Le premier livre de Flora Bonfanti échafaudait une pensée en spirale à partir de postulats qui défiaient la nature, inventait des Lieux exemplaires en cherchant à rétablir une symétrie entre destruction et création, silence et bruit, naissance et mort... Plus d'échafaudages ici, ni d'architecture, mais une Prolifération, une volonté de rendre compte d'un "état désordonné de l'esprit où les choses qui ne se valent pas coexistent" . Les spéculations poétiques qui animaient son ouvrage précédent n'ont pas disparues : que se passerait-il si l'éternité se laissait aller au sommeil ? Quel est ce livre inachevé que dieu écrit, et sommes-nous son corps ? Peut-être nous réincarnons-nous à chaque vie nouvelle agglomérés aux êtres que nous avons aimés dans la précédente ? Mais on suit ici le fil d'une pensée, qui interroge sa propre présence au monde en même temps que sa présence au corps, on glisse des intentions du créateur aux manigances du ciel, de la détermination des rencontres et de l'amour aux éternités captives. Flora Bonfanti développe une pensée profondément spéculative qu'elle applique aussi bien à la spiritualité qu'à l'introspection - retours songeurs à l'enfance et pulsions vers l'avant. Prolifération est un livre qui part en visite de sa propre intelligence, cartographie ses curiosités, s'arrête un instant devant les vitrines de l'éternité, esquive une déception, s'attarde sur une joie. Le sujet n'est pas tant la douleur ni l'éternité, la joie ou l'aléatoire qui est une "couture apparente" dans la trame du destin, mais bien le fait même de s'interroger, de questionner le monde sans attendre vraiment de réponse, mais simplement tester ses hypothèses, en étant à la fois dans la gravité et la volatilité de la pensée. Nous sommes les musiciens du monde, dit Flora Bonfanti, dont nous jouons la partition sans la connaître, sensibles avant tout à sa musique, aux modulations de sa mélodie. "Nous pensions dévorer le monde alors qu'il se répandait grâce à nous" , et nous marchons, dans une mystique de nous-mêmes, entravés par les mailles du destin, lourds d'incarnations successives, seuls comme des humains, toujours allant à la rencontre des autres, rejouant les mêmes comédies sous des airs tragiques, cherchant un peu de beauté, de vérité et d'amour dans une polyphonie incertaine et souvent trompeuse. Mais la légèreté de la pensée, la vivacité de l'intelligence qui se pose sur toute chose sont nos ailes - abeilles en quête de miel.
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Nombre de pages
56
Date de parution
18/03/2022
Poids
160g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782877042437
Titre
Prolifération
Auteur
Bonfanti Flora
Editeur
UNES
Largeur
152
Poids
160
Date de parution
20220318
Nombre de pages
56,00 €
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Le 29 août 2016, la présidente Dilma Rousseff prononce un discours historique devant le Sénat brésilien. Alors qu'elle est l'objet d'une procédure de destitution pour des opérations comptables liées à la gestion du déficit de l'Etat brésilien, son ultime plaidoirie ne parvient pas à convaincre la chambre haute de son innocence. Son éviction met fin à un règne de treize ans du Parti des Travailleurs à la tête de l'exécutif fédéral, et constitue une étape essentielle dans la profonde crise qui touche le Brésil depuis 2013. Dilma Rousseff, qui avait succédé à Lula dans un climat d'euphorie économique et sociale, a vu la situation du pays se dégrader et les scandales de corruption toucher jusqu'à son propre camp. Au lendemain de sa réélection surprise, l'opposition conservatrice se lance à corps perdu dans des procédures juridiques visant à la renverser, pendant que s'amorce l'essor irrésistible de l'extrême droite fondé sur le rejet de la classe politique. Ce discours est un témoignage solennel laissé à l'histoire. Il affirme, au delà de ses erreurs et des compromissions de son parti, que la présidente a été victime d'un coup d'Etat dont la forme juridique est adaptée au discrédit qui frappe la violence politique explicite. En rappelant son parcours personnel et les principes de la Constitution, Dilma Rousseff incarne la résistance au nom de l'Etat de Droit et de la souveraineté populaire. En s'élevant à la hauteur de son mandat et de la postérité, elle encourage à surmonter l'injustice et à préparer les prochaines luttes.
Dans un imbroglio spectaculaire, les champs de l'espérance, du paradis, et du meilleur, s'y associent à celui de la catastrophe, du cataclysme, et du pire, enrobant le tout et son contraire. Les germes de l'utopie s'honorent du moindre élan hors des ténèbres, et l'auteur s'en empare dans l'idée chimérique de la création d'un monde, autre. Et nous voici livrés à un bel envol " utopisé ", où les attentes, les rêves, les espérances et les élans de chacun vers le mieux de l'humain sont poussés à l'extrême."
Réunis en neuf chants, trois livres en un nous mènent à de nouvelles épopées ou, selon son principe habituel mêlant utopiquement l'historique au mythique, Brice Bonfanti tente à imaginer l'issue, toujours insensée quand bien même mise à distance de ses aberrations et de ses contradictions, d'un univers neuf : "L'oeuf", éternellement en quête de l'inédit d'un monde nouveau dans lequel chimère, politique, religion, biologie et Physique au parfum d'utopie se Matent : des lieux et des figures tirées de notre Histoire se révèlent au travers de croisements et de situations dans nombre de pays de notre planète. Neuf chants où l'auteur s'empare de l'espérance d'un temps retrouvé consacré à la recherche de la création d'un monde, autre.
Un homme se met en route pour un lieu qu'il ne connaît pas. Un autre revient. Un homme arrive dans un lieu sans nom, sans indication pour lui dire où il est. Un autre décide de revenir. Un homme écrit des lettres de nulle part, depuis l'espace blanc qui s'est ouvert dans son esprit. Les lettres n'arrivent pas à destination. Les lettres ne sont jamais envoyées.