Deuxième livraison de la série Politiques publiques, cet opus a pour objet les effets de l'action publique sur le corps social et politique.La première partie, consacrée aux liens entre politiques, comportements et intérêts, fait l'analyse de politiques qui visent explicitement à « changer la société », en agissant notamment sur les comportements des individus : famille, sécurité, santé publique, logement, développement, télécommunications. La deuxième s'intéresse quant à elle aux rapports entre politiques publiques et démocratie, privilégiant des dispositifs, initiatives ou démarches qui entendent permettre l'accès des citoyens à la construction et la mise en ?uvre des politiques publiques.Cette série, dont l'objectif est de rendre compte des transformations de l'action publique et des analyses nouvelles qui en sont faites, illustre ainsi avec ces travaux l'avènement de la figure du citoyen autonome, éclairé, actif et consommateur dans l'action publique ; différents chapitres de ce volume discutant cette fiction, et en révélant tant les ressorts que les implications.Ont contribué à cet ouvrage : Henri Bergeron, Cécile Blatrix, Vincent Dubois, Laurence Dumoulin, Yankel Fijalkow, Neil Fligstein, Jean-Pierre Lévy, Jacques de Maillard, Claude Martin, Hélène Michel, Olivier Nay, Violaine Roussel, et Philippe Warin.
Nombre de pages
312
Date de parution
09/11/2010
Poids
393g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611489
Titre
Politiques publiques. Tome 2, Changer la société
Auteur
Borraz Olivier ; Guiraudon Virginie
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
149
Poids
393
Date de parution
20101109
Nombre de pages
312,00 €
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Nous vivons dans une société du risque. Non que les dangers qui nous entourent soient plus nombreux ou redoutables qu'auparavant, mais tout simplement parce que la notion de risque occupe désormais une place centrale dans les politiques publiques, le management des organisations publiques et privées, et les controverses autour des nouvelles technologies.OGM, téléphonie mobile, déchets nucléaires, boues d'épuration urbaines: on ne compte plus les activités qualifiées de risque pour la santé ou l'environnement. Cette qualification met les pouvoirs publics en demeure d'assurer la sécurité des populations, quand bien même l'État constitue lui-même parfois un facteur de risque.Comprendre comment une activité se transforme en risque, et comment dès lors elle est gérée par les pouvoirs publics ainsi que par les entreprises, les associations et les collectivités locales. Tel est l'objectif de cet ouvrage qui s'inscrit dans une sociologie de l'État et des mouvements sociaux, mobilise les acquis de la sociologie des sciences, et privilégie une entrée par les territoires.
La lutte contre le sida a constitué durant plusieurs années une priorité de l'agenda politique national. Comment s'est opérée l'inscription territoriale de cette préoccupation ? Comment les institutions locales se sont-elles mobilisées dans la lutte contre ce " fléau " ? Quelles leçons peut-on tirer des actions menées tant en matière de prise en charge que de prévention par les nombreux intervenants qui ont participé localement à la lutte contre le sida ? L'ouvrage entend répondre à ces questions au travers d'une analyse des actions de lutte contre le sida dans trois départements métropolitains : la Gironde, l'Hérault et le Val d'Oise. L'analyse porte tout d'abord sur les contestations dont a fait l'objet la prise en charge hospitalière, qui débouchent sur la constitution d'un milieu associatif critique, l'organisation d'actions de suivi extra-hospitalières et l'ouverture de l'hôpital sur son environnement - sans toutefois remettre en cause la prééminence de l'hôpital dans le système sanitaire français. L'ouvrage s'attache ensuite à montrer que les actions de prévention sont le produit de configurations locales qui confèrent des sens particuliers au risque-VIH et qui débouchent sur des discours alternatifs par rapport aux campagnes nationales de prévention. Enfin, il entreprend de cerner le rôle de l'Etat dans la lutte contre le sida, notamment dans sa capacité à mettre en forme l'action publique locale.
Borraz Olivier ; Guiraudon Virginie ; Benamouzig D
Olivier Borraz est directeur de recherche CNRS au CSO (Centre de sociologie des organisations de Sciences Po) et Virginie Guiraudon est chargée de recherche CNRS au Ceraps (Centre de recherches administratives politiques et sociales à l'Université Lille-2).
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.