
Baptiste
Jusque-là, Vincent Borel avait dérangé, à coup de textes sulfureux, ultracontemporains, marqués par la maladie (le sida) et le cynisme. Maintenant, il va surprendre, avec un portrait puisé dans l'histoire qui, il est vrai, se prêtait à la plume dans toutes ses exagérations : s'il existe des destins hors du commun, les uns en rêvent, d'autres l'accomplissent, comme un certain Giambattista Lulli, fils d'un humble meunier, né en 1632 et élevé sur les rives de l'Arno, à Florence, dans une Toscane plongée dans l'effervescence de l'après-Renaissance. Curieuse trajectoire que celle de cet homme, racontée ici par lui-même (après un prologue consacré à ses dernières heures, entre gangrène et goutte), surnommé Baptiste. Petit bouffon, rapidement dégourdi et initié au vice comme à la musique, son culot lui vaut de jouer au Palazzo Pitti, d'être remarqué et de s'embarquer au service de la Grande Mademoiselle avant d'?uvrer pour Louis XIV. Danseur, acteur comique et insolent, intrigant, il devient le protégé de Mazarin et du Roi-Soleil, surintendant de la musique puis directeur de l'Académie royale. Désormais appelé Monsieur de Lully, le voilà tout-puissant, jamais avare de passions, d'emportements, d'excès, de virevoltes amoureuses avec les hommes& Chorégraphies, ballets, ouvrages lyriques se succèdent, qui lui donneront l'orgueil de se proclamer "père de l'opéra français". Que n'y a-t-il pas dans ce roman flamboyant ?! Grandeur et décadence, courtoisie et courtisanes, débauche de notes, de corps et de sexe, complots et tyrannie, perversion et volupté& Une dame chevauchée par son roi, un dramaturge fort en gueule et faible en opéra, un poète de cabaret, de fameux cocus, de fieffés coquins, un castrat qui n'en peut plus& C'est trop, c'est beaucoup trop dirait-on ! Mais là où surprend davantage Vincent Borel, c'est dans la finesse de la langue, parfois déliée, parfois acérée, visant au plus près des émotions et des partitions. Voilà un parcours dans le Grand Siècle époustouflant. --Céline Darner
| Nombre de pages | 552 |
|---|---|
| Date de parution | 26/08/2002 |
| Poids | 658g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782848050010 |
|---|---|
| Titre | Baptiste |
| Auteur | Borel Vincent |
| Editeur | SABINE WESPIESE |
| Largeur | 145 |
| Poids | 658 |
| Date de parution | 20020826 |
| Nombre de pages | 552,00 € |
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ON NE PEUT PAS PLAIRE A TOUT LE MONDE - MEMOIRES 1943-2024
ALI TARIQLe parcours de Tariq Ali, figure prépondérante de l'extrême gauche antilibérale depuis la fin des années 1960, est incroyablement riche. A commencer par ses origines familiales : né à Lahore, située à l'époque en Inde britannique, en 1943, il évoque la lignée de seigneurs de la terre dont il est issu, mais également ses parents communistes qui, très tôt, lui ont transmis le virus de la contestation. Son opposition à la dictature militaire pakistanaise pendant ses années d'études l'a contraint à l'exil en Grande-Bretagne. Dès son arrivée à l'université d'Oxford en 1963, il contribue à la création d'un Comité Vietnam, et l'année 1968 le consacrera comme Street Fighting Man, inspirant à Mick Jagger le titre de sa chanson. Il suffit de lire le sommaire de ses mémoires pour comprendre que Tariq Ali n'a cessé, sur tous les fronts, de se battre pour lutter contre les oppressions : on le retrouve au fil des années au Vietnam, en Bolivie, en Russie, en Inde, au Brésil, au Venezuela etc... Tariq Ali n'a pas son pareil pour saisir la vérité de la vie grâce à de croustillantes anecdotes et un sens de l'humour à toute épreuve. Vivants, enlevés, jamais nostalgiques, ses mémoires offrent au lecteur la vibrante traversée d'une époque, de même que le portrait d'un homme qui, à Londres où il est installé depuis qu'il a quitté le Pakistan, n'a jamais renoncé à aucun combat. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Times ; panose-1 : 0 0 5 0 0 0 0 2 0 0 ; mso-font-alt : "Times New Roman" ; mso-font-charset : 77 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 3 0 0 0 1 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times", serif ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times", serif ; mso-ascii-font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-hansi-font-family : Times ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Solo tu
Fusaro PhilippeRome, début des années 1980. Le mythique Piper Club, où se sont produits les plus grands chanteurs italiens, n'est plus ce qu'il était. Gianni, un dandy fatigué, devenu, au fil des années, un élément du décor, y traîne son désenchantement. Au point de laisser Carmela, la pétulante compagne du bassiste punk se produisant ce soir-là, lui confier son petit Giacomo le temps du concert, alors qu'il déteste le punk... et n'est pas supposé savoir y faire avec les enfants. Mais, quand la jeune femme lui propose de les retrouver pour boire un café le lendemain, avant leur départ dans les Pouilles, il ne dit pas non. Et ne décline pas non plus son invitation d'aller les voir en septembre : "il fera bon et la mer sera encore chaude, lui dit-elle. Cela te fera du bien. Avec Giacomo, nous allons te remettre sur pied". Et se remettre sur pied, il en a bien besoin : ses réveils, dans les brumes de l'alcool, sont de plus en plus difficiles, de même que ses regrets sont lancinants, d'avoir raté un nouveau départ avec Nico, une fille solaire, qu'il n'a pas su aimer. Le voilà à Polignano a Mare, balcon sur l'Adriatique, dans la lumière éclatante d'un été qui semble ne jamais vouloir finir. Giacomo l'a accueilli en se jetant à son cou, Carmela qui à Rome avait spontanément accordé sa confiance au fêtard invétéré dont la réputation le précédait, lui ouvre grand les portes de sa maison suspendue sur la mer. Le père du petit garçon a fait ses valises, et les nouveaux colocataires vont bien vite trouver leur place dans le trio indéfectible qu'ils vont former, tissé de complicité, de tendresse et d'une grande pudeur. Ils sont bientôt rejoints par Corrado, le libraire de la petite ville, un merveilleux autodidacte avec qui l'entente est immédiate. Les rires, les cafés du matin, les dîners tardifs, les plongeons dans la grande bleue rythment les journées, le temps s'étire. Et si Gianni finit par rentrer à Rome, pour "régler des affaires" , il promet de revenir. Quand, trois saisons plus tard, il retrouve ses comparses, un vent mauvais s'est levé, et il faudra bien la force de leurs liens pour l'affronter. Avec une remarquable intelligence de ses personnages et une extrême délicatesse, Philippe Fusaro nous entraîne alors vers un dénouement aussi poignant qu'inattendu, qui nous laisse sur la crète de l'émotion, au diapason de ce lieu âpre et lumineux qu'on rêve de ne jamais quitter.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

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