Boudreau Annette ; Dubois Lise ; Maurais Jacques ;
L'HARMATTAN
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EAN :9782747550598
L'écologie des langues tente d'expliquer la communication sociale dans sa globalité en faisant appel à l'éclairage de plusieurs disciplines, permettant ainsi de prendre en compte de nombreux facteurs susceptibles d'expliquer la revitalisation des langues, leur maintien, leur fragilisation ou leur disparition. En 2002, s'est tenu au Nouveau-Brunswick (Canada) un colloque international sur le thème de l'écologie des langues en hommage à William Mackey, éminent linguiste canadien, chercheur de renommée internationale qui a consacré sa carrière à étudier les situations de langues en contact. Ce colloque, organisé par le Centre de recherche en linguistique appliquée de l'Université de Moncton, a réuni une soixantaine de spécialistes d'une dizaine de pays qui ont traité du thème sous l'angle distinct de leur discipline respective. Les chercheurs dont les textes ont été retenus pour ces Actes contribuent à faire progresser la réflexion autour des questions reliées aux pratiques langagières et aux représentations linguistiques dans une perspective écolinguistique où les situations linguistiques sont abordées dans toute leur complexité.
Nombre de pages
266
Date de parution
01/11/2003
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747550598
Titre
Colloque international sur l'écologie des langues
ISBN
2747550591
Auteur
Boudreau Annette ; Dubois Lise ; Maurais Jacques ;
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20031101
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
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Dire le silence présente l'évolution des discours sur la langue en Acadie de 1867 à 1970 en analysant, d'une part, des textes parus dans les deux principaux journaux publiés en Acadie pendant cette période - Le Moniteur acadien et L'Evangéline - et, d'autre part, des entretiens menés auprès de cinq cents francophones des provinces maritimes. L'objectif est de retracer les sources de l'insécurité linguistique, très présente en Acadie, et de proposer une archéologie du silence acadien - la peur de se dire. L'ouvrage s'interroge sur les critères qui servent à délimiter les catégories "francophones, vrais francophones, non francophones - et les idéologies sociales et surtout politiques qui les sous-tendent. C'est aussi à partir de son propre parcours personnel et professionnel que l'autrice prend acte de la mémoire collective qui l'a forgée, mémoire qui se révèle à même les discours des périodes retenues. Ces discours ont façonné les manières d'agir et de penser des francophones vivant en périphérie, et contribué à l'établissement de catégories sociales liées à des phénomènes d'inclusion et d'exclusion. L'étude fait ressortir les éléments, tels que l'accent et le vocabulaire, qui permettent de définir celles et ceux qui sont considérées comme des locutrices et des locuteurs légitimes et celles et ceux qui ne le sont pas.
Vous êtes-vous déjà demandé si vous parliez le français qui convient ? Avez-vous déjà eu honte de votre manière de parler ou de la manière de parler des gens de votre communauté ? Si oui, cet ouvrage vous aidera à mieux comprendre les mécanismes qui régissent ces comportements langagiers. L'insécurité linguistique, fréquente dans la francophonie, serait issue de la façon dont la langue française s'est développée, de l'idée d'une norme unique et d'une vision unitaire et uniforme du français, qui perdure et qui est à la base d'exclusions sociales. Cet ouvrage décrit le phénomène de l'insécurité linguistique, son histoire, ses manifestations, et ses retentissements. Il porte précisément sur l'insécurité linguistique dans la francophonie et puise ses exemples dans la francophonie canadienne. Cet essai propose une analyse des principales manifestations du continuum qu'est l'insécurité linguistique, de l'hypercorrection - sa forme la plus légère - à la honte et au silence. Il explore les liens entre insécurité linguistique et diglossie, soit les rapports de domination entre groupes de personnes qui parlent des langues différentes ou entre personnes qui parlent la même langue. Enfin, il examine le rôle joué par les idéologies linguistiques et sociales dans la construction identitaire, idéologies masquées qui régissent les discours et qui agissent sur les comportements langagiers.
Dans cet essai, Annette Boudreau poursuit, en adoptant un ton intimiste, ses réflexions sur le rapport au français et aux normes linguistiques en Acadie. Au fil d'un récit au cours duquel elle déplie son parcours personnel, la chercheure réfléchit aux expériences qui l'ont incitée à s'interroger sur les attitudes des franco-minoritaires à l'égard de leur langue maternelle. Depuis sa petite-enfance au centre-ville de Moncton, en marge d'un quartier défavorisé, en passant par ses années d'études en France et son retour en Acadie, l'enseignante et sociolinguiste examine la question suivante : quel rapport peut-on entretenir avec notre langue quand la honte nous traque ...
Ecrire avec un accent rassemble des textes marquants publiés par Raoul Boudreau, l'un des premiers et des plus influents chercheurs à avoir pensé la littérature acadienne comme un champ d'études à part entière. L'ouvrage explore la place particulière de la littérature acadienne dans l'espace francophone, et s'attarde notamment aux relations complexes de l'Acadie avec le Québec et la France. A travers des figures majeures telles qu'Antonine Maillet, Herménégilde Chiasson, France Daigle et Gérald Leblanc, Boudreau examine les multiples rapports à la langue, propose une typologie fine de ses usages littéraires et retrace l'évolution des pratiques d'écriture à partir d'oeuvres incontournables de la seconde moitié du 20e siècle. Il aborde également la notion de "littérature de la résilience" , qui inscrit l'Acadie dans un contexte francophone mondial et met en lumière les solidarités qui se tissent entre les littératures franco-canadiennes. A la fois synthèse et ouvrage de référence, Ecrire avec un accent met en évidence l'apport essentiel de Boudreau à la compréhension de la littérature acadienne. Les analyses qu'il rassemble offrent des repères pour saisir les dynamiques du milieu, interpréter les oeuvres et réfléchir aux enjeux de la langue et de la création en contexte minoritaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...