
La sociologie est un service public
Alors que la crise contemporaine de l'édition et, en particulier, de l'édition en sciences sociales, incite paradoxalement à la publication répétée et répétitive d'essais privilégiant une radicalité de positionnement souvent toute rhétorique, les textes de Pierre Bourdieu regroupés dans ce livre ont répondu à la nécessité de rappeler que « tout est social ». Ils montrent aussi l'urgence d'une sociologie des conditions de production intellectuelle et scientifique, qui subit les contraintes croissantes des champs politique médiatique, du fait de la logique de concentration des groupes de presse et d'édition, mais aussi de politiques publiques de la recherche de plus en plus restrictives, et soumises aux exigences des financements extérieurs (projets, etc.).
| Nombre de pages | 1 |
|---|---|
| Date de parution | 06/11/2026 |
| Poids | 80g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9791097084585 |
|---|---|
| Auteur | Bourdieu Pierre |
| Editeur | RAISONS D AGIR |
| Largeur | 110 |
| Date de parution | 20261106 |
| Nombre de pages | 1,00 € |
| Disponibilité | En stock |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Distinction. Critique sociale du jugement
Bourdieu PierreClasseurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.En stockCOMMANDER32,80 € -

La domination masculine. Suivi de Quelques questions sur le mouvement gay et lesbien, Edition revue
Bourdieu PierreLa domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l'apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question. La description ethnographique de la société kabyle, conservatoire de l'inconscient méditerranéen, fournit un instrument puissant pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d'aujourd'hui. Mais la découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : comment s'opère le travail historique de déshistorisation ? Quels sont les mécanismes et les institutions, Famille, Église, École, État, qui accomplissent le travail de reproduction ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu'ils entravent ?En stockCOMMANDER8,95 € -

Raisons pratiques - Sur la théorie de l'action
Bourdieu PierreIssus de cours et de conférences prononcés pour la plupart devant des publics étrangers entre 1946 et 1994, les textes réunis dans ce volume offrent, par leur accessibilité, une introduction sans équivalent à la philosophie de l'action que Pierre Bourdieu a élaborée. Reprenant les modèles d'analyse développés à partir de ses recherches sur les classifications sociales, l'école, l'économie des biens symboliques, le microcosme littéraire ou la bureaucratie, il en réassemble sous nos yeux l'armature et expose les problèmes théoriques qu'il s'est efforcé de résoudre à travers des concepts aussi fondamentaux que ceux d'"habitus", de "champ" ou de "capital" . Et l'épure à laquelle aboutit le travail de synthèse fait apparaître sous un jour totalement nouveau l'une des oeuvres les plus importantes de notre temps.En stockCOMMANDER9,90 € -

Questions de sociologie
Bourdieu Pierre« Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.4e de couverture : « Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.En stockCOMMANDER10,50 €
Du même éditeur
-

