De l'école au monde du travail. La socialisation professionnelle des jeunes ingénieurs et technicien
Bouffartigue Paul
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782738424389
Que signifie débuter dans le monde du travail, quand on en ignore à peu près tout, et que l'on vient de passer 15 ou 18 ans dans le système éducatif ? Quelles sont les métamorphoses identitaires provoquées par cette épreuve décisive dans l'entrée dans la vie adulte ? En suivant pas à pas les trois premières années de vie active de jeunes diplômés (ingénieurs et BTS-DUT), on découvre comment viennent s'actualiser et se précipiter lors de ce tournant biographique des ressources sociales et subjectives accumulées sur des temporalités plus longues. On y prend la mesure des continuités, mais aussi des ruptures, qui relient cette séquence de l'existence aux trajets antérieurs de la socialisation familiale et scolaire. L'analyse des dynamiques biographiques singulières, étayée sur un repérage rigoureux des matrices et trajectoires sociales dans lesquelles elles s'inscrivent, contribue au renouvellement des approches de la socialisation.
Nombre de pages
290
Date de parution
03/05/2000
Poids
346g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738424389
Titre
De l'école au monde du travail. La socialisation professionnelle des jeunes ingénieurs et technicien
ISBN
2738424384
Auteur
Bouffartigue Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
346
Date de parution
20000503
Nombre de pages
290,00 €
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La notion de «cadre» correspond-elle toujours à une réalité ? La question se pose car, de toutes parts, cette «figure sociale» assez spécifiquement française est remise en cause par les nouvelles formes d'organisation de l'entreprise et par la poussée néolibérale. Paul Bouffartigue, qui dirige, au CNRS, un groupe de recherche sur les cadres, revisite ici les diverses interprétations du groupe social et en propose une conception nouvelle, celle d'un « salariat de confiance » . Car les cadres ont longtemps disposé au sein de l'entreprise d'un privilège d'autonomie et de liberté d'emploi du temps, ainsi que d'un engagement de progression de carrière. Le recours à ce concept de « salariat de confiance » permet de mieux comprendre les mutations des deux dernières décennies. Ce livre montre, en effet, que les années 90 ont vu s'opérer, pour les cadres, un tournant majeur aux allures de véritable rupture. Il décrit les phénomènes qui ont altéré la cohésion du groupe : chômage, ralentissement des carrières, succès des experts, féminisation, charge de travail, banalisation de la fonction... Et, s'appuyant sur plusieurs enquêtes auprès des ingénieurs et des élèves ingénieurs, il fait la démonstration que la dissolution de la figure traditionnelle du cadre est à l'oeuvre tant dans les entreprises que dans les écoles. Dans cette dissolution s'enracine néanmoins la quête, par les cadres, d'une nouvelle place au sein du salariat.
Comment les salarié-e-s, dans leur très grande diversité, s'efforcent-ils de se réapproprier leurs temporalités et leur destin ? Quelle que soit l'échelle à laquelle on se situe ? l'individu, l'entreprise ou la société entière ?, les temporalités font l'objet de conflits, de compromis et de régulations complexes qui ne se laissent pas défaire brutalement. D'où le décalage entre le démantèlement juridique des " 35 heures " depuis une décennie et sa faible mobilisation pratique. Reste que les " 35 heures " s'étaient soldées par un bilan très mitigé. La fragilisation multidimensionnelle du monde du travail, la conjoncture défensive dans laquelle il se trouve, la sous-estimation des enjeux de contenu, de sens et de qualité du travail y sont pour beaucoup. Ce livre met surtout l'accent sur les limites de la vision datée des liens entre travail et temporalités portée par cette réforme. Aujourd'hui les modes de disponibilité temporelle au travail, flexibilité plus " autonome " ou plus " hétéronome ", invitent à repenser l'avenir d'un temps de travail à soi.
De La Poste, ses usagers, appelés à en devenir toujours plus des "clients", connaissent surtout la détérioration et la marchandisation des services offerts. Mais que se passe-t-il dans les coulisses, du point de vue de ceux qui y travaillent ? Ce livre examine à la loupe le sort fait au groupe professionnel des facteurs - cette figure populaire et familière du postier - en l'éclairant à partir de l'insertion des activités postales dans les logiques financières. Il permet de comprendre les liens intimes entre la détérioration des services publics et la dégradation du travail et des métiers de celles et ceux qui les produisent. Ce voyage dans le milieu de la distribution du courrier et des colis permet d'alimenter la réflexion sur l'avenir des services publics, comme sur le sort fait à leurs travailleurs. Ce livre montre combien les enjeux de la qualité du travail et ceux de la qualité de la vie sociale sont solidaires. Des convergences entre usagers et salariés apparaissent d'autant plus nécessaires et possibles.
Le travail et son avenir sont au coeur des interrogations que suscite la crise prolongée de nos sociétés. Les auteurs soutiennent que c'est moins le travail que le salariat qui est en crise, ce mode social de mise en oeuvre du travail humain, qui le subordonne et le sépare des autres moments de la vie. C'est la forme salariée et aliénée du travail qui se révèle désormais incapable d'assurer la promotion et la reconnaissance du travail humain dans ses dynamiques contemporaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...