Présente à toutes les étapes de la démarche scientifique, l'écriture fait rarement l'objet d'un questionnement spécifique. Elle apparaît alors implicitement comme le véhicule neutre d'un contenu scientifique qui se développerait indépendamment des cadres qui supportent sa production et sa diffusion. Les étudiants, les doctorants, les enseignants-chercheurs se confrontent quotidiennement à l'écriture scientifique sans que celle-ci, la plupart du temps, ne soit l'objet d'une investigation particulière. Il découle de tout cela qu'elle fait rarement l'objet d'un enseignement, sa maîtrise étant alors renvoyée aux talents individuels. L'intention de cet ouvrage, porté par une équipe d'enseignants-chercheurs et de doctorants, est d'engager une réflexion sur l'écriture scientifique en tentant de mettre en évidence ses dimensions à la fois individuelles et collectives qui sous-tendent son processus. Quelles sont les représentations de la thèse et de son écriture chez les doctorants et les enseignants chercheurs ? En quoi l'écrit scientifique est-il porteur de dimensions collectives ? Quand la recherche s'écrit à plusieurs, comment les acteurs articulent-ils leur écriture ? En quoi la prise en compte de la pluralité des destinataires, notamment dans des recherches à visée praxéologique, vient-elle remettre en cause les formes canoniques de l'écriture scientifique ? Comment l'écriture scientifique permet-elle apprentissage et développement chez le doctorant ? Cet ouvrage s'adresse à la fois aux étudiants et doctorants qui souhaitent engager une réflexion sur l'écriture scientifique dans le cadre de leurs travaux mais également aux enseignants-chercheurs qui ont la responsabilité d'accompagner des acteurs en phase d'apprentissage de cette écriture spécifique.
Nombre de pages
222
Date de parution
24/07/2015
Poids
360g
Largeur
155mm
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EAN
9782343066134
Titre
L'écriture scientifique : entre dimension individuelle et dimension collective. Contributions collab
Bonasio Rémi ; Fondeville Bruno ; Lefeuvre Gwénaël
Confrontés à des comportements d'élèves qu'ils jugent inappropriés, les enseignants de l'école primaire mettent en oeuvre des dispositifs de régulation de ces désordres. Au-delà du seul rétablissement de l'ordre, ces dispositifs sont porteurs d'enjeux éducatifs les enseignants tentent de faire participer les élèves à la résolution des problèmes, d'engendrer chez eux une posture réflexive, voire d'enseigner des compétences sociales. Certains de ces dispositifs sont connus et font l'objet d'une valorisation sociale, comme par exemple le conseil d'élèves. D'autres existent de manière plus clandestine : alors que les enseignants éprouvent une forme d'efficacité dans leur mise en oeuvre, ils préfèrent en taire la réalité du fait de l'illégitimité présumée de leur intérêt éducatif. Sans a priori sur leur valeur pédagogique, cette étude se centre sur l'appropriation de ces dispositifs par des enseignants en analysant leur activité effective en classe. Il s'agit de savoir ce qui, chez ces acteurs, fait tantôt ressource ou contrainte dans des situations de travail ordinaire. C'est à partir de ces constats qu'une expérimentation est coconçue entre enseignants et chercheurs : la régulation des désordres y est envisagée à partir d'une démarche d'enquête avec les élèves. Les désordres vécus y apparaissent comme des opportunités d'apprentissages.
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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