Le sport est une discipline graphique."Qui n'a pas d'imagination n'a pas d'ailes."MOHAMED ALILa photographie capture l'exploit physique, le geste parfait ; les lignes d'un terrain en accentuent la perspective, la dimensionnalité. Jour après jour, année après année, les mouvements et les exercices répétés d'un sportif le sculptent, jusqu'à ce que se dessine une forme idéale, propre à exécuter une fonction, un geste précis.L'athlète est designer de son propre corps, un outil qui lui permet de dessiner un mouvement parfait. Cela pour atteindre son but, mais aussi pour créer le spectacle.À cause de sa dimension visuelle et communicative, le sport (et les sportifs) est, bon gré, mal gré, tantôt devenu l'objet de démonstrations de force politiques ? (comme pendant les Jeux olympiques), tantôt l'auxiliaire d'acteurs économiques puissants.Avec un marché international estimé à 800 milliards d'euros et en continuelle croissance depuis les années 2000, l'industrie sportive a de beaux jours devant elle. Les droits de représentation des matchs atteignent des montants colossaux, la vente des sneakers représente presque la moitié du marché de la chaussure... et les budgets de communication explosent. Dans ce contexte, les grandes marques rivalisent en présences visuelles, cherchant à se démarquer graphiquement et à sortir des sentiers battus.Face à ces quelques géants du mass market, une contre-culture émerge. De plus petites marques tirent leur épingle du jeu grâce à l'implication de passionnés et de choix graphiques radicaux ; de nouveaux magazines de sport proposent un regard différent sur la pratique, se détournent de l'actualité. Artistes et illustrateurs osent une distanciation critique. Quels que soient les échelles et les enjeux de pouvoir qui se trament en arrière-plan, l'énergie, l'enthousiasme et le caractère photogénique de la pratique façonnent des icônes, des admirateurs. "Le sport consiste à déléguer au corps, quelques-unes des vertus les plus fortes de l'âme", écrivait Giraudoux. Cette transcription de l'invisible au visible, de l'abstrait à la forme, ne pouvait se soustraire à la fascination des designers.
Nombre de pages
208
Date de parution
16/05/2019
Poids
706g
Largeur
202mm
Plus d'informations
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EAN
9791092227413
Titre
Etapes N° 249 : Sport
Auteur
Bouige Caroline
Editeur
PYRAMYD
Largeur
202
Poids
706
Date de parution
20190516
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Parmi les sujets dont peuvent naître quelques graves préoccupations, il en est un qui figure doute tout en haut de la liste : la mort. Depuis l'antiquité et ce qu'il nous en est parvenu (pyramides égyptiennes, fresques et tombeaux ornés), le rite funéraire a permis la construction d'édifices, d'écritures et d'objets rituels, qui ont transcendé la mémoire des disparus. Aujourd'hui en Occident, la mort semble revêtir une allure plus... discrète. Au Mexique, en revanche, elle est fêtée chaque année, propice à des défilés et à des représentations fantaisistes. Avec l'accroissement de la population, l'urbanisation galopante, la vie sur les réseaux sociaux, les rituels funéraires ont, eux aussi, évolué. Le design, l'illustration et la typographie nous en livrent un témoignage troublant.
Empruntée au collectif Formes vives, l'image de couverture de ce numéro réagit à une violence par un cri joyeux, un appel au jeu et au partage. Un tir de flipper contre un tir de Flashball. Ingrédients essentiels au design, le détournement et la distanciation aboutissent à une médiation artistique capable de transmettre un message à une partie supérieure du cerveau humain: la "zone cathartique". C'est ainsi, en évitant toute latéralité, et après un chemin très alambiqué, variant d'un individu à l'autre, que le design peut atteindre ce périmètre difficile d'accès. En plus du talent de son auteur, on ajoutera à la formule du "catharticum designum" quelques composantes humaines: humour, espoir, engagement, jeu. Jeu, comme celui du comédien qui s'approprie la médiation d'un message. Jeu, comme celui du designer qui...* Mais, parce que nous ne trouvons rien de plus ennuyeux que de vous parler du jeu, du "ludique" (du latin, ludus: jeu, amusement),de le théoriser, de l'aplatir, de le ratatiner, puis de l'allonger sur une table, pour l'observer, le disséquer en ne vous laissant plus qu'une matière inerte, nous avons préféré vous inviter à venir jouer avec nous. Après avoir supplié et soudoyé quelques designers et illustrateurs, nous avons réussi à produire ce petit fanzine, que vous trouverez au centre du numéro.
Nos vies connectées nous confrontent à des flux de données toujours plus mouvants, dynamiques, immersifs, hypnotiques, intrusifs, subis. L'évolution des politiques publicitaires sur les réseaux sociaux entretient la confusion des contenus ; la lecture automatique annihile le temps du choix. Dans les années 1990, Internet était encore comparé à la télévision. Là où « le petit écran» était susceptible d'être jugé asservissant, le contenu en ligne était associé à une forme de liberté et de curiosité, un espace où chacun était libre de choisir ses contenus, son programme, quitte à s'égarer en chemin. En théorie, c'est toujours le cas, une affaire de volonté, pourrait-on rétorquer... La pratique nous confronte à une autre réalité. Quelque chose a glissé. Les flux ont pris le contrôle ; ils se servent de nos informations pour accroître leur puissance. Les applications du World Wide Web sont devenues gourmandes, cannibales. Elles tendent à assujettir l'utilisateur. Regarder cette vidéo ou pas, cette image qui passe ou non, la rapidité de défilement des flux nous confronte à un relatif immobilisme, et, la fatigue aidant, il devient difficile de résister. Face aux images, aux sons qui nous arrêtent, l'écrit, lui, nous confronte à une autre temporalité. Il ne s'impose pas mais se propose. La lecture est une action choisie, volontaire. En ce sens, parce qu'elle sollicite la volonté de l'individu, elle implique un rapport démocratique. Il est aisé de l'interrompre, de la reprendre, et ainsi de laisser se développer la réflexion. Elle est le terrain fertile pour le développement des pensées. Dans ce processus, la forme des écritures a son rôle à jouer. Car en fonction de ces choix, plastiques, stratégiques, les caractères sont susceptibles de faciliter un discours ou encore de le contredire, de l'adoucir, de le nuancer, de l'affirmer. Ils sont une tonalité, une voix silencieuse. Qu'elles passent par la technologie, la forme plastique ou la création de nouveaux outils, les mutations récentes de la typographie nous en parlent finalement d'une autre : celle de notre société.