Faire parti autrement ? Insoumis et Marcheurs (2016-2026)
Lefebvre RémiLes partis semblent désormais faire l'objet d'une défiance générale, mais leur modèle organisationnel connaît en réalité une double dynamique d'épuisement et de renouvellement. De nouvelles organisations, plus souples mais aussi plus personnalisées, conjuguant horizontalité et verticalité, apparaissent depuis quelques années en Europe et en France (Mouvement 5 Etoiles, Podemos, La République en Marche, La France Insoumise, Place publique, etc.) pour tenter de renouveler la forme partisane qui apparaît indispensable et indépassable dans la démocratie représentative. Serait-on alors entré dans l'ère des partis personnels intermittents, fluides, à obsolescence programmée ? Les définitions les plus canoniques des partis dégagent un critère permettant de les distinguer d'autres organisations : ils sont censés avoir une « espérance de vie supérieure à celle de leurs dirigeants ». La souplesse que ces partis revendiquent est-elle une propriété organisationnelle liée à leur nouveauté ou une caractéristique durable ? Est-on face à un nouveau modèle de parti ? La promesse d'une manière alternative de faire parti est-elle tenue dans le temps ... Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose une approche comparée de deux mouvements qui présentent initialement de fortes similitudes : La France Insoumise et La République en marche. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas voulu construire une organisation structurée, au point d'indexer LFI sur son temps politique. D'autre part, l'existence de LREM/Renaissance semble suivre la durée de vie politique d'Emmanuel Macron. Ces deux organisations survivront-elles à leurs créateurs ? Cet ouvrage analyse la façon dont ces « mouvements » ont évolué depuis 2017 à partir d'un modèle assez proche. Au-delà du contexte présidentiel qui les a vus naître, il questionne aussi leur intégration au système politique. Il interroge leur capacité à stabiliser des règles claires de fonctionnement, à s'institutionnaliser et à se professionnaliser. Cet ouvrage est le résultat d'une longue enquête engagée en 2017. Il mobilise des sources variées : 250 entretiens avec des cadres, dirigeants, élus et militants ; le suivi de l'actualité des deux mouvements (à travers leurs plateformes numériques) ; une approche localisée fondée sur des observations ethnographiques à Lille.En stockCOMMANDER24,00 € -

POUR QUE RIEN NE CHANGE - SCIASCIA, LES LUCIOLES ET L'EXTREMISME DU CENTRE
ROUX EMMANUELDans ce livre, Emmanuel Roux relit, à la lumière des ?uvres de Sciacia, mais aussi Pasolini et Debord, les origines de cet « extrémisme du centre » qui s'incarne aujourd'hui dans la tentative de recomposition d'un bloc social-démocrate, désireux de renvoyer dos-à-dos la gauche de rupture et l'alliance droite autoritaire/extrême droite, au prix (et au mépris) de toutes les libertés publiques, de tous les contre-pouvoirs et de l'État social, au profit d'un État autoritaire et de ses techniques de pouvoir.En stockCOMMANDER12,00 € -

La solitude des vivants
Bordiec SylvainLe 23 mai 2025, en réponse aux « épidémies de solitude » diagnostiquées par des scientifiques dans le monde entier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) adopte une résolution établissant que « les liens sociaux sont des piliers de la santé publique ». Cette décision s'inscrit dans l'invention de la solitude comme problème public, destiné à élaborer des politiques pour ces femmes et ces hommes comptant moins que les autres dans la société et connaissant diverses formes d?« insignifiance sociale ». Pendant 5 ans, prenant pour territoire principal d'investigation un espace rural et enclavé du Sud-Ouest de la France, le sociologue Sylvain Bordiec a enquêté à la fois sur les institutions impliquées dans les mesures de lutte officielle contre la solitude (administrations, entreprises, fondations, associations de solidarité, etc.) et sur les personnes (presque) « sans personne » qui sont la cible de ces politiques. Il montre que ces luttes, hautement légitimes parce qu'en apparence apolitiques, sont en réalité fondées des inégalités de classe, et en particulier sur l'opposition commune entre solitude épanouissante, privilège des dominants, et solitude aliénante, lot des dominés. Elles consistent alors moins à réduire les « coupures sociales » qu'à les rendre supportables. Qui plus est, en établissant que ce combat est impulsé par les pouvoirs politiques et économiques mais surtout accompli par des bénévoles et les « sans personne » elles-mêmes, La solitude des vivants dévoile ce que ces luttes sont réellement : les laboratoires d'un traitement gratuit des questions sociales et sanitaires fondé sur des attentes de bonne volonté individuelle. Forces de survie des pauvres, des malades et des vieux, elles sont aussi des forces de perpétuation des inégalités.En stockCOMMANDER14,00 € -

Le low cost contre le travail. Enquête sur les enseignes à bas coût
Gardes CyrineFaut-il continuer de sacrifier le travail sur l'autel du pouvoir d'achat ...En stockCOMMANDER14,00 €
