Sur la trace des Indiens. Normands et cannibales au XVIe siècle
Bottineau-Fuchs Yves
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782343177168
Les "tupinambas", dits aussi "tupis", ne suscitèrent pas seulement les méditations de Montaigne ou de Voltaire, les considérations diverses sur les rapports entre "sauvages" et "civilisés", ni plus récemment des apports ethnologiques sur l'anthropophagie rituelle. L'historien tout comme l'amateur d'art se sont parfois étonnés de rencontrer dans la sculpture décorative savante de la Renaissance d'étranges masques à plumes, difficiles à apercevoir, tapis qu'ils sont dans l'exubérance de décors qui mêlent grotesques d'inspiration italienne aux feuillages et monstres médiévaux. Ainsi y a-t-il par exemple lieu de se demander ce que viennent faire des "masques à plumes" aux riches tombeaux des cardinaux d'Amboise à la cathédrale de Rouen. S'agit-il vraiment de références "sauvages" en un tel édifice et en un tel lieu ? Le regard contemporain ne serait-il pas plutôt victime d'une illusion qui lui ferait prendre une fantaisie artistique pour un témoignage des pays lointains ? Pour trancher sérieusement ces questions, il a fallu croiser plusieurs pistes : suivre la piste des récits de voyage, celle des travaux d'historiens du commerce normand des XVe et XVIe siècles, celle de l'histoire en général. Ce sont surtout les investigations comparatives de l'historien d'art qui aboutirent à une récolte inespérée de traces "indiennes" encore jamais étudiées pour ce qui touche au domaine populaire en Normandie. C'est à découvrir ces chemins croisés sur la piste des "Tapis" que le lecteur est convié.
Nombre de pages
148
Date de parution
19/07/2019
Poids
266g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343177168
Titre
Sur la trace des Indiens. Normands et cannibales au XVIe siècle
Auteur
Bottineau-Fuchs Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
266
Date de parution
20190719
Nombre de pages
148,00 €
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La France connut au XVe siècle une production picturale fondamentale participant pleinement du grand mouvement européen avec des maîtres qui ont pour nom : Jean Fouquet, Barthélemy d'Eyck, Enguerrand Quarton, Nicolas Froment, Jean Bourdichon, Le Maître des Moulins, Malouel... et dont les ?uvres proposèrent une synthèse originale entre les peintures flamande et italienne. Alors que les Flamands s'attachaient à la minutie du détail réaliste et que les Italiens révélaient les virtualités de la perspective, ceux que l'on appelle communément les " primitifs français " explorèrent une voie médiane, très novatrice sur le plan de la lumière, en suggérant la profondeur par le jeu du dégradé des couleurs. Si plusieurs pôles se dégagèrent alors, en Provence, en Lyonnais, ou à Paris, c'est que les artistes étaient itinérants, liés qu'ils étaient aux commanditaires, tant princiers qu'ecclésiastiques. De ces mouvements qui ne se limitaient pas aux frontières du royaume, devait naître une production profondément originale, dont cet ouvrage présente une première synthèse vivante et éclairante.
L'abbaye cistercienne Notre-Dame d'Aiguebelle, située entre Montélimar et Grignan, a subi de nombreux aménagements et reconstructions au fil des siècles. Contrairement à ses célèbres soeurs provençales, Sénanque, Silvacane ou Le Thoronet, l'abbaye d'Aiguebelle n'a jamais cessé d'abriter une communauté ? à l'exception de la période révolutionnaire. Conçue au XIIe siècle pour une communauté réduite, elle a accueilli près de 240 moines au XIXe siècle. Fait marquant, les nouveaux bâtiments furent réalisés en conservant l'enveloppe et le plan masse d'une abbaye cistercienne type. Cet ouvrage retrace l'histoire de l'abbaye, depuis sa création en 1137 jusqu'à l'époque actuelle : la période de fondation, les liens avec les puissances temporelles et les autres abbayes de la région, la réforme de l'ordre cistercien, la tourmente de la Révolution, l'expulsion et le retour des moines qui à leur tour fondèrent d'autres abbayes (dont l'abbaye de Tibhirine, en Algérie). A partir d'une étude archéologique menée sur plusieurs années, Yves Bottineau Fuchs explore les fondements et l'évolution de l'architecture d'Aiguebelle. Il souligne les interventions menées par les moines au cours des temps, dans la tradition des moines bâtisseurs, et propose une réflexion sur le style cistercien et sa réinvention à travers les âges. Une invitation à suivre une abbaye sur près de dix siècles d'existence.
L'architecte édifie le monde habitable des hommes, et occupe par là un rang majeur. Mais le peintre, qui a parfois précédé le constructeur en inventant idéaux et modèles, a nourri l'imaginaire architectural. La complexité des relations qui ont lié entre eux l'"équerre" et le "pinceau" conduisent à revisiter toute l'histoire de l'architecture, de l'art pictural et des idées.
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