Le design n'est pas une science exacte. Si la fabrication d'objets ou de systèmes de communication relève d'un besoin, d'une connexion avec une société, un public, à des médias, des matériaux et des moyens techniques contemporains, elle ne se résout jamais dans une simple formule. Sa réussite, sa capacité à saisir le regard étant inhérente à l'effet de surprise, il suffit d'une équation pour que, l'instant d'après, celle-ci ne soit plus valable. Le réemploi, la reproduction annihilent la fraîcheur d'une idée, d'une image dans le regard de l'autre. Entre pragmatisme et imagination, une fragile complémentarité est possible, une combinaison dans laquelle deux attitudes, a priori opposées, peuvent se soutenir l'une l'autre, en se renforçant. Comment enseigner cet art de la réinvention, cette faculté à créer la surprise tout en restant connectés aux besoins d'une époque? Dans leurs diversités, les travaux des jeunes diplômés des écoles d'art et de design offrent quelques éléments de réponse. La fascination d'un graphiste ou d'un designer pour son environnement se nourrit de culture et de connaissances, d'expériences, de rencontres. Une tension vers l'autre, l'inconnu, le différent, l'obscur, le lointain, qu'une fois le temps des études passé, il faudra entretenir par soi-même. Une avidité du regard, une propension à se mettre en danger, à se renouveler, alors même que le monde du travail dans lequel nous évoluons tend à la reproduction des schémas et des solutions. Héritage du fordisme ou tentation de la facilité, ce paradigme constitue un filet dans lequel viennent se briser les rêves et les ambitions de ceux qui apprécient l'air frais des vols en altitude. Il faudra aux jeunes designers développer l'art des pourparlers, de la diplomatie autant que de témérité et de stratégies d'évasion pour réaliser les images et les rêves à venir. Et de considérer, dix ans, vingt ans, trente ans après être sorti de l'école qu'il n'est jamais trop tard pour les réaliser.
Et si les créatifs étaient les samouraïs des temps modernes et que leur quotidien était une lutte pour accéder à plus de conscience, d'imagination et de créativité ? C'est en partant de cette idée que Guillaume Lamarre a rédigé ce recueil de mantras. Cet ouvrage en propose trente. Trente directions à suivre, trente conseils pertinents, développés, étayés d'exemples précis, documentés et terminés par un exercice de créativité. Dessin, musique, art graphique, sport, industrie... les domaines d'applications sont divers, et les exemples tout autant. Cet ouvrage érudit mais accessible, écrit d'une plume alerte, mêle avec brio les références de spiritualité et développement personnel aux témoignages des icônes de la pop culture et à l'expérience de quiconque se lance dans un travail créatif. Une vraie mine d'or !
Tentés par un tatouage ?Ce livre, qui se présente sous la forme d'un dictionnaire, passe en revue 200 motifs d'encrages, parmi les plus populaires et les plus repris. Il en explique l'histoire et les significations.Qu'ils aient été initialement arborés par des marins, des guerriers maori ou des gangsters japonais, les motifs ont leurs secrets... qu'il peut être bon de connaître avant de les inscrire sur sa peau !Cet ouvrage vous aidera ainsi dans le choix de votre propre tatouage.4e de couverture : Tentés par un tatouage ?Ce livre, qui se présente sous la forme d'un dictionnaire, passe en revue 200 motifs d'encrages, parmi les plus populaires et les plus repris. Il en explique l'histoire et les significations.Qu'ils aient été initialement arborés par des marins, des guerriers maori ou des gangsters japonais, les motifs ont leurs secrets... qu'il peut être bon de connaître avant de les inscrire sur sa peau !Cet ouvrage vous aidera ainsi dans le choix de votre propre tatouage.
La couleur est une composante essentielle de toute création visuelle. Au service de la lisibilité et de la visibilité, elle est également riche en significations symboliques et en implications émotionnelles. Ce n'est pas pour rien si le choix d'une couleur cristallise tant de débats et parfois de tensions au sein du processus créatif. Ce guide répartit les couleurs en quatre catégories : chaudes, froides, neutres et spéciales. Chacune des teintes majeures de la catégorie est présentée à travers son histoire, ses significations, ses différentes nuances. Une galerie de créations usant avec brio de cette couleur, dans des domaines aussi divers que la mode, le graphisme, la peinture, le packaging, le design produit..., sert de source d'inspiration au lecteur. Enfin, des palettes harmonieuses présentent les interactions possibles avec d'autres couleurs. Sean Adams est l'un des fondateurs du cabinet de conception californien multi-primé AdamsMorioka, et fait partie des quarante personnalités les plus importantes pour l'évolution du graphisme dans le monde entier. Ancien président national de l'AIGA, il est aujourd'hui le directeur du programme de graphisme à l'ArtCenter College of Design. Il vit et travaille à Los Angeles.