
Sensibilités N° 14 : Quand vient l'aurore
Basculement de la nuit au jour, heure de la séparation des amants, des perquisitions domiciliaires, mais aussi ouverture et promesse d'avenir... Avec son caractère paradoxal, implacable et indécidable, le phénomène céleste de l'aurore est une mesure manifeste du temps sur laquelle historiens, artistes, géographes et astrophysiciens se penchent dans ce numéro de Sensibilités . Se lever tôt ou se coucher tard, les paupières lourdes ; le ciel d'encre s'éclaircit progressivement à l'est, éteignant les lampadaires ; un coq chante au loin, le muezzin entame sa prière ; une alarme retentit. L'instant devient durée. Pour l'astronome et les amants clandestins, c'est le moment de lâcher télescope et étoiles, de se quitter à regret. Ailleurs, un train entre en gare, le murmure des transactions humaines reprend ; les oiseaux, eux, s'envolent dans la luminosité, blanche d'abord puis rose safranée ; divinités mésopotamiennes et égyptiennes, grecques et andines s'y donnent rendez-vous ; peintres, photographes, musiciens, poètes (et Mona) guettent, impatients, l'horizon qui s'empourpre. Dans les derniers recoins de pénombre, couve une arrestation, un massacre, une révolte. La fin des uns est le début des autres, dans l'enchaînement d'un (re)commencement éternel auquel achoppent empires et ruines calcinées, promesses et futurs rêvés, quand vient l'aurore.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 22/01/2026 |
| Poids | 470g |
| Largeur | 214mm |
| EAN | 9782381911441 |
|---|---|
| Auteur | Dodman Thomas ; Kunth Anouche |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 214 |
| Date de parution | 20260122 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les volontaires. Roman familial de la Révolution française
Dodman ThomasGabriel Noël vient d'avoir 21 ans lorsqu'il s'engage dans les bataillons des volontaires de l'armée révolutionnaire en août 1791. C'est là que l'historien Thomas Dodman le rencontre, grâce à sa correspondance avec sa mère et sa soeur adoptives, Elisabeth Dufresne et Charlotte de Visme, sa "bonne famille" à Sommerviller en Lorraine. Elisabeth est philosophe : elle fréquente les salons de Lunéville et a élevé ses enfants avec Rousseau. Charlotte se veut "sans-culotte" et s'implique avec sa mère dans l'école du village. Gabriel, c'est un peu Emile à la guerre, soldat-citoyen pris entre ses idéaux et ses désillusions. Il restera cinq ans à l'armée avant de rentrer épouser sa soeur à Sommerviller, dont il sera le maire jusqu'à sa mort en 1850. Fruit d'une aventure de dix ans dans les archives et les greniers, ce livre raconte trois vies à la fois singulières et normales dans une France rurale traversée par les bouleversements de la Révolution, le retour à l'ordre de l'Empire, la modernité du premier XIXe siècle. L'écriture de l'historien se coule dans les pleins et les creux des sources pour dessiner trois silhouettes dans leur époque. La citoyenneté, l'école, le patriotisme, le droit des femmes : l'avènement tortueux d'une société d'égaux se glisse dans les plis de l'intime. S'élabore ainsi, sur le temps long, une histoire sensible de la Révolution française. Thomas Dodman est historien de la France moderne. Membre du comité de rédaction de la revue Sensibilités (Editions Anamosa), il enseigne à l'université de Columbia (New York). Il a coordonné Une histoire de la guerre, dirigée par Bruno Cabanes (Seuil, 2018) et publié Nostalgie, histoire d'une émotion mortelle (Seuil, 2022).EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Nostalgie. Histoire d'une émotion mortelle
Dodman Thomas ; Pateau Alexandre ; Blayac JohannaRésumé : Au début du XIXe siècle, on "avait" la nostalgie comme on avait le typhus, et on en mourait souvent. Ce livre raconte l'histoire de cette émotion mortelle, depuis le premier diagnostic posé par un étudiant en médecine de Mulhouse le 22 juin 1688 jusqu'à sa disparition à la fin de la Belle Epoque. Si la nostalgie n'est plus ce qu'elle était, encore faudrait-il savoir ce qu'elle fut : désignée comme, littéralement, "mal du pays" , brûlant désir de rentrer chez soi, la nostalgie touchait surtout les soldats, les colons, les esclaves ou les travailleurs migrants, tous expatriés à mesure que le monde s'élargissait, avec la conquête de nouveaux continents, les guerres impériales et l'expansion coloniale. Elle y fit parfois