Bioéthique dans les pays du Sud. Récits de médecins africains
Botbol-Baum Mylène
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296004191
Comment est perçu le Sida par les médecins et les patients africains? Quelle politique de soins proposer dans une situation de rareté de médicaments? Comment penser une bioéthique à partir de cette expérience même? Cet ouvrage, basé sur les récits de dilemmes éthiques vécus en contexte, a pour objet de repenser les conditions locales de la prévention, trop souvent ignorées par les régulations internationales. Les récits et réflexions de médecins d'Afrique francophone présentent un quotidien de dilemmes liés non seulement à la rareté des médicaments mais aussi à la représentation de leurs effets sociaux. Leur confrontation met en scène l'inadéquation des politiques de prévention, diffusées par les organismes régulant la recherche. Ils nous invitent à repenser, à travers la parole donnée aux acteurs de terrain une régulation éthique de la recherche plus adaptée à leur vécu. L'alternative proposée est basée sur l'idée de capabilité, que nous devons à Amartya Sen. Ce scénario vise à développer un modèle d'éthique globale qui conditionne la légitimité de la recherche dans les pays en voie de développement à l'accès aux soins pour les populations locales.
Nombre de pages
284
Date de parution
15/03/2006
Poids
388g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296004191
Titre
Bioéthique dans les pays du Sud. Récits de médecins africains
ISBN
2296004199
Auteur
Botbol-Baum Mylène
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
388
Date de parution
20060315
Nombre de pages
284,00 €
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Quels sont les enjeux éthiques entre les sciences du vivant, l'impact éthique de la recherche sur embryons, et les représentations sociales construites à partir de conflits de convictions ou de représentations narratives sur l'origine de la vie ... Quelle place ont prise les femmes dans ce débat ? Comment la délocalisation de l'embryon, de l'utérus à la cité, met-elle en jeu la hiérarchie des sexes dans la fabrication d'enfants, et quel sera, dès lors, l'avenir de la naissance ... Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répondent les deux auteurs.
De nos jours, les sociétés mandatent fortement la médecine, par des législations variées ? sédation, euthanasie, aide médicale à mourir ?, pour construire la fin de vie d'autrui à sa demande. L'éthique se trouve de plus en plus sollicitée dans les pratiques soignantes. Mais quelle éthique ? Une accumulation de principes ? Une éthique réduite à la seule normativité juridique, à un protocole ? S'efforçant de réfléchir à quoi se trouvent aujourd'hui confrontés les professionnels s'ils deviennent, dans les faits, les "gardiens" du sens de l'existence de celui, celle qui n'en peut plus, peut-on se contenter de la seule raison pour déployer la signification d'une action ? S'il importe de rendre compte en raison des motifs d'une décision, d'un acte, ces derniers s'inscrivent aussi dans un registre plus large, celui de la spiritualité. C'est la voie qu'explore cet ouvrage : comment faire habiter ensemble l'éthique et la spiritualité pour penser la demande et les modalités de réponse à la construction contemporaine du mourir ...
Dans cet ouvrage, Elie Botbol dresse un constat saisissant : le judaïsme, qui a traversé plus de trois millénaires d'histoire, décline. Le peuple juif qui en a été le dépositaire historique diminue de 60000 âmes chaque année. Sa capacité d'adapter son éthique de vie à la modernité est mise à rude épreuve. En témoigne le grand nombre de juifs laïques ou agnostiques. Quel avenir réservent donc les juifs au judaïsme ? Une "synagogue vide" ? Un judaïsme sans Dieu. L'auteur propose une autre voie.
Botbol Michel ; Garret-Gloanec Nicole ; Besse Anto
Au centre des préoccupations scientifiques et sociales, l'empathie interroge la capacité à reconnaître le semblable au-delà du différent. Définie comme la capacité de se mettre à la place de l'autre, cette notion suscite un intérêt renouvelé, au carrefour de la philosophie, des neurosciences, de la psychologie cognitive et de la psychanalyse. Ce que l'empathie incarne, c'est l'ambiguïté même de la notion d'esprit... Le colloque de Cerisy a donné à des intervenants prestigieux la possibilité de prendre le temps d'y réfléchir en s'appuyant sur ce que pouvait apporter la diversité des modèles théoriques de ces différentes disciplines à ce concept source de polémique. La découverte récente des neurones miroirs et les nombreuses recherches qui lui ont succédé en neurosciences ont ouvert une nouvelle voie dans l'explication du "fossé de la transmission" entre soi et autrui. L'empathie offrirait-elle une piste pour comprendre la complexité de l'humain à partir de l'exploitation cognitive et psychique de la mécanique cérébrale ?
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...