Au sommaire : B. Botiveau et É. Conte, "Introduction" ; R. Heacock, "Saisir l'initiative, retrouver sa voix. L'intifâda d'al-Aqsa ou la révolte des marginalisés" ; C. Pirinoli, "Effacer la Palestine pour construire Israël. Transformation du paysage et enracinement des identités nationales" ; A. Signoles, "Gestion des espaces et contrôle politique. Israël au coeur du processus décisionnel local (1998 - 2000)" ; C. Barrat, "Le mur. Analyse d'une décision de la Cour internationale de justice" ; É. Conte, "L'autre mur. Mariages bannis et citoyennetés fragmentées en Israël-Palestine" ; N. Shehada, "Les paradoxes du mariage précoce à Gaza" ; E. Meier, "Alliances et exclusions au Liban. Les mariages libano-palestiniens" ; M. al-Malki, "Surmonter l'intifâda d'al-Aqsa. Entraide sociale et clientélisme en Palestine" ; M. Maalouf-Monneau, "Pouvoir local et droit à la résidence : l'exemple de la Maison de l'Orient à Jérusalem" ; C. Abu-Sada, "Urgence et développement. L'action des ONG pendant la seconde intifâda" ; V. Romani, "Quelques réflexions à propos des processus coercitifs dans les Territoires occupés" ; B. Botiveau, "Des accords d'Oslo à la seconde intifâda. L'espace public palestinien en question".
Ce livre examine les enjeux d'une proclamation de l'Etat palestinien sur un territoire discontinu où tente de survivre une population soumise à des statuts juridiques contradictoires. Il retrace les étapes d'un Etat imaginé dans l'exil et analyse la dynamique politique produite par l'installation, à l'été 1994, d'une Autorité palestinienne dont les réalisations ne doivent pas occulter la difficulté de constituer un espace public. Une question reste en débat : l'Etat palestinien, condition de l'affirmation d'une identité nationale, n'est-il pas le préalable d'une formule binationale à inventer pour que soient respectés les droits de toutes les populations amenées à coexister à l'intérieur des frontières définies par le droit international ...
Botiveau Bernard ; Salcedo Fidalgo Hernando ; Sign
La convergence d'études sur les liens et les ressemblances entre le monde arabe et l'Amérique latine au travers des migrations des "turcos" de l'empire ottoman dont certains deviennent présidents comme en Argentine, les diasporas palestiniennes, les échanges pétroliers, certaines convergences politiques autoritaires ou un regain d'identité des origines.- Des études internationales inédites venant de contributeurs américains, arabes et français de permier niveau - Une analyse orginale des phénomènes géopolitiques de rapprochement des Suds dans la mondialisation - Le parrainage des meilleurs centres de recherche sur monde arabe en France: IREMAM (Institut de recherches et d'études sur le Monde arabe et musulman) et Sciences Po Aix
Jérusalem est une ville-frontière, ou ville disputée, car elle est revendiquée comme capitale à la fois par les Palestiniens et par les Israéliens. Les Palestiniens tentent d'entretenir une action de résistance dans sa partie Est, occupée par Israël depuis 1967. Les années 1990 y ont vu se développer, pour la première fois, une municipalité palestinienne officieuse. Cette institution porte un nom: la Maison de l'Orient. Elle est dirigée par un homme politique palestinien: Fayçal Husseini. Si la ville de Jérusalem a fait l'objet de plusieurs écrits, ces derniers favorisent dans leur ensemble l'approche historique ou géopolitique. L'action menée sur le terrain a peu retenu l'attention. Ce livre apporte une analyse inédite qui cherche à dépasser l'hypothèse déterministe voyant la population palestinienne quasi exclusivement comme une victime de l'occupation. Elle démontre que les Palestiniens participent au processus de transformation de Jérusalem-Est. Au-delà de l'image d'une société décomposée, véhiculée par l'actualité politique, cet ouvrage révèle une société dynamique qui a su s'autogérer sous l'impulsion de son leader Fayçal Husseini, malgré son statut de dominée. Biographie de l'auteur May Maalouf Monneau est docteur en science politique, associée au laboratoire SEDET équipe du GREMAMO (Groupe de Recherche sur le Maghreb et le Moyen-Orient) à l'Université Paris 7. Elle a rédigé plusieurs articles de recherche sur le conflit israélo-palestinien.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.