Comment penser la lutte contre la pauvreté dans une Europe où la mobilité transgresse les découpages territoriaux ou au contraire piège des populations peu mobiles dans des mailles trop lâches ? En quoi les maillages territoriaux et les politiques qu'ils portent peuvent-ils faire société et territoire dans cette Europe marquée par la diversité de ses espaces et le creusement des inégalités sociales et territoriales ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre en explorant la pauvreté en Europe par deux dimensions géographiques : celle des formes spatiales de la pauvreté et celle des politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Il offre ainsi une interrogation méthodologique sur la mise en cartes des statistiques européennes dans le cadre de ces politiques. Il propose une réflexion critique sur leur déclinaison dans les maillages territoriaux. Il explore, à des échelles fines, la diversité des situations de lutte contre la pauvreté dans différents pays européens. L'espace par les formes spatiales qu'il engendre, par les découpages territoriaux qu'il porte est au coeur de la réflexion. L'ouvrage s'adresse à un public d'étudiants et de chercheurs, de praticiens et de décideurs politiques qui ont besoin d'une connaissance de la géographie de la pauvreté en Europe pour mettre en perspective les politiques de lutte contre la pauvreté dans les territoires. Il a été réalisé dans le cadre du programme de recherche Maille de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR-OB-JCJC-0047) coordonné par Emmanuelle Bonerandi-Richard puis Emmanuelle Boulineau au sein du laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600 EUS), il est publié avec le soutien de l'ANR et de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.
Boulineau Emmanuelle ; Coudroy de Lille Lydia ; Re
L'élargissement de l'Union Européenne concerne principalement des États en pleine reconstruction démocratique après l'extinction des systèmes socialistes. L'ouvrage questionne les réformes territoriales entamées dans les années 1990. Ces réformes sont à la charnière entre les exigences internes d'une refonte politique et institutionnelle et le contexte externe de l'intégration européenne. Redécoupages communaux et régionaux, disparition ou résurrection de niveaux intermédiaires, définition des compétences pour les nouvelles collectivités territoriales, il s'agit bel et bien d'une refondation des territoires en Europe centrale et orientale. Pour autant, les trajectoires de ces réformes sont loin d'être similaires : elles font apparaître la force des différences nationales et l'incertitude des identités régionales. L'ouvrage souligne le poids des héritages socialistes et le rôle ambigu du contexte d'intégration européenne. Autant la mise en place des nouvelles collectivités communales est un acquis de la démocratisation, autant celle des régions ne répond le plus souvent qu'à la gestion des fonds structurels européens.
Ce recueil vous emmènera sur les routes de Vendée. Du petit bourg du sud du département des années soixante, en passant par l'actuel Remblai des Sables-d'Olonne sans oublier le mythique pont de la Chaume. Vous remonterez ensuite jusqu'à l'île de Noirmoutier et finirez dans un des nombreux châteaux que compte la Vendée. Vous rencontrerez aussi le valeureux soldat de la Grande Guerre dont le nom est inscrit sur quelque monument aux morts de ce département. Des poèmes ont promené leurs mots tout au long des pages de cet ouvrage.
Que vous m'appeliez maman, mamie, mamée ou tout simplement Marie-Jeanne, vous me connaissez. '' Mon journal '', que j'ai écrit au jour le jour pendant une année entière, vous raconte comment je réagis face à l'actualité du moment. Mes petits bonheurs, mes doutes, mes joies, mes peines, mes ressentis, tout est décortiqué, analysé. A l'automne de ma vie, je peux me permettre de donner une appréciation à chaque histoire de la vie. Puisse chacun d'entre vous y trouver des réponses aux questions que vous vous posez.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.