Prendre soin de penser. Opuscule sur la vertu en management
Bosqué Clément
CHAMP SOCIAL
15,00 €
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EAN :9791034609758
Et si ?prendre soin? commençait par penser ? On parle beaucoup de bientraitance, de changement, de collectif ? des évidences, des mots sacrés, brandis en étendard dans nos organisations. Sait-on encore ce qu'ils veulent dire ? Cet ouvrage s'adresse à celles et ceux qui pressentent qu'il y a, derrière ces termes rassurants, des réalités plus rugueuses. Car la bientraitance n'est pas qu'une posture , le changement, pas qu'un projet , le collectif, pas qu'un mot d'ordre : chacun engage une épreuve, une tension, un risque. En philosophe du travail, l'auteur propose de reprendre soin de penser ? de déplier ce qui, derrière le vocabulaire convenu, touche au coeur même de l'agir. On explore ici les vertus managériales : discernement, courage, tenue ? ces forces d'âme modestes et tenaces qui permettent de tenir son rôle. Penser peut-il devenir un acte de soin ? Diriger suppose-t-il de se laisser déplacer ? Et si l'éthique, au-delà des slogans idéalisés, prenait corps dans la manière d'habiter une fonction, de cheminer, de faire équipe ? À travers les figures antiques, les paradoxes modernes et les illusions managériales, Prendre soin de penser peint la vertu en exercice, à l'épreuve ? exigeante et vivante. Un opuscule incisif, philosophique et concret, pour celles et ceux qui dirigent, accompagnent, soignent ? et refusent de réduire l'éthique à une case du tableau de bord.
Nombre de pages
140
Date de parution
24/03/2026
Poids
130g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9791034609758
Auteur
Bosqué Clément
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
115
Date de parution
20260324
Nombre de pages
140,00 €
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Souvent seul, bombardé d'injonctions contradictoires, le directeur doit tenir le siège. Ni manuel d'éthique ni de management, cet ouvrage se veut plutôt un vade-mecum philosophique et littéraire pour penser et survivre à la fonction de direction. Comprendre, dire, faire (et ne pas faire) : trois chemins pour cerner au plus près l'expérience existentielle de celle ou celui qui occupe cette place singulière, convoitée, honnie, et dont aujourd'hui on ne sait plus s'il faut en attendre tout, ou rien. A contre-courant de nombreux discours lénifiants, le petit traité que voici propose une réflexion stoïque pour plier sans rompre, faire face avec lucidité, et naviguer par gros temps.
Depuis Platon, les philosophes s'interrogent sur la meilleure manière de diriger les activités humaines, et cherchent à définir la "vertu" de celui qui exerce l'art de gouverner. Recherche d'un "bien" transcendant, et conséquentialisme immanent, se disputent le terrain. A ces diverses attentes (dont nous aurons à détailler les objets), le directeur est, a priori, en situation de répondre. N'est-il pas le "responsable ? " Il peut ne pas répondre du tout. Il peut répondre" à côté" . Il peut faire attendre, c'est-à-dire faire durer l'attente. Toutefois, comme on le verra, il ne s'agit jamais simplement de répondre, ou de ne pas répondre, à ce qui est attendu du directeur ; il ne s'agit pas de "donner" ou ne pas donner cette chose qui est attendue. Plus profondément, nous espérons montrer qu'il y va d'un jeu entre des attentes, exprimées plus ou moins intensément, et des réponses plus ou moins satisfaisantes. En musique, l'accord de quinte attend, irrésistiblement, la résolution sur la fondamentale. Il y a, dans l'attente, de la tension. La direction d'établissement de soin, dans le champ hospitalier, du "care" est, toujours et partout, "attendue au tournant" .
Quand le courage tremble, quand l'élan retombe, comment tenir ? On se croit éteint. Pourtant, il se pourrait qu'au fond de soi, la braise soit encore vive. Ce livre est pour ceux qui traversent ces moments-là et qui voudraient que la flamme reprenne. Cette flamme, en philosophie, porte un nom : la force d'âme. Héritière des sagesses antiques, attentive à nos fragilités contemporaines, la force d'âme n'est en rien spectaculaire. Ni héroïsme ni bravoure, elle se manifeste dans la simplicité : écoute, attente, persévérance, résilience... En courts chapitres, Clément Bosqué nous invite à penser autrement cette vertu qui nous tient debout. De Montaigne à Epictète, en passant par Jankélévitch et Leonard Cohen, il tisse un dialogue entre philosophie, littérature et expérience ordinaire. Une écriture limpide, nourrie de références et de poésie, pour ranimer notre feu intérieur.
Accueil, accompagnement, altérité... à ces leitmotive du travail social, que peut bien ajouter la philosophie ? Sur les pratiques du travail social, qu'est-ce que la philosophie aurait à dire ? Mais poser ainsi la question, en renvoyant le travail social à une pure pratique, et la philosophie aux nuées de la théorie, n'est-ce pas mal la poser ? Le travail social, qui ne se résout pas à n'être qu'opérateur de dispositifs, a toujours placé la réflexivité au coeur de ses pratiques. La philosophie, qui n'admet pas qu'on la cantonne aux cénacles académiques, a toujours eu à coeur de se préoccuper des situations vécues. Le travail social vit des questionnements ; la philosophie est l'art de les garder vivants. Ces deux-là étaient donc voués à croiser leurs chemins. En réalité, les points d'intersection sont multiples. Aussi était-ce l'intention de cet ouvrage de rendre compte des diverses manières dont le croisement s'opère, entre philosophie et travail social, réflexion et pratique. Chacun(e) à sa manière, ses textes témoignent d'un même souci de penser, à due hauteur, le dialogue entre philosophie et travail social, et par là-même, d'en ouvrir la possibilité. Car la rencontre, pour être féconde, est toujours à refaire, comme pour la première fois.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.