Voyage du Nautiscaphe et de sa cheminée dans la fosse des Nouvelles-Hébrides
Bottarelli Alice ; Cadoret Stéphanie ; Rytz Marilo
PRESSES INVERSE
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EAN :9782940718443
Une fable fantastique, engagée et subtilement féministe, sur la nature, et l'avenir de l'humanité. Un beau livre illustré pour s'évader et réfléchir ? ! 1868. Des scientifiques, des exploratrices et des aventuriers embarquent dans un sous-marin épique aux allures steam-punk pour une folle expédition au coeur du Pacifique. Jamie, Margareth et Magnus, trois membres de cet équipage hétéroclite s'apprêtent ainsi à découvrir les secrets insoupçonnés des abysses de l'océan. écrit entre 2020 et 2024 par trois jeunes autrices franco-suisses et enrichi des dessins de l'une d'entre elles, le Voyage du Nautiscaphe est non seulement un hommage aux grands récits d'aventures, mais surtout une fable fantastique, engagée et subtilement féministe, sur la nature, l'écologie et l'avenir de l'humanité. Au rythme des mots et des couleurs de la mer, on plonge dans l'imaginaire uchronique de ces trois autrices polymorphes, Alice Bottarelli (Prix Gorges Nicoles 2022), Stéphanie Cadoret (Dr. en histoire du cinéma et réalisatrice de films d'animation) et Marilou Rytz (Prix du jeune écrivain de langue française en 2021). Présentation du roman 1868. Une équipe de scientifiques, d'exploratrices et d'aventuriers entreprennent une expédition folle au coeur du Pacifique. A bord d'un sous-marin fantastique, un peu steam-punk, à la cheminée gigantesque, cet équipage hétéroclite s'apprête à découvrir des secrets insoupçonnés dans les abysses. Un voyage coloré par les notes et dessins du zoologue sur la faune et la flore, par les émerveillements d'une jeune fille échappant à sa condition de lady pour vivre la folie du grand large, par les extases de la mécano face aux beautés techniques du sous-marin et de sa cheminée... Le tout façonne une parodie joyeuse et admirative des récits à la Jules Verne - dont nous rendons hommage au fameux éditeur, Pierre-Jules Hetzel. Cette plongée dans la fosse des Nouvelles-Hébrides à bord du Nautiscaphe est d'abord le fruit d'une écriture collective, une mise en commun d'imaginaires. Une soirée de jeu de rôle a servi d'invitation à l'écriture et a donné un premier souffle à l'intrigue et aux différents personnages. De cette base résolument ludique et pop, il a fallu extraire et conserver les idées les plus folles, et leur donner forme. Vient alors une seconde phase d'écriture structurée par des intentions littéraires concrètes. Les autrices rejouent, à destination d'un public adulte, le plaisir des premières lectures d'aventures, auxquelles se mêlent les frissons du surnaturel. Le ton évoque plusieurs styles du XIXe siècle (récits de voyage, littérature fantastique, romans populaires et grandes sagas romanesques) ainsi que les codes académiques (notes de bas de pages qui éclairent ou brouillent le texte, commentaires réflexifs qui se répondent et s'entrechoquent). La dimension humoristique et badine se veut une retranscription de l'aventure vécue par les participantes et participants, mais surtout un témoignage de l'amour de la langue et des histoires. Alice Bottarelli, Stéphanie Cadoret et Marilou Rytz ont bénéficié à l'été 2023 d'une résidence littéraire à la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, où elles ont mis au point le manuscrit définitif du Voyage du Nautiscaphe. Voyager dans les profondeurs du Pacifique à bord du Nautiscaphe, un projet littéraire au long cours porté par plusieurs voix. @ Fondation Jan Michalski
«...avant même que le pèlerin n'eût fait un pas de plus en direction de l'enfant, boeufs, chevaux, charrue, or, mère, pilleur et coffres, se heurtant de plein fouet dans un fracas de tous les diables s'embrochèrent, s'encastrèrent, s'embourbèrent et glissèrent sur la grande route...», et Rodogune se retrouva orphelin.À la frontière du conte et du songe, Alice Bottarelli nous entraîne dans un haut Moyen-âge de légendes. Recueilli par saint Imier, avant que ce dernier ne soit saint, le petit Rodogune mène une vie paisible jusqu'au jour où la fière Ombeline le surprend évanoui dans les bois... Un récit composé avec brio dans un langage touffu, à l'image d'une horror vacui toute médiévale.
