Ce numéro 12 des Cahiers internationaux de sociolinguistique se consacre à la sociolinguistique "mauricianiste" (traitant de l'île Maurice). Ce volume est une fenêtre ouverte sur une situation sociolinguistique riche, diverse, intensément plurilingue, interculturelle (inter-ethnique, pluriculturelle, pluricultuelle...), marquée par deux colonisations successives, la créolisation, l'esclavage, l'engagisme, des formes d'industrialisation récentes, etc. Les conséquences de ce passé encore proche dans cette jeune société sont encore sensibles de nos jours dans la composition de la matrice sociolinguistique de la société mauricienne, comportant des langues de communication, et / ou plutôt identitaires, dans des dynamiques rapides, fluctuantes, parfois contradictoires. On ne peut faire un panorama exhaustif de ce domaine en un numéro unique, et il faut donc considérer les articles rassemblés ici comme un échantillon plus indicatif que représentatif. On y trouvera des articles tant historiques (sur Charles Baissac, pionnier de la créolistique mauricienne) que descriptifs, en synchronie, et tant d'auteurs connus pour leurs travaux dans ce champ (P. Stein, D. de Robillard, A. Carpooran, N. Rughoonundun- Chellapermal) que de jeunes sociolinguistes prometteurs (Y. Bosquet-Ballah, S. Oozeerally, T. Auckle). On y trouvera également des articles traversant plusieurs disciplines (K. Issur, sur l'imaginaire rémanent des toponymes en bhojpuri ; D. Police- Michel sur la place de l'intercompréhension dans le milieu universitaire) et explorant des dimensions jusqu'ici peu traitées comme le discours spéciste (S. Oozeerally et H. Hookoomsing) ou encore la question de la genèse de la société mauricienne avec un regard herméneutique (D. de Robillard).
Nombre de pages
284
Date de parution
09/04/2018
Poids
435g
Largeur
155mm
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EAN
9782343137124
Titre
Cahiers Internationaux de Sociolinguistique N° 12/2017 : Recherches sociolinguistiques à Maurice
Résumé : De 1942 jusqu'à la mort de Saint John Perse en 1975, Alain Bosquet et Saint-John Perse n'ont pas cessé de correspondre. C'est à peu près la totalité de cette correspondance (117 lettres retranscrites) qui est publiée dans le présent ouvrage. Saint-John Perse " travaille ", crayon en main, sur les lettres qui lui sont adressées, avant d'y répondre, anxieux pour la vie publique de son ?uvre, préoccupé par la question de ses manuscrits perdus. La mise au point du volume Seghers est au c?ur de l'intérêt que présente cette correspondance. Pour Saint John Perse, l'essai d'Alain Bosquet sera chargé de représenter une orthodoxie dans la lecture de ses ?uvres, et cette correspondance le montre clairement. Le Paris littéraire d'après-guerre est en arrière-fond. Il est question de Valery Larbaud, de Jean Paulhan, de Marcel Arland, de Roger Caillois, de Cioran. Fin 1959, profitant d'un séjour de Saint John Perse à Paris, Alain Bosquet organise une petite réunion avec de jeunes poètes : Yves Bonnefoy, Pierre Emmanuel, Luc Estang, Robert Sabatier, Charles Le Quintrec. Mais ce qui caractérise le plus ces lettres, c'est la fidélité absolue qu'a eue Alain Bosquet à son admiration pour le poète qu'est Saint-John Perse et pour sa poésie. La notoriété de Saint-John Perse est en partie redevable à Alain Bosquet, qui, à sa génération, a été, avec Roger Caillois et Pierre Guerre, son premier soutien.
Résumé : Ces deux essais visionnaires, Ecologie et politique et Ecologie et liberté, écrits par le philosophe André Gorz, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, dans les années 1970, soulèvent des problématiques environnementales fondamentales. Face à la croissance effrénée de la société de consommation et ses dérives, André Gorz envisage la possibilité d'une révolution économique, sociale et culturelle qui instaurerait un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur travail et à la nature, l'écologie politique s'inscrivant clairement dans le champ de la lutte anticapitaliste. La remise en question des impératifs d'accumulation et de gaspillage propre au consumérisme permet la mise en place d'une décroissance productive puis d'un niveau de "suffisance" propre à assurer l'avenir de la planète.
Résumé : "Je publie des poèmes depuis quarante ans. Ils correspondent à un besoin que, loin des métaphysiques, je dois qualifier de corporel. Les sens, les nerfs et l'illusion de me libérer de ma peau y participent. Je les nourris de concepts ou d'images, d'idées transmissibles ou de rapports qui demeurent, même pour moi, des énigmes. S'ils suivent un élan, ils naissent aussi d'une volonté à combattre la volonté : on aime s'investir d'un pouvoir extérieur à soi. Je discerne dans cette longue pratique deux sollicitations, ou complémentaires ou contradictoires. L'isolement et l'orgueil exigent du poète une écriture sans compromis : tout y est réinvention, du mot à l'économie de l'espace, en passant par le rythme inouï et la désobéissance souveraine. Le poème devient une forme de l'absolu, proféré mais secret. Je m'y recrée et espère vous y recréer, par une contagion dont je suis le maître et la victime. Je m'y donne ; je vous y prends. Quelquefois, à cette ascèse je préfère un chant qui en rappelle d'autres. Je ne bannis pas la rime qui me rapproche des hommes, sans avoir à les malmener. Alors, une solidarité séculaire me console de tout ce qui dans mon anatomie - j'y tiens - m'apparaît comme fragile. Le bouvreuil emprunte les ailes du passereau pour mieux organiser, non plus son vol, mais le leur, soudain double. La rime me porte et me confère une étrange liberté", Alain Bosquet, juin 1983.
Résumé : De la poésie Je vous présente ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides. J'ai payé cher le voisinage du poème ! Mes meilleurs mots se couchent dans l'ortie ; mes plus vertes syllabes rêvent, et c'est d'un silence jeune comme elles. Offrez-moi l'horizon qui n'ose plus traverser un seul livre à la nage. Je vous donne en retour ce sonnet : c'est là que vivent les oiseaux signés par l'océan ; puis ces hautes consonnes d'où l'on observe les tumeurs au cerveau des étoiles.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.