Sans queue ni tête. Un monde actuel en perte de sens ?
Botet Pradeilles Georges ; Diet Anne-Lise
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343083513
Nous sommes peu nombreux sur cette rive de l'étrange position humaine dans ses incertitudes actuelles. Chacun se voue aujourd'hui aux exhibitions publiques immodestes en tenant secrètes ses souffrances intimes. La pratique compulsive des rites individualistes de savoir et de réussite confronte à terme à l'horreur nue d'être seulement soi. Face aux interdits de faiblesse qu'on nous inflige et aux censures de l'intime qui jugulent l'individu d'aujourd'hui, la posture psychanalytique fait ici référence et parabole d'une liberté encore à découvrir. Ce "Sans queue ni tête" subvertit le propos savant, procédural ou technologique devenu totalitaire. Jadis, le "Sans Dieu ni maître" anarchiste subvertissait le propos religieux ou politique. Il n'y a là aucune thèse démonstrative. Chacun peut se repérer par rapport aux mythes de l'expansion, aux promesses sociales et à l'illusion du tout possible pour tous insoutenable. Au-dessus du désordre, une oligarchie de privilégiés confisque le meilleur des biens. L'indépendance d'esprit et la nécessité de l'altérité sont ici les thèmes majeurs. La référence à Paul Valéry, dont il faudrait relire les Regards sur le monde actuel dans leur dimension visionnaire et libertaire, s'inscrit en filigrane. C'est un ouvrage qui peut être lu dans le désordre. Il n'offre ni origine ni conclusion, si ce n'est la nécessité constante de se donner le langage suffisant pour partager ses impressions, ses ressentis et définir sa position.
Nombre de pages
281
Date de parution
09/02/2016
Poids
425g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343083513
Titre
Sans queue ni tête. Un monde actuel en perte de sens ?
Auteur
Botet Pradeilles Georges ; Diet Anne-Lise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
425
Date de parution
20160209
Nombre de pages
281,00 €
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Nous communiquons, souvent follement, par la plainte, la justification, la démonstration, la provocation et la séduction (avoir raison ! ). Nous adhérons sans réflexion à ce qui nous plait dans les propos, les objets, tout ce qui nous attire et nous devient plus-value affichable. La gratification fugace masque les peurs ancestrales, l'héritage des redoutables secrets de famille et le sentiment commun de culpabilité et d'impuissance face à l'étrangeté du monde. Face à l'angoisse de nos limites et de notre finitude il faut cristalliser notre pensée entre espoir et menace sur nos " objets " phobiques ou fétiches. Comme les primitifs qui nous précédèrent, il nous faut alors sacraliser un espace totémique idéalisé et rituel borné de tabous protecteurs. Mais voici la psychanalyse autorisant les jeux du rêve. L'imaginaire peut errer, tracer et énoncer à sa guise combinant à l'infini les idées, les signes et les mots jusqu'à échapper aux normes et aux emprises.Voici naître l'esthétique, l'humour, l'élégance et même le panache. Le mythe infantile de chacun prend sens, s'énonce, peut s'écrire et chasse les vieux fantômes des héritages bornés. Les défenses répétitives s'effacent dans cette liberté d'énonciation comme dans les retraites spirituelles, les voyages aventureux et les longues incarcérations politiques... L'aliénation aux idéalismes sociaux et les hypothèques intimes se dissipent. La liberté de dire, l'audace de faire et même la tolérance à l'étrangeté d'autrui, nous font surprise. On n'en devient pas moins fou ou souffrant, mais moins sot et moins anxieux de la confrontation à une réalité rarement complaisante. Le peintre Dali et le psychanalyste Lacan nous suggèrent cette libération de l'emprise, toujours perverse, des systèmes quels qu'ils soient. L'assujettissement aux pouvoirs quotidiens, domestiques ou sociaux devient alors plus léger.
Angoisse, doute, amour, illusions et vie sociale, telle est la toile de fond de notre pensée. La névrose est cette incertitude insidieuse gâtant le " tout possible " idéal. Chacun de nous ne cesse de se penser dans la perte, dans la solitude morale. L'étrangeté parallèle des désirs humains singuliers se partage fort peu dans les déclinaisons imaginaires de nos aventures, de nos amours, de nos passions, de nos jalousies et de nos haines. Sait-on vraiment éviter les guerres, les souffrances que l'on s'inflige mutuellement et l'irrémédiable des divorces ? Nous entrons ici dans le registre ambivalent des pensées " névrotiques " plus ou moins secrètes, incommunicables, " décortiquées " pour nous aider à "positiver". Si notre propre langage intérieur induit souvent l'angoisse, ne plus se sentir seul, savoir que les autres aussi sont confrontés aux mêmes problèmes ne peut être que vivifiant. Faut-il vraiment vouloir guérir de cela ? Cette souffrance et cette quête en soi poussent à la découverte des mots qui nous feront sens et simultanément signe à l'autre. L'inventivité de l'énonciation pousse à mieux dire et à mieux partager l'intime porteur d'émotion. Elle combat les symptômes paralysants. Une indépendance d'esprit plus lucide ouvre davantage à la sérénité et à l'altérité. Georges Botet-Pradeilles, dans un décryptage psychanalytique aux marges de l'inconscient, et Marcienne Martin, par un repérage sémantique faisant cadre, nous livrent une Apologie de la névrose qui, par son langage clair et teinté d'humour, rend accessible à tous un domaine jusque-là tabou. Chacun pourra se reconnaître dans cette analyse fine et constructive. Un ouvrage fortifiant, à lire absolument...
L'auteur nous offre ici un champ de réflexion sur un monde actuel aux violences sournoises, là où devraient régner la sécurité et l'équité d'une civilisation se voulant humaniste et démocrate. Le désir et le profit ont perdu, avec la communication et les nouvelles technologies, les limites que fixaient les moyens infiniment plus réduits des époques antérieures.
Botet Pradeilles Georges ; Haim Lucas du Châtelier
Le marketing crée l'illusion d'un meilleur des mondes. La consommation est devenue croyance populaire. Mais une élite de plus en plus restreinte cumule et affiche une richesse démesurée. Dans cette expansion inégalitaire, chacun adhère jalousement au crédo du profit, de l'égoïsme et des privilèges. Cette folie nouvelle s'appuie sur les pouvoirs coercitifs conjugués de la technologie et du management. Mais la marge d'adaptabilité de l'humain évolue bien moins que le totalitarisme technocratique. On assiste à un nouvel avertissement voué à la flexibilité, à la mobilité et à l'adaptabilité.