Le placement de l'enfant victime. Une mesure irrespectueuse
Bongrain Marcelle
L'HARMATTAN
14,00 €
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EAN :9782747573986
L'enfant victime, mis en danger par la carence, la malveillance, la fragilité de ses père et mère, est protégé par un certain nombre de dispositions. La plus radicale est le placement ordonné par le juge des enfants. Le placement est pourtant un dispositif artificiel, difficile à manier et propice aux excès. En ce sens c'est une mesure irrespectueuse des droits des intéressés. L'appréciation du danger est délicate, il faut éviter une immixtion trop prégnante du juge dans les familles. Le maintien du lien parental est difficile, les obstacles ne manquent pas : pauvreté des effectifs, manque de liaison, conflit de compétence entre les magistrats, rejet des parents déficients ou récalcitrants. L'intérêt de l'enfant est menacé, à sa blessure initiale s'ajoute de nouvelles épreuves. Partant du cadre légal cet ouvrage offre de éléments d'analyse et de réflexion et tente de cerner les limites et les imperfections du placement judiciaire de l'enfant victime.
Nombre de pages
138
Date de parution
02/11/2004
Poids
165g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747573986
Titre
Le placement de l'enfant victime. Une mesure irrespectueuse
ISBN
2747573982
Auteur
Bongrain Marcelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
165
Date de parution
20041102
Nombre de pages
138,00 €
Disponibilité
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Travailleur social chargé du suivi de la mesure de protection, administrateur ad hoc, enquêteur social, juge aux affaires familiales, personnel du point rencontre, médiateur : autant de tiers qui interviennent à côté de la justice des mineurs et s'immiscent dans la relation père-mère-enfant victime. Quelles sont leur place, leur fonction, leurs limites ? Leur intervention garantit-elle la protection de l'enfant victime ? A l'initiative de la Maison des droits de l'enfant, des professionnels s'interrogent sur la façon dont la société accompagne l'enfant victime quand les parents font défaut.
L'objectif de cet ouvrage est de dénoncer quelques situations que l'on fait vivre aux enfants, au nom de leur intérêt, et de souligner les paradoxes, les zones de non-droit et les souffrances qui en découlent. La notion de péchés capitaux qui, dans l'Eglise, a donné la dimension de la faute impardonnable, permet de souligner ici la gravité des comportements à l'encontre des jeunes générations, gravité que l'auteur analyse à la lumière du droit et de la jurisprudence. Elle nous alerte sur la place de l'enfant dans notre société : loin d'être un enfant-roi, il est souvent un enfant martyr qui subit les décisions de justice pourtant guidées par son intérêt supérieur.
L'évolution des m'urs, une société plus permissive, l'éclatement des coupes, l'apparition de nouveaux schémas familiaux (monoparentalité, famille recomposée, nouvelle parentalité) ont des répercussions sur le statut de l'enfant. La reconnaissance de l'enfant comme sujet de droit a amené les adultes à se soucier de sa protection, le recours à l'autorité judiciaire s'en est trouvé renforcé et l'immixtion du juge dans les familles accrue. De ce fait, les interrogations de la part des parents, grands-parents, travailleurs sociaux, enseignants et adolescents eux-mêmes, sont nombreuses. Cet ouvrage s'inspire des demandes reçues dans le cadre de la Maison des droits de l'enfant, association au service des enfants et des familles en quête d'informations juridiques, d'écoute et de conseils. Sous forme de questions-réponses, il tente d'apporter avec précision mais simplicité des éléments d'information sur les droits et les devoirs de l'enfant mineur.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...