Ghiberti à Lyon. La Porte du Paradis, du moulage à sa restauration (1841-2025)
Betite Sarah ; Bonaccorsi Julia
PU LYON
15,00 €
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EAN :9782729714772
Emblématique de la Renaissance italienne, la Porte du Paradis, oeuvre monumentale en bronze doré réalisée entre 1425 et 1452 pour le baptistère de Florence par Lorenzo Ghiberti, n'a fait l'objet que de trois moulages intégraux durant sa longue histoire. Ces derniers ont permis la production de nombreux tirages en plâtre et la diffusion de ce chef-d'oeuvre dans le monde entier au XIXe et au XXe siècles au sein des académies européennes des beaux-arts, des universités et des musées, à des fins pédagogiques et artistiques. Acquis en 1841 par la ville de Lyon et exposé dans la grande salle du musée des Beaux-Arts, le tirage en plâtre lyonnais est cédé en 1936 à la faculté des lettres. Faute d'espace, il est alors démonté et déplacé de réserve en réserve pendant quatre-vingt-sept ans. En 2025, cette oeuvre retrouve sa place au sein du musée des Moulages de l'université Lumière Lyon 2 après une campagne de restauration hors norme, que relate cet ouvrage richement illustré, notamment par les élèves dessinateurs de l'école Emile Cohl.
Nombre de pages
169
Date de parution
27/03/2025
Poids
272g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729714772
Titre
Ghiberti à Lyon. La Porte du Paradis, du moulage à sa restauration (1841-2025)
Auteur
Betite Sarah ; Bonaccorsi Julia
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
272
Date de parution
20250327
Nombre de pages
169,00 €
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Ce catalogue accompagne l'exposition éponyme qui aura lieu au Musée des moulages de l'Université Lumière Lyon 2 du 17 septembre 2021 au 27 mars 2022. Cette exposition célèbre la Révolution grecque de 1821, conflit durant lequel les Grecs, soutenus par la Russie, le Royaume-Uni et la France, obtinrent leur indépendance de l'Empire ottoman. Dès lors, les archéologues purent lancer des fouilles, dont les résultats furent diffusés dans toute l'Europe. Cet événement nourrit la tradition philhellénique lyonnaise et se concrétisa par la création d'un musée des moulages en 1899, mettant à l'honneur l'histoire de l'art grec antique. L'exposition évoque d'abord les découvertes faites sur le sol grec avant 1821 à travers trois moulages d'oeuvres célèbres, l'Apollon de Choiseul Gouffier, la Korè de Lyon et la Vénus de Milo. Est alors abordée la redécouverte d'Athènes, notamment à partir du plan-relief de l'Acropole et des moulages des fameuses Caryatides. Viennent ensuite les merveilles exhumées à Delphes, telles que le sphynx des Naxiens, la frise du trésor de Siphnos ou le célèbre aurige. Sont enfin mises à l'honneur les figures de l'archéologue Salomon Reinach, dont les statuettes originales de Tanagra, récemment retrouvées dans un coffre-fort, seront présentées dans l'exposition, ou le photographe Fred Boissonnas, dont les images sur plaques de verre documentent plusieurs campagnes de fouilles. Ce sont ainsi plus de 170 oeuvres originales, moulages, photographies et documents qui sont ici rassemblés et présentés.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.