Le titre de cet ouvrage peut surprendre, même le lecteur juriste. Un tel constat est d'autant plus justifié que les index alphabétiques de la plupart des ouvrages de droit civil ne comportent même pas le mot de "conversion" ! Il est encore plus surprenant de constater que la référence au terme de "conversion" est rarement faite, même par les décisions qui s'en inspirent. Les juges préfèrent souvent abriter cette notion sous le voile de l'interprétation ou de la requalification. Le présent ouvrage voudrait contribuer à combler cette lacune pour faire de la conversion une notion connue et reconnue. Pour y parvenir, l'auteur propose une analyse renouvelée de cette institution aussi bien dans son acception que dans sa mise en oeuvre. L'évolution préconisée commande d'abord de redéfinir la notion même de conversion. Historiquement définie comme l'opération qui consiste à tirer d'un acte nul un acte nouveau valable, la conversion ne peut être aujourd'hui comprise comme telle. L'analyse du droit positif révèle que le concept classique de la conversion peut s'élargir aux actes originairement valables, mais qui ne peuvent déployer d'effets pour une cause postérieure à leur formation, notamment la caducité et l'inexécution. L'essor de la conversion invite aussi à s'engager sur le chemin de la rénovation de son régime, dans le sens de l'accroissement des pouvoirs du juge en la matière. La modernisation du régime de la conversion est non seulement souhaitable, mais encore réalisable grâce à une relecture des principes directeurs du droit des contrats et de la procédure civile. La conversion constitue au regard de cette nouvelle analyse et par rapport à son ascendante allemande, une notion élargie et modernisée. Cette conversion de la conversion permettra de la rendre plus effective et de lui faire jouer un rôle plus conséquent dans l'avenir.
Nombre de pages
510
Date de parution
27/08/2018
Poids
806g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343150314
Titre
La conversion des actes juridiques
Auteur
Bouaziz Hafedh ; Gout Olivier ; Jerbi Sami
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
806
Date de parution
20180827
Nombre de pages
510,00 €
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Le grand public connaît "Hallelujah" , "Suzanne" et quelques autres chansons. Mais l'oeuvre de Leonard Cohen est bien plus vaste et variée. Poète, romancier, chanteur, mystique, homme à femmes, Juif, bouddhiste, Canadien, citoyen du monde... qui était exactement cet artiste, qui nous a quittés en novembre 2016 ? Ce livre revient sur son parcours atypique en dix temps forts - de la publication de son premier recueil de poèmes en 1956 à sa dernière tournée et à son superbe album posthume -, prétextes à dévoiler dix facettes de sa personnalité et de son oeuvre. "Ni hagiographie, ni étude musicologique, ni enquête à charge... Mais un livre de profonde admiration" , écrit Pascal Bouaziz, qui nous offre en conclusion de l'ouvrage une interview imaginaire avec le poète-chanteur.
Pour meubler son trajet de métro quotidien, Pascal Bouaziz s'offre un jour un recueil de haïkus, Natsume Sôseki, Kenshin Sumitaku, Kobayashi Issa, Masaoka Chiki : il n'en reviendra pas. Passages, le livre témoin de cette période, en porte la trace marquante. Inspiré par leur liberté, l'auteur en propose sa version : humour noir, débris de souvenir, petite morale désespérée. Au fil d'une centaine de formes brèves, un couple se brise, une histoire prend fin et la lumière disparaît avant de renaître timidement au contact d'une nouvelle rencontre et une année s'écoule, en trois "passages" . Comment écrire un haïku, un tanka en français aujourd'hui ? Ces vieilles formes ont déjà été bousculées et réinventées au XXe siècle par toute une génération de poètes qui, s'éloignant des codes contraignants, n'ont voulu en garder que l'esprit, la vitesse, la force, la fulgurance et c'est dans cette lignée que s'inscrit le recueil incisif de Pascal Bouaziz.
Pascal Bouaziz est né en 1972, en banlieue parisienne. Entre 1995 et 2021, pour le groupe Mandelson, d'abord, puis pour le duo Bruit Noir, il a écrit les chansons les plus aventureuses et inventives de son époque. Méconnu du grand public, mais unanimement salué par la critique, cité par ses pairs - écrivains reconnus ou autres chanteurs à succès -, il est un des paroliers les plus influents de ces dernières années. Maître d'un certain parlé-chanté, il développe en chanson une poésie directe, parfois brutale, toujours personnelle, totalement accessible. Chansons-fleuves - cinquante-quatre minutes au compteur pour "Les Heures" -, ou chansons pop, tubes secrets, ce recueil regroupe l'intégrale des textes écrits pour le groupe Mendelson, dont sort en 2021 Le dernier album, testament d'une aventure hors norme en chansons.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...