De février 1937 au 8 mai 1945, j'ai toujours été au combat ; j'ai encore, dans le corps, une balle de mitrailleuse qui m'a frappé le 18 juin 1938, sur le front de l'Ebre. " Animateur des Brigades internationales, commandant de la Résistance pendant la Libération de Paris, Henri Tanguy (1908-2002) fut l'une des figures héroïques de sa génération, l'un des rares hommes qui, sans tenir compte des revirements partisans, ont affronté le fascisme sans relâche. Roger Bourderon s'attache ici aux trois visages de Rol-Tanguy, des usines Talbot, lieu de ses premiers combats militants, au PC souterrain de la place Denfert, quartier général de l'insurrection d'août 1944. Le communiste, entré jeune dans l'élite ouvrière des métallos, syndicaliste de choc, militant fidèle et indépendant du PCF. Le résistant : commissaire politique de la 14e brigade internationale ; acteur majeur de la résistance armé de 1940 à 1944, devenu Rol en hommage à un camarade tombé en Espagne ; chef régional des FFI au moment de la libération de Paris, et comme tel, cosignataire de la capitulation allemande au côté de Leclerc. Le soldat : valeureux combattant de 1940, officier exemplaire des campagnes de France et d'Allemagne, relégué pour cause de guerre froide, de 1947 à 1962, au dépôt central des isolés de Versailles. Fondée sur des archives et des témoignages inédits, cette biographie fait revivre une grande figure de combattant du XXe siècle, une des plus belles, et l'une des plus humaines.
Nombre de pages
768
Date de parution
01/04/2004
Poids
896g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847341492
Titre
Rol-Tanguy
Auteur
Bourderon Roger ; Levisse-Touzé Christine
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
896
Date de parution
20040401
Nombre de pages
768,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En juin 1940, dans Paris occupé par les Allemands, Maurice Tréand, responsable des cadres du PCF, et Jean Catelas, député d'Amiens, négocient à l'ambassade d'Allemagne la reparution légale de L'Humanité, avec l'accord de Jacques Duclos, secrétaire du parti. Les oppositions à cette démarche, condamnée début août par le Komintern, sont nombreuses. Duclos, dédouané de toute implication dans l'épisode, l'«affaire» Tréand commence et, avec elle, une grave crise de direction. Écrits en octobre 1940 et en février 1941, deux rapports d'Arthur Dallidet, proche collaborateur de Duclos, permettent de pénétrer au c'ur des méthodes de direction du communisme kominternien et d'analyser le mécanisme de la disgrâce politique de Tréand et de son entourage - notamment de Jean Catelas -, sous l'accusation majeure de constitution d'un «groupe» antiparti. Ils sont contredits sur des points essentiels par le témoignage capital d'Odette Janvier, ancienne agent de liaison de Catelas, restée dans l'ombre jusqu'à ce jour. La confrontation entre le texte écrit et la parole d'un acteur plongé dans l'événement permet de mieux percevoir l'évolution de la crise. Le destin tragique de Jean Catelas émerge des fureurs d'une époque où coexistent les aberrations politiques de la direction du PCF et les premiers linéaments de la résistance communiste, sur fond d'acharnement répressif de l'État français. De son implication dans les négociations de l'été 1940 et dans la reconstruction du parti aux côtés de Tréand jusqu'à son assassinat légal le 24 septembre 1941 par le tribunal d'Etat créé par Vichy, l'itinéraire de Jean Catelas concentre les drames de l'année terrible qui s'écoule entre les deux étés de 1940 et de 1941. Un moment méconnu de l'histoire du Parti communiste sur lequel cet ouvrage fait pleine lumière.
La politique du Parti communiste français pendant la Deuxième Guerre mondiale demeure un sujet de controverses, notamment sur la période qui va de la défaite de juin 1940 à l'entrée en guerre de l'Union soviétique le 22 juin 1941. A partir de sources et de publications diverses, l'auteur examine ce que fut pendant cette période charnière l'activité de la direction clandestine de ce parti, en relation avec les directives de l'Internationale communiste, qui sera dissoute en 1943. Plusieurs grandes questions sont abordées. La première est celle de l'attitude du Parti communiste face au général de Gaulle et à la résistance gaulliste de juin 1940 à juin 1941, attitude étroitement liée à une orientation stratégique résultant de l'analyse de la guerre comme exclusivement inter-impérialiste. L'auteur se penche ensuite sur le contenu des appels communistes de l'été 1940, en relation avec les textes, publiés pour la première fois dans leur intégralité, émis à Bordeaux par Charles Tillon, futur dirigeant des Francs tireurs et partisans (FTP). L'ouvrage s'attache également à retracer l'évolution des directives et des publications officielles du Parti communiste et rend compte de leur place dans la naissance de la résistance communiste. Il aborde enfin la question de l'action directe contre l'occupant après l'entrée en guerre de l'URSS, du mode de direction des FTP et des modifications de leur tactique militaire en 1942 et 1943, en prenant l'exemple de Paris et de la région parisienne. Autant de mises au point qui ne manqueront pas de provoquer la discussion!
Animateur des Brigades internationales, au coeur de la Résistance pendant la libération de Paris, Henri Tanguy (1908-2002) fut l'une des figures héroïques de sa génération, l'un des hommes qui, sans tenir compte des revirements partisans, ont affronté le fascisme sans relâche. Roger Bourderon s'attache ici aux trois visages de Rol - Tanguy, des usines Talbot, lieu de ses premiers combats militants, au PC souterrain de la place Denfert, quartier général de l'insurrection d'août 1944. Le communiste, entré jeune dans l'élite ouvrière des métallos, syndicaliste de choc. Le résistant : commissaire politique de la 14e brigade internationale ; acteur majeur de la résistance armée de 1941 à 1944, devenu Rol en hommage à un camarade tombé en Espagne ; chef régional des FFI au moment de la libération de Paris, et comme tel, cosignataire de la capitulation allemande au côté de Leclerc. Le soldat : officier exemplaire des campagnes de France et d'Allemagne, relégué pour cause de guerre froide, de 1947 à 1962, au dépôt central des isolés à Versailles. Fondée sur des archives et des témoignages inédits, cette biographie fait revivre une grande figure de combattant du XXe siècle qui fut aussi un ardent militant de la mémoire de la guerre d'Espagne et de la Résistance. " De février 1937 au 8 mai 1945, j'ai toujours été au combat ; j'ai encore, dans le corps, une balle de mitrailleuse qui m'a frappé, le 18 juin 1938, sur le front de l'Èbre ".
Textes clandestins présentés par Roger Bourderon. Avant-propos de Claude Mazauric. Ces textes sont : L'Obscuantisme au XXe siècle et Révolution et contre-révolution au XXe siècle (Réponse à Or et Sang de M. Rosenberg). 28 novembre 1940 : l'idéologue nazi Alfred Rosenberg prononce une conférence à la Chambre des députés, devant le tout-Paris de la collaboration. Février 1941 : deux textes sont publiés et distribués clandestinement par le Parti communiste français. Ces textes, au style incisif et à l'ironie mordante, opposent à l'irrationalisme et à l'obscurantisme de Rosenberg une profession de foi rationaliste qui puise sa force dans les traditions françaises de Descartes aux Lumières. Ils constituent la seule réfutation philosophique, idéologique et politique du moment aux thèses racistes de l'occupant nazi.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...