosophique ? D'ailleurs le système de l'Idéalisme absolu peut-il vérifier sa capacité intégrative sur ces philosophies-là sans nécessairement les " récupérer ", les plier à une lecture " totalitaire " ou déformante ? Les passages que Hegel a consacrés au matérialisme français du XVIIIe siècle révèlent quelques surprises. Outre qu'il est établi qu'il connaissait, quoique inégalement, La Mettrie, Helvétius et d'Holbach, il apparaît qu'il s'est efforcé de rendre compte du sens spéculatif et historique du surgissement de la catégorie de matière au siècle des Lumières. Son exposé très sélectif des grandes thèses du Système de la nature de d'Holbach montre une volonté de révéler un matérialisme inattendu, plus dynamique que mécanique, cependant qu'avec De l'esprit d'Helvétius, il propose une surprenante traduction de ses concepts dans son propre langage. Ce qui apparaît, enfin, comme des difficultés pour saisir le sens général du matérialisme des Lumières (il offre quatre schémas d'interprétation, il fait silence sur le matérialisme de Diderot et sur l'Encyclopédie, etc.), achève de ruiner l'image d'un Hegel " récupérateur " et hostile au matérialisme. Le lecteur jugera si, placé sous l'éclairage hégélien, le matérialisme français du XVIIIe siècle ne mérite pas de voir enfin reconnue sa valeur : avoir été une philosophie qui, non pas malgré sa catégorie de matière, mais bien grâce à elle, a su incarner le principe moderne de la liberté subjective s'illustrant dans la conquête de son royaume du fini.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.