La diversité culturelle est omniprésente dans les débats contemporains sur les industries culturelles et leurs mutations. Elle est notamment mobilisée pour accompagner les stratégies d'acteurs économiques, tout particulièrement les majors transnationales, ou pour légitimer les interventions des Etats ou d'institutions comme l'Unesco. L'expression "diversité culturelle" est donc très polysémique. A travers chaque proposition de définition de la diversité culturelle est promue une représentation particulière des rapports entre culture et marché, des politiques culturelles et des enjeux de la mondialisation. Peu de travaux tentent d'aborder la question de la diversité à partir d'une analyse des logiques d'industrialisation et de marchandisation à l'oeuvre au sein des industries culturelles (presse et information, édition, musique enregistrée, cinéma et audiovisuel). Tel est l'objectif central de cet ouvrage. l'accent est mis sur les articulations entre les industries culturelles et les industries de la communication (télécommunications, Web, matériels électroniques) et sur les enjeux de ces transformations pour l'économie des contenus. L'originalité de l'ouvrage réside également dans son regard sur la diversité culturelle. Elle est envisagée non pas comme une situation objectivable qu'il conviendrait de mesurer mais tel un enjeu dans les rapports de force entre les acteurs. De même, les discours sur la diversité culturelle sont au coeur de la contribution des industries culturelles à la construction des rapports sociaux et politiques. Les contributions présentées dans cet ouvrage sont le fruit d'échanges et de travaux d'enquête financés par le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication, conduits par une équipe de chercheurs de la MSH Paris Nord, de la MSH Nord-Pas-de-Calais Institut international Erasme et du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (GRESEC) de l'Université Stendhal Grenoble 3.
Nombre de pages
300
Date de parution
27/04/2011
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296547896
Titre
Diversité et industries culturelles
Auteur
Bouquillion Philippe ; Combès Yolande
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20110427
Nombre de pages
300,00 €
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Résumé : Les industrie créatives et l'économie créative sont désormais au c?ur des politiques culturelles et économiques de grandes institutions internationales, de gouvernements nationaux à travers le monde ainsi que de collectivités territoriales. Des activités aussi différentes que le cinéma, l'audiovisuel, la musique enregistrée, la presse, le livre, les jeux vidéo, les services et contenus numériques mais aussi la mode, l'artisanat d'art, le design, la gastronomie, sont envisagées conjointement et sont décrites comme la solution pour résoudre les problèmes de développement économique, social, culturel, politique et même individuel sous toutes les latitudes, tant au Nord qu'au Sud. Avec de telles notions la culture se trouve placée à une position inédite dans les agendas internationaux. L'objectif central de cet ouvrage, l'un des premiers en langue française, est d'établir un premier bilan plus d'une décennie après l'apparition de ces problématiques. Différents spécialistes français, canadiens, mexicains font part de leurs analyses critiques sur les origines de ces notions, les questions théoriques qu'elles soulèvent et les enjeux liés aux territoires, à l'éducation et aux politiques publiques et culturelles.
Les industries de la culture, de l'information et de la communication (ICIC) connaissent de puissantes mutations. A la concentration, à la financiarisation et à la mondialisation s'ajoutent les développements du Web. Les échanges de pairs à pairs s'étendent au-delà de la musique, notamment en direction du cinéma et de l'audiovisuel, tandis que les contenus autoproduits par les internautes se multiplient et peuvent s'intégrer aux autres contenus. De très importantes redistributions des cartes entre offreurs de contenus, fabricants de logiciels, acteurs du Web, fabricants de matériels et opérateurs de réseaux sont en cours. Quels sont les enjeux de ces mutations pour la configuration de contenus, pour la diversité culturelle et le pluralisme de l'information, mais aussi pour l'éducation, qui connaît également des processus d'industrialisation ? Comment les mutations des ICIC accompagnent-elles des mutations sociales, politiques et idéologiques ? Les contributions sont le fruit des échanges qui se sont déroulés lors d'une série de séminaires franco-canadiens à la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord. Certains des fondateurs des recherches sur les industries culturelles en France (Bernard Miège) et au Canada (Gaëtan Tremblay et Jean-Guy Lacroix) contribuent à cet ouvrage. Au-delà des cercles académiques et du public des étudiants, cet ouvrage est destiné aux lecteurs intéressés par les mutations contemporaines de la culture et de la communication. . . L'ouvrage est dirigé par Philippe Bouquillion, professeur de sciences de la communication à l'Université Paris 8, membre du Cemti et par Yolande Combès, professeur de sciences de la communication à l'Université Paris 13, membre du Labsic. Tous deux coordonnent le thème socio-économie de la culture et de la communication à la Maison des sciences de l'Homme Paris Nord.
Sur une grande partie de la planète, la question des industries créatives est désormais inscrite à l'agenda des politiques publiques des collectivités territoriales, des Etats et des grandes organisations internationales. Et pourtant, les réalisations auxquelles elles ont donné lieu n'ont pas connu que des succès depuis leur émergence, en Grande-Bretagne, au milieu des années quatre-vingt-dix. Quant aux justificatifs avancés pour les soutenir, émanant suivent d'experts ou de publicistes, ils méritent pour le moins d'élire discutés. Les auteurs ont choisi d'appréhender ces nouvelles industries sous l'angle des industries culturelles et médiatiques, dont ils sont des spécialistes, et dont les traits spécifiques remontant à plus de deux siècles se sont renforcés depuis quarante ans. Cette grille de lecture les conduit à tester la consistance des filières en place. (livre, musique enregistrée. cinéma et audiovisuel, information de presse) à identifier deux filières nouvelles (les jeux vidéo et l'info-médiation), et à envisager les transversalités avec les autres filières composant les industries créatives (mode. biens de luxe. artisanat d'art, etc.), ainsi qu'avec certaines autres branches industrielles en cours de "culturisation" Ils montrent que trois paradigmes jouent un rôle central dans les mutations en cours : convergence, collaboration et création et ils imputent l'essentiel de ces mutations à l expansion récente et brutale des géants mondiaux de la communication, positionnés au niveau de l'intermédiation, entre la conception-production des produits et leur consommation, sans pour autant offrir des contenus culturels et informationnels nouveaux. Simples mutations ou bouleversements de grande ampleur ? Toujours est-il que la thèse de cet ouvrage est que les changements en cours s'inscrivent dans un mouvement d'industrialisation des biens symboliques qui s'étend au-delà des activités culturelles reconnues.
Quel est le rôle des techniques d'information et de communication dans le développement des territoires? Contribuent-elles au renforcement des richesses locales et à la mise en valeur des territoires? Constituent-elles des éléments de déstructuration de ceux-ci? Telles sont les questions que formulent traditionnellement les décideurs et les observateurs. L'objectif de cet ouvrage est d'analyser les interventions des collectivités territoriales dans le secteur des réseaux de télécommunications, des services en ligne et des contenus. Dans ces domaines, les politiques territoriales font preuve d'un dynamisme certain. Quelles sont les actions menées par les pouvoirs locaux dans l'aménagement des territoires? Ont-ils un poids dans la formation des usages et dans la création de contenus? Quelle est la place des collectivités territoriales face aux directives de l'Etat et aux stratégies industrielles? Entre les communes, les départements et les régions, des rivalités se nouent, des partenariats s'élaborent, des formes innovantes de l'action politique locale s'esquissent parfois. Il s'agit donc d'identifier les actions menées dans le domaine des Tic et d'en cerner les logiques les plus manifestes dans un cadre où les figures de l'Etat et ses modalités d'intervention restent dominantes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.