Depuis 800 ans, l'église paroissiale Notre-Dame dresse son élégante silhouette au coeur de la ville de Dijon, non loin du marché, comme déjà au Moyen Age. Monument bien connu des architectes modernes et cité en exemple à maintes reprises au XIXe siècle par le célèbre architecte restaurateur Eugène Viollet-le-Duc, il suscita par la suite moins d'intérêt, longtemps relégué au rang de simple édifice provincial, emblème d'un prétendu style gothique bourguignon. C'est à l'occasion du huitième centenaire du début de sa construction (autour de 1220) que paraît cet ouvrage, près d'un siècle après les dernières monographies qui lui furent consacrées. Afin de le tirer de l'oubli dans lequel il était progressivement tombé, les pages de ce volume s'emploient à redonner à cet illustre édifice du patrimoine gothique la place qui lui revient. Ainsi se succèdent, sous la plume d'historiens de l'art et historiens, une vingtaine de contributions qui abordent tour à tour, et à nouveaux frais, bon nombre d'aspects de l'église. Sont ainsi envisagés les fonctions dans la ville de ce sanctuaire marial qui abrite la célèbre statue en bois de Notre-Dame de Bon-Espoir, nouvellement datée ici du milieu du XIe siècle ; son architecture bien sûr, avec un éclairage spécial braqué sur sa si singulière façade occidentale ; et ce qui subsiste du décor peint intérieur, sculpté des trois portails et de la vitrerie originelle. Le mobilier n'est pas en reste avec notamment la première étude approfondie du groupe sculpté de l'Assomption, chef-d'oeuvre du sculpteur Jacques Dubois. Enfin, large part est également faite aux campagnes de restauration du XIXe siècle, qui modifièrent radicalement l'aspect de l'édifice, et au réaménagement de l'église qui s'ensuivit. Ce sont les résultats de ces nouveaux travaux sur l'église Notre-Dame de Dijon que les auteurs du présent volume souhaitent partager avec un large public, spécialiste comme amateur.
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Nombre de pages
251
Date de parution
05/11/2021
Poids
1 104g
Largeur
218mm
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EAN
9782878443127
Titre
Notre-Dame de Dijon. Huit siècles d'histoire(s) 1220-2020
Si la sculpture bourguignonne est surtout célèbre pour ses grands ensembles romans et l'exceptionnelle statuaire de la fin du Moyen Age, de nombreux témoignages de l'intense activité artistique que connut la région au XIIIe siècle subsistent encore, que la présente étude propose de redécouvrir ou de découvrir grâce à la mise au jour de pièces inédites. A partir d'une étude fine et d'une analyse approfondie de chaque ensemble et élément sculpté, nous découvrons au fil de l'ouvrage les réalisations de deux foyers artistiques majeurs qui se sont succédé sur le territoire bourguignon, l'un autour de l'imposante et prestigieuse église paroissiale Notre-Dame de Dijon et l'autre en plein coeur de l'Auxois.
D'abord utilisée à l'aide de la lanterne magique pour le divertissement, la plaque photographique s'est imposée dans le dernier quart du XIXe siècle comme un outil particulièrement adapté à la production et la diffusion des savoirs. Depuis quelques années, les plaques photographiques, souvent reléguées dans des réserves, voire totalement oubliées depuis un peu plus d'un demi-siècle, sont regardées comme les témoins patrimoniaux de pratiques pédagogiques et savantes révolues. Ce volume collectif s'inscrit dans les recherches actuelles sur le patrimoine pédagogique et scientifique. Il témoigne d'une volonté de mieux connaître ces objets pour mieux les valoriser et les conserver et propose également d'examiner les cultures visuelles qu'ils mettent au jour, en particulier en matière de construction et de diffusion des savoirs naturalistes, historiques, archéologiques, géographiques ou ethnographiques entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle.
Des archives d'artistes à celles de musées, de galeries ou de commanditaires, l'histoire de l'art mobilise une grande variété de sources, officielles et privées, qui génèrent tout autant d'approches. Le recours à ces documents contribue à éclairer l'histoire des objets étudiés, depuis le processus créatif jusqu'aux transactions, interventions et déplacements qui les ont touchés. La valeur de vérité de ces archives peut toutefois être remise en cause, notamment par certaines oeuvres qui nous invitent à conserver un regard critique. Ce numéro souligne le lien indéfectible entre l'étude des formes et celle des sources, en réaffirmant, parmi d'autres méthodes, la pertinence de l'enquête archivistique.
Font-Réaulx Dominique de ; Borlée Denise ; Lamouch
Les archives ont cette double valeur de constituer des sources pour l'histoire de l'art autant que de témoigner des usages de cette discipline. Qu'elles concernent des oeuvres, des artistes, des institutions ou des protagonistes de l'art, de son histoire et de son marché, elles documentent toujours, en filigrane, des manières d'appréhender les objets, manières inscrites dans leur contexte de production. Leurs modes de collecte, d'organisation et de communication sont donc porteurs d'enjeux esthétiques, historiques, politiques et sociaux, aujourd'hui renouvelés, mis en lumière et questionnés dans ce numéro.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Aucun ouvrage traitant de la dorure et de la polychromie sur bois n'avait été édité depuis de longues années. Le dernier en date, intitulé La dorure sur bois de J.M. Saulo, aux éditions Roret, remonte à 1886 ! Depuis, seuls quelques articles écrits par des techniciens sont apparus dans la presse spécialisée. Gilles Perrault, ancien restaurateur au château de Versailles, expert près la Cour d'Appel de Versailles, nous offre ici une véritable " Somme " sur le sujet, qui passionnera autant l'amateur d'art, que le professionnel soucieux de se perfectionner.