Bonaccorsi Julia ; Bourdaa Mélanie ; Raichvarg Dan
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782336307343
Les noces entre l'art et la technique sont anciennes et la technique apparaît tour à tour objet, sujet et support de création, mais aussi de diffusion et de circulation sociale de l'art. Les approches esthétiques et sémiologiques ont rarement pris la mesure de la dimension communicationnelle, voire communicante, de cette rencontre. Que l'on songe au frontispice de la Fabrique du Corps Humain de l'anatomiste de la Renaissance André Vésale gravé par le Titien, aux lanternes magiques et à leurs porteurs au XIXe siècle, au début du cinéma des Frères Lumière avec l'arrivée en gare de La Ciotat et ses effets-public. De fait, le mode d'existence communicationnel de l'art est d'autant plus opérant dans l'espace public que la technique est elle-même considérée non comme un instrument ou une matière mais un objet social. Numériques, les techniques contemporaines constituent à l'évidence des supports de médiation et de diffusion qui modifient les "mondes de l'art". Au-delà des objets-oeuvres ainsi produits, cet ouvrage, issu des t présentations faites au XIXe Congrès de la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication, présente les recherches sur les reconfigurations que le numérique apporte à ces pratiques créatives. Quelles sont les représentations des acteurs de ces arts et de leurs usages de ces dispositifs ? Peut-on réfléchir à une nouvelle sociabilité des arts ainsi recomposés ...
Nombre de pages
216
Date de parution
20/05/2015
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336307343
Titre
Arts et créations au prisme des TIC
Auteur
Bonaccorsi Julia ; Bourdaa Mélanie ; Raichvarg Dan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20150520
Nombre de pages
216,00 €
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Ce numéro de Culture & Musées propose des analyses d'objets variés permettant de déchiffrer les modèles, les valeurs et les croyances qui constituent la circulation sociale de la lecture.
Au XXe siècle, la nouvelle matérialité numérique de l'écrit fonde l'écran, au singulier, comme une véritable forme culturelle infléchissant les repères de la culture écrite imprimée. Les peintres et les photographes avaient nourri les imaginaires de la culture écrite par les scènes de genre que sont les « scènes de lecture ». Aujourd'hui, que sont nos « scènes de lecture » ? Que nous apprennent-elles de la lecture comme pratique sociale, culturelle, matérielle et comme expérience à la fois standardisée, sensible et contingente ? À l'encontre des discours pointant les « dangers de l'écran » ou ses bienfaits essentialisés, l'ouvrage interroge la culture visuelle de la lecture sur écran à partir d'une investigation sémiologique et critique dans trente années d'images publicitaires, artistiques, institutionnelles ou encore privées. Largement illustrées, ces Fantasmagories de l'écran témoignent de l'imprégnation sociale et triviale de nouveaux rapports au visible et au lisible dans la culture écrite.
Bonaccorsi Julia ; Collet Laurent ; Raichvarg Dani
Historiquement, "la culture", les objets, les "êtres" culturels ou de l'ordre du culturel, les phénomènes culturels ou de l'ordre du culturel sont inscrits dans le temps selon des temporalités elles-mêmes plus ou moins longues : durée de la création d'une oeuvre, transformation d'un objet - oeuvre, édifice... - en un objet patrimonial, installation de ces objets dans la culture. Cependant, l'arrivée des industries dites culturelles a rompu cette approche : multipliant les "produits", elles nous font entrer dans une nouvelle ère, celle de leur reproductibilité quasi permanente et à l'infini et de leur production-consommation rapide. Quelles sont les spécificités de nos approches pour comprendre comment se fait la conjugaison des temps courts et des temps longs, des temporalités linéaires, non linéaires et polylinéaires ? Quelle place alors peuvent revendiquer les dispositifs communicationnels et les systèmes d'information dans cette inscription (ou dés-inscription) culturelle de ces objets ? Quels sont les outils conceptuels et les méthodes des sciences de l'information et de la communication pour les comprendre ? Quels sont aussi nos propres obstacles épistémologiques alors que nos recherches développent un fort tropisme pour l'actualité? Cet ouvrage rend compte en deux temps de ces deux moments qui témoignent d'une rupture temporelle, historique, sociale suffisamment forte pour les distinguer : les temporalités industrielles et les temporalités patrimoniales des objets culturels.
C'est paraît-il Michel-Ange qui nomme la porte du baptistère de Florence réalisée en bronze par Lorenzo Ghiberti entre 1425 et 1452 la « Porte du Paradis », cette oeuvre lui paraissant parfaite en tous points. Ce livre conte, à travers mots et images, l'histoire du tirage en plâtre de cette oeuvre détenu par le Musée des moulages de l'université Lumière Lyon 2 et de sa récente restauration. Il n'y eut que trois opérations de moulage intégral de la Porte de Ghiberti en cinq cents ans, en 1772, 1865 et 1943, dont sont issus des tirages en plâtre qui se disséminent dans le monde entier : de nombreux musées souhaitent en effet acquérir une copie de cette oeuvre majeure de la Renaissance italienne. En 1841, la ville de Lyon en acquiert un tirage, installé dans la grande salle du musée des beaux-arts afin que les élèves de l'École royale des beaux-arts attenante puissent l'étudier. En 1913, l'historien de l'art Henri Focillon crée un musée des moulages d'art médiéval et moderne au sein de la Faculté des lettres de Lyon auquel le tirage de la Porte du Paradis de Ghiberti est cédé en 1936. La monumentale porte est alors placée en réserve faute de place. Il était temps de lui redonner son lustre et sa place dans les collections du Musée des moulages de l'université Lumière Lyon 2. C'est cette aventure que documente cet ouvrage notamment illustré par les étudiant.es de l'école de dessin Émile Cohl.