J'ai inspiré un grand coup, prêt au pire. Derrière les arbres roussis par l'automne, j'allais découvrir un décor désertique, asséché, calciné. Les humains restants seraient des survivants errant sur une terre noire... Mes craintes ont vite été remplacées par la surprise. Une surprise totale." Pendant les Troubles, Henri s'était réfugié dans un bunker des Alpes suisses avec sa femme enceinte. En 2075, le voilà contraint de sortir, pour explorer un monde qu'il croit dévasté. Pourtant, entre béton et forêts, la vie a repris le dessus. À la fois roman d'anticipation et aventure métaphysique, Donutopia propose un cocktail jouissif et émouvant.
À l'aube de la quarantaine, Anne Cuneo, alors maman d'une petite fille de neuf ans, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui pourrait lui être fatale. Elle-même a perdu son père alors qu'elle n'était qu'une enfant, et a toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu ; elle décide donc de raconter sa jeunesse et de retracer son cheminement intérieur afin que sa fille, si un jour elle en éprouve le besoin, puisse comprendre cette mère qui risque de s'en aller trop tôt. Remontant aux sources de son éveil à la conscience, l'auteure évoque sa vie en Lombardie dans une famille de la bourgeoisie italienne, puis sa condition d'immigrée en Suisse, revenant sur un parcours marqué par les brimades de la discrimination mais aussi par la conquête de l'émancipation. Anne Cuneo (1936-2015), née à Paris de parents italiens, a passé son enfance en Lombardie d'où elle a émigré en Suisse avec sa mère et son frère. Après des études de lettres à Lausanne, Londres et Florence, elle travaille comme journaliste et traductrice. Elle a écrit plusieurs récits autobiographiques, des romans historiques et policiers, des études sur le cinéma et le théâtre, ainsi qu'une quinzaine de pièces. Lauréate du Prix Schiller en 1979 pour l'ensemble de son oeuvre, Anne Cuneo compte parmi les écrivains les plus populaires de Suisse romande.
Exilé sur les rives suisses du lac Léman, Louis XVI, devenu le simple citoyen Louis Capet, coule des jours? ennuyés à Saint-Saphorien (sic), village de vignerons et de pêcheurs à l'esprit souvent épais, amateurs de vin blanc et de kirsch. La cohabitation est difficile et le fragile équilibre menace de se rompre lorsque l'aile de Bonaparte survole la région. Jean-Luc Benoziglio se fait au passage le plaisir d'opposer le français de la cour au parler suisse, dans des pages infiniment habiles n'excluant pas les jeux de mots ni les plaisanteries moins? élégantes. Publié en 2005 aux Éditions du Seuil, nourri de faits réels, ce roman à la syntaxe vertigineuse revisite avec humour et dérision l'histoire de France, et au-delà du destin royal, se penche sur la figure universelle de l'exilé. Louis Capet, suite et fin a reçu le Prix Michel Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. Il est accompagné dans cette présente édition d'une préface inédite d'Alice Bottarelli, auteure, éditrice et chercheuse en littérature.
Une petite oeuvre étincelante d'humour, où Heine revêt l'identité d'un jeune hobereau polonais pour tailler en pièces les conventions morales et religieuses, le règne de l'argent-roi... et le genre même des « mémoires », qu'il clôt ici sur une pirouette au beau milieu du Livre Premier. Parus en 1833, et aussitôt interdits en Prusse, les Mémoires de Monsieur de Schnabeléwopski nous montrent un Heine au sommet de sa verve. Le simple nom du narrateur ? un patronyme germanique flanqué d'un suffixe polonais ? nous plonge déjà dans la parodie. Entre sa Pologne natale et la Faculté de théologie de Leyde où on l'envoie étudier, ce bon-à-rien multiplie les aventures burlesques ou sensuelles, égratigne au passage les banquiers de Hambourg, que l'auteur connaît bien, tout en faisant la part belle à l'onirisme et aux mythologies populaires : ainsi la légende du Vaisseau fantôme, qui peu après inspirera Wagner. L'oeuvre est traduite dès 1834, mais dans une version incomplète et adaptée au « goût français ». La traduc-tion d'A. Coeuroy (1925), plus fidèle et reprise dans la plupart des éditions ultérieures, laisse pourtant certaines pages de côté. Celle-ci reprend le texte intégral.
Une "âhistoire gothiqueâ" â? C'est ainsi qu'Horace Walpole définit son Château d'Otrante, un conte où se côtoient un spectre, un casque géant, une épée monstrueuse, une statue qui saigne, un moine, des princesses et un tyran retranché dans son château fort. Esthète et lord anglais, Horace Walpole (1717-1797), compose ainsi le premier roman gothique de la littérature occidentale. Le Château d'Otrante, avec son tragique exacerbé qui laisse place à un grotesque volontairement démesuré, pose les jalons des récits fantastiques et des romans noirs des siècles à venir. Cette réédition de la première traduction française du Château d'Otrante (1767) est préfacée par Alain Cobellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, et auteur, aux Presses Inverses, de la Petite histoire de la littérature médiévale à la manière de Pierre Desproges.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.