Eleutheria ! Retour à la liberté. Découvrir et transmettre l'Antiquité depuis la Révolution grecque
Wurmser Hélène ; Betite Sarah
PU LYON
25,00 €
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EAN :9782729712549
Ce catalogue accompagne l'exposition éponyme qui aura lieu au Musée des moulages de l'Université Lumière Lyon 2 du 17 septembre 2021 au 27 mars 2022. Cette exposition célèbre la Révolution grecque de 1821, conflit durant lequel les Grecs, soutenus par la Russie, le Royaume-Uni et la France, obtinrent leur indépendance de l'Empire ottoman. Dès lors, les archéologues purent lancer des fouilles, dont les résultats furent diffusés dans toute l'Europe. Cet événement nourrit la tradition philhellénique lyonnaise et se concrétisa par la création d'un musée des moulages en 1899, mettant à l'honneur l'histoire de l'art grec antique. L'exposition évoque d'abord les découvertes faites sur le sol grec avant 1821 à travers trois moulages d'oeuvres célèbres, l'Apollon de Choiseul Gouffier, la Korè de Lyon et la Vénus de Milo. Est alors abordée la redécouverte d'Athènes, notamment à partir du plan-relief de l'Acropole et des moulages des fameuses Caryatides. Viennent ensuite les merveilles exhumées à Delphes, telles que le sphynx des Naxiens, la frise du trésor de Siphnos ou le célèbre aurige. Sont enfin mises à l'honneur les figures de l'archéologue Salomon Reinach, dont les statuettes originales de Tanagra, récemment retrouvées dans un coffre-fort, seront présentées dans l'exposition, ou le photographe Fred Boissonnas, dont les images sur plaques de verre documentent plusieurs campagnes de fouilles. Ce sont ainsi plus de 170 oeuvres originales, moulages, photographies et documents qui sont ici rassemblés et présentés.
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Nombre de pages
186
Date de parution
16/09/2021
Poids
788g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782729712549
Titre
Eleutheria ! Retour à la liberté. Découvrir et transmettre l'Antiquité depuis la Révolution grecque
Auteur
Wurmser Hélène ; Betite Sarah
Editeur
PU LYON
Largeur
220
Poids
788
Date de parution
20210916
Nombre de pages
186,00 €
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André Wurmser naquit peu avant le siècle et, après des études baroques, exerça des métiers désagréables. Gallimard publia son premier roman en 1929. Romancier, nouvelliste, essayiste, Conseils de révision obtint le Grand Prix de la critique et La comédie inhumaine a projeté une lumière que certains disent nouvelle et d'autres trop crue sur les rapports de Balzac, de son oeuvre et de son temps avec l'argent, il écrit, dans le même sens, depuis près de quarante ans, un "billet" quotidien. Ce n'est donc pas sans raison que ses mémoires s'intitulent Fidèlement vôtre et que la plupart des critiques ont parlé de son amour des hommes. C'est justement à propos du Nouveau kaléidoscope qu'André Stil écrivit : "Chaque matin, dans son miroir, il nous voