La paix au village - Clergé paroissial et règlement des conf. CLERGÉ PAROISSIAL ET RÈGLEMENT DES CON
Bonzon Anne
CHAMP VALLON
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EAN :9791026710707
Dans un contexte où les politiques publiques cherchent à désengorger les tribunaux, et où de multiples réticences s'expriment face à des instances judiciaires à la fois très critiquées et très sollicitées, les formes alternatives de règlement des conflits suscitent aujourd'hui un intérêt renouvelé. Ce livre examine sous un angle inédit les origines de ces transactions situées en amont ou en marge de la justice institutionnelle : arbitrage, conciliation, médiation, arrangements à l'amiable. Au croisement de l'histoire judiciaire et de l'histoire religieuse, l'auteure éclaire un aspect de l'action des curés qui n'a jamais été étudié pour lui-même l'apaisement des différends. Les conflits et leur résolution nous plongent au coeur de la vie quotidienne des villageois sous l'Ancien Régime à une époque où la Réforme catholique modifie profondément les rapports entre les curés et leurs paroissiens. Une enquête menée à partir de sources multiples a permis d'observer à différentes échelles le déroulement de ces arrangements dans la France du XVIIe siècle, et d'analyser le contexte qui les a favorisés, qu'il s'agisse des missions intérieures auxquelles les curés sont associés, des grandes ordonnances de réforme de la justice, de la lutte contre les duels ou de l'action des réseaux dévots. Ainsi, l'étude de ces modestes "artisans de paix" éclaire d'un jour nouveau l'histoire de la médiation et de ces formes alternatives de règlement que l'on redécouvre aujourd'hui.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
352
Date de parution
19/05/2022
Poids
554g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9791026710707
Titre
La paix au village - Clergé paroissial et règlement des conf. CLERGÉ PAROISSIAL ET RÈGLEMENT DES CON
Auteur
Bonzon Anne
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
151
Poids
554
Date de parution
20220519
Nombre de pages
352,00 €
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Ce livre analyse les transformations de la vie religieuse au " temps des Réformes ", époque à la fois troublée et riche en innovations. Embrasser d'un même regard les XVIE et XVIIe siècles permet d'apercevoir, derrière les premières réalisations tangibles de la réforme catholique, une longue et difficile genèse, faite de tâtonnements et parfois d'échecs ou d'impasses. Le diocèse de Beauvais offre pour cela un terrain riche et original : situé au cœur du royaume, à la fois provincial et proche de Paris, cet " entre-deux " géographique demeurait jusqu'ici mal connu sur le plan religieux. Grâce à une documentation largement inédite, qui émane de la hiérarchie et des paroisses elles-mêmes, l'auteur scrute la vie et les attentes du peuple chrétien, tendues entre le prescrit et le vécu, les initiatives réformatrices et leur écho inégal. Au-delà des textes normatifs, les pratiques sont ainsi constamment interrogées. Il en ressort un tableau contrasté de ce diocèse, peu tenté par le protestantisme et longtemps hostile aux tentatives de réforme épiscopale. Ce n'est qu'après les bouleversements de la fin du XVIe siècle et une longue période de désorganisation et d'absentéisme des évêques que les fidèles finissent par accueillir avec docilité une réforme spectaculaire quoique tardive. Celle-ci, toutefois, ne s'effectue pas sans résistances, dès lors que les exigences de la hiérarchie ne rencontrent pas les aspirations de tous.
Bonzon Anne ; Poutrin Isabelle ; Tallon Alain ; Vi
Par sa personnalité et son oeuvre, Marc Venard (1929-2014) s'est imposé dans sa génération comme un historien de tout premier plan, qui a contribué au renouvellement des études sur le christianisme au temps des Réformes. Sa méthode, sa réflexion, les voies qu'il a ouvertes par ses travaux sur les confessions, la controverse entre Catholiques et Protestants, les cadres et les pratiques religieuses au XVIe siècle ont marqué et marquent encore profondément la recherche. Les contributions d'amis et d'anciens élèves réunies dans ce volume présentent et prolongent les diverses facettes d'un historien engagé au coeur de son temps et l'activité foisonnante d'un chercheur averti, à la plume incisive, fédérateur d'entreprises collectives qui continuent de se montrer fécondes.
L'appel comme d'abus a souvent été considéré par l'historiographie comme une arme employée par le roi ou sa justice pour dépouiller le juge d'église de sa juridiction. Pourtant, son usage ne se résume pas à un conflit entre juge ecclésiastique et juge royal, mais témoigne plutôt de chevauchements. étudier l'appel comme d'abus oblige donc à distinguer sa mise en oeuvre effective, sa construction théorique, son instrumentalisation politique, dans une contextualisation fine qui en explique les enjeux. Autant de dimensions qu'explore cet ouvrage, issu d'une enquête collective qui a fait dialoguer historiens et juristes.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.