L'exposition photographique "Pluralités du croire", réalisée par des enseignants-chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Ecole pratique des hautes études (EPHE) vise à faire connaître les activités du laboratoire Groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL) qui étudie le fait religieux dans les sociétés contemporaines, partout à travers le monde. La spécificité des photographies sélectionnées est d'associer une qualité esthétique et une pertinence scientifique. L'ouvrage qui en est issu souhaite répondre à l'intérêt grandissant et unanime pour les questions religieuses. Il reprend le déroulement narratif d'une exposition conçue autour de plusieurs thèmes : les gestes du croire, les lettres du croire, les rituels du croire, les architectures du croire, les symboliques du croire et les laïcités et convictions. Le livre insiste surtout sur la pluralité des croyances et des non-croyances, considérées à parts égales et formant un même tout commun, qui ne trouvent leur signification, réelle que lorsqu'elles sont soumises, elles-mêmes, à une pluralité des regards.
Nombre de pages
172
Date de parution
23/10/2021
Poids
745g
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EAN
9782350746395
Titre
Le voir pour le croire. Photographier le religieux, Edition bilingue français-anglais
L'Asie est devenue, à l'aube du XXIe siècle, le premier continent protestant évangélique au monde en nombre de fidèles. Tout comme leurs voisins chinois ou coréens, les pays d'Asie du Sud-Est sont animés d'une ferveur évangélique sans précédent. La conversion, vécue et surtout racontée, symbolise ce renouveau en cours auprès de chaque couche de la société, bousculant des pratiques et des héritages religieux, sociaux, politiques et économiques. Le protestantisme évangélique contraint les Etats de la région à s'adapter à ce nouveau "marché du croire et du salut" par l'adoption de modes inédits de régulation du religieux, du politique et de l'ethnique. La double approche pluridisciplinaire et comparatiste adoptée dans cet ouvrage permet d'embrasser simultanément les stratégies missionnaires occidentales et intra-asiatiques, les modes de pénétration au niveau local, la réaction des religions d'Etat, le rôle joué par ces acteurs évangéliques dans des situations politiques nationales plus ou moins stables ou autoritaires, enfin les convictions et les logiques exprimées par les acteurs religieux eux-mêmes.
Bourdeaux Jean ; Bourdeaux Dominique ; Brown Jeb ;
Le Marité a connu des paquets de mer et des tas d'aventures. Désormais amarré dans le port de Granville, le trois-mâts goélette fécampois ne fait pas ses cent ans. Dernier voilier terre-neuvier français, il nous conte ici sa traversée du siècle toutes voiles dehors. Des histoires de haute mer et une chasse au trésor: la pêche à la morue, l'or blanc des terre-neuvas. De 1924 à 1929, le Marité emmena ces marins usés par leurs terribles campagnes sur les Grands Bancs. Malgré les coups de barre du destin, le Marité a toujours gardé son cap. De Fécamp à Stockholm, du cabotage à la «grande pêche», il défia les icebergs, fendit les brouillards, affronta les tempêtes. Celles de l'histoire aussi: chargé de ravitailler l'Écosse et l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, il brava les mines et les U-boots allemands. Il aurait sans doute fini rongé par la rouille à Tvöröyri, dans les îles Féroé si deux jeunes Suédois rêveurs au long cours ne l'y avaient déniché à la fin des années 70. Battant de nouveau pavillon français depuis 2004, il servit de plateau au magazine Thalassa qui fit de lui une star hexagonale. Deux ans plus tard, les projecteurs n'étaient plus là pour éclairer une nouvelle épopée: sa restauration à Cherbourg puis à Saint-Vaast-la-Hougue. Grâce aux passionnés qui la menèrent à bien contre vents et marées, le Marité peut aujourd'hui encore larguer les amarres. Rendez-vous dans cent ans.
Bernardi Amandine - Bourdeaux Ernest - Chantepie M
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Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.