plus de morts que la violence des combats. S'appuyant autant sur l'histoire de la médecine et de la psychiatrie, que sur les témoignages des conscrits napoléoniens ou les études sur la "nostalgie africaine" des colons français en Algérie, Thomas Dodman donne une profondeur historique à ce qui est aujourd'hui un sentiment bénin inhérent à l'espèce humaine. Effectivement, la nostalgie n'est plus ce qu'elle était, et sa transformation est aussi la question de l'historien : Pourquoi cesse-t-elle d'être une maladie ? Comment cette pathologie de l'espace est-elle devenue, au tournant du XXe siècle, recherche du temps perdu ? L'enquête ouvre alors des pistes pour comprendre les inquiétudes que suscitent la modernité, le cosmopolitisme et l'émergence d'un capitalisme bientôt triomphant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,50 € -

Sensibilités N° 11 : Insensibilités
Deluermoz Quentin ; Dodman Thomas W. ; Kunth AnoucRésumé : Le partage du sensible suppose aussi un partage de l'insensible, une insensibilité dont la définition et la valorisation varient selon les moments, les individus et les sociétés. De fait, observer le social au prisme de l'insensibilité s'avère ainsi d'une stimulante et déconcertante fécondité, en temps de grande anesthésie générale. Après 10 numéros et comme pour explorer les frontières d'un concept, la revue " sensibilités " s'intéresse ici aux insensibilités. Si la revue aborde habituellement la balance des sens, l'arc des émotions et des sentiments, les jeux de la douleur et du désir ou les systèmes d'appréhension du temps et de l'espace, elle se penche cette fois sur l'absence de sensation, l'atonie, l'apathie, l'indifférence, les flat affects ou la recherche d'une froide rationalité. Et ce monde du manque se révèle, étonnamment, un monde en plein. Aussi verra-t-on dans ce numéro la manière dont l'ascèse religieuse valorise le détachement des sens, dont l'exercice de certaines professions (comme celle de bourreau ou de pompier) imposent un lent désapprentissage de l'empathie, celle dont l'avènement de la Raison en Occident a marginalisé le sensible ou encore la manière dont les crimes de masse supposent une déshumanisation de l'ennemi. La montée de l'indifférence dans des sociétés qui paraissaient pourtant avoir développé une singulière faculté à s'émouvoir à distance n'est évidemment pas occultée : qu'on songe aux solitudes accrues des âgés, au sort des SDF ou aux maux endurés ces dernières années par les migrants en Méditerranée, tout se passant comme si, à la sidération émue des premiers temps, succédait presque chaque fois un désintérêt croissant face à la banalisation de ces images de souffrance humaine.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Une histoire de la guerre. Du XIXe siècle à nos jours
Cabanes Bruno ; Dodman Thomas ; Mazurel Hervé ; TeRésumé : Voici Une histoire de la guerre, dans tous ses aspects et toutes ses dimensions, depuis l'essor des Etats-nations au début du XIXe siècle jusqu'à la quasi-disparition actuelle des affrontements interétatiques. En deux siècles et demi, l'expérience concrète de la guerre a profondément changé : fin des batailles traditionnelles, utilisation d'armes de plus en plus meurtrières, mobilisation des fronts intérieurs, y compris parfois les femmes et les enfants. A mesure que disparaissait la frontière entre combattants et non-combattants, les civils sont devenus des cibles à part entière des bombardements, blocus, massacres, génocides et épurations ethniques. Sans négliger la stratégie et les chefs de guerre, cet ouvrage explore à parts égales le front et l'arrière, les conflits et leur impact sur les sociétés et l'environnement, la mobilisation des institutions politiques et militaires, de l'économie, des affects et des croyances, ou encore les violences sur les corps et les esprits, en proposant de grandes traversées thématiques de longue durée. Réunis pour la première fois en un seul volume, les meilleurs spécialistes du phénomène guerrier - historiens, historiens de l'art, anthropologues, sociologues ou politistes de huit pays différents - offrent une synthèse sans équivalent, largement ouverte sur le monde, qui fait aussi écho aux questionnements de notre époque : enjeux humanitaires des mouvements de réfugiés, débats éthiques sur les guerres irrégulières et l'utilisation des drones, poussée du terrorisme.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,00 €
Du même éditeur
-

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort
Tévanian Pierre ; Stevens Jean-CharlesPartant de cette sentence éternelle lors de débats sur l’immigration, les auteurs dissèquent les mots et les informations pour redonner des données chiffrées et des faits sur la question et sortir ainsi des contre-vérités qu'ils condamnent. Ce court essai permet de répondre aux arguments fallacieux et préjugés masquant des réalités tragiques. Il est essentiel de le glisser entre toutes les mains.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

On ne peut plus rien dire.... Liberté d'expression : le grand détournement
Hochmann ThomasRésumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

La République du vent. Essai sur le drapeau et le dévoilement politique
Le Gall Laurent ; Lagadec Philippe ; Durand SébastPour vous, qu'est-ce qu'un drapeau ? " : c'est la question au départ de ce livre. Des histoires du tricolore et des drapeaux, il y en a beaucoup. Des travaux qui portent sur le sens qu'on lui/leur donne, il n'y en a quasiment pas. Objet banal le drapeau ? Surface de projection(s) avant tout qui raconte nos attachements individuels au fait d'appartenir à une/des communauté(s). " Pour vous, qu'est-ce qu'un drapeau ? " : c'est la question au départ de ce livre. Le mot n'a rien d'anodin et charrie avec lui ceux d'Etat-nation, de stade, d'extrême droite... Par-delà la convocation d'un symbole de la République française, le drapeau fait en effet partie de nos vies. Reflet de nos socialisations et de nos attachements individuels, il raconte ce qui fait que nous nous sentons appartenir à une ou à plusieurs communautés (de la famille au club sportif en passant par la " nation "). Convoquant des références cinématographiques et littéraires, mais aussi des bribes puisées dans l'actualité (Ukraine, Palestine, Etats-Unis...), ce " plaidoyer " interdisciplinaire en faveur d'une meilleure compréhension des objets politiques est le fruit d'une longue enquête ethnographique menée à Brest (ce pourrait être partout en France) depuis 2015. Fourmillant et incarné par les paroles des témoins, cet essai enlevé, en une époque où le récit national est mis aux enchères de celui qui le " tricolorisera " toujours plus, est d'abord une occasion de s'interroger sur ce que sont la nation et la République dans un monde aux contours si instables.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Edition
Olivié FrantzAprès Journalisme notamment, Le mot est faible s'empare d'une autre pratique : Edition. Un mot plastique, qui évoque une technique, mais aussi un monde, celui du livre, avec ses pratiques, ses usages et ses acteurs. Un mot/monde et ses maux, en particulier la surproduction et le conformisme, dans lequel il reste possible d'aménager une certaine liberté et d'opérer des choix. Surproduction, concentration éditoriale, crise de la lecture... Autant de sujets que l'on voit désormais régulièrement traités, de manière plus ou moins juste, dans certains médias au moment des rentrées littéraires ou des grands festivals du livre. Le livre fascine en France, encore et toujours (les ouvrages de personnalités politiques, qu'ils suscitent des ventes ou pas, montrent d'ailleurs que l'objet livre continue de représenter un enjeu, de vernis de noblesse a minima), mais " son monde ", l'édition, reste sans doute encore mystérieuse dans ce qu'elle recouvre pour nombre de nos concitoyennes. Dans cet ouvrage confié à Frantz Olivié, éditeur lui-même, il s'agit dès lors de confronter cette puissance de fascination du livre au réel, au trivial d'une activité sans doute pas comme les autres du fait de la nature de l'objet qu'elle s'emploie à façonner. L'édition est entendue ici comme un ensemble de pratiques qui consistent à faire advenir un livre et à le vendre, en identifiant aussi les tendances à l'oeuvre aujourd'hui, en particulier la surproduction et le conformisme, symboles/symptômes d'une mécanique productiviste qui s'emballe. Entrant de manière critique dans le plus concret des pratiques et des différents maillons de la chaîne du livre (édition, diffusion, librairie), Frantz Olivié livre aussi de belles pages sur ce qui le meut encore : persister, dans cette atmosphère saturée et malgré les écrans, à vouloir et aimer faire des livres.EN STOCKCOMMANDER9,00 €
