Résultat de longues recherches ethnographiques, cet ouvrage permet de montrer dans sa complexité la vie actuelle d'un des peuples papous d'une vallée de l'intérieur de la Nouvelle-Guinée. Ce peuple vit un quotidien d'activités et de techniques traditionnelles, habite un univers social de relations particulières et complexes et enfin s'exprime dans un monde largement habité par la magie, l'interdiction, la crainte de l'invisible et les manières de traiter avec lui. Le texte (bilingue: français/anglais) est d'une lecture fluide. Il est plus explicatif que littéraire et donne une sorte de vision panoramique de la société Agra et de son fonctionnement, excluant de manière volontaire tout ce qui pourrait paraître commentaire racoleur du regard occidental (celui de l'ethnologue) sur une société primitive. Il rejette assez vivement certains documentaires existants qui ont donné une image fausse de ces populations ou parfois même ont fabriqué de toute pièce un modèle quasiment préhistorique de «monde premier». Les photographies qui composent la plus grande partie de l'ouvrage sont absolument magnifiques et créent un rapport privilégié, presque envoûtant avec cette société. Elles sont accompagnées de commentaires pertinents et suffisamment explicatifs pour emmener le lecteur de plus en plus loin dans l'approche de cet univers agricole et forestier si particulier.
Date de parution
05/03/2008
Poids
1 549g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782915654318
Titre
LES TAMBOURS DE L'OUBLI
Auteur
BONNEMERE PASCALE
Editeur
VENT DES ILES
Largeur
235
Poids
1549
Date de parution
20080305
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Que font les personnes, les corps et les techniques en termes de dynamique de genre ...En quoi et comment les personnes et les corps instaurent-ils, avec les techniques, de nouvelles relations de genre ...Que fabriquent véritablement les corps en fonction de leurs assignations respectives et de quelle latitude les personnes disposent-elles pour s'en détacher ou les réinventer ...Jusqu'à récemment, la plupart des revues francophones traitant des techniques semblent avoir fait preuve de peu d'intérêt pour le genre ;la littérature anglophone comprend quant à elle de remarquables synthèses qui voient essentiellement dans les techniques des instruments de reproduction de la domination masculine.Or, il s'agit peut-être là d'une vision occidentale à la fois des rapports de genre, du phénomène technique et de leurs relations.Ce numéro de Techniques&Culture, coordonné par des chercheuses et chercheurs formés à l'anthropologie, à l'histoire et à la sociologie,regroupe des travaux s'intéressant à ce que le genre fait aux techniques et à ce que les techniques font au genre.
Comment échapper à l'alternative entre étudier l'individu (universel mais asexué) ou les rapports hommes-femmes (sexués mais séparés)? En apercevant que la distinction masculin/féminin n'est pas une simple différence: elle ne désigne aucune propriété substantielle, aucun attribut identitaire de l'individu. C'est pourquoi de plus en plus d'études en sciences sociales tiennent à définir le "genre" non pas comme un attribut des personnes, mais comme une modalité des relations. Les auteurs de ce livre ne se revendiquent pas d'une théorie commune. Mais tous questionnent les conceptions du genre trop dépendantes des représentations occidentales modernes. Il ne va pas de soi de considérer l'individu comme un être composé de deux entités, "un moi" et "un corps". En nous incitant à renouer avec les ambitions d'une véritable anthropologie comparative, ils montrent qu'étudier le genre c'est revenir aux fondamentaux de nos disciplines. Toujours et partout, ce qui est en jeu à travers le genre n'est jamais simplement ni "l'esprit", ni "le corps", mais cet être vivant capable d'agir et de pâtir à la manière des humains, dont chaque société construit sa propre représentation: la personne.
Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés4e de couverture : Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés
Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires. En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie. Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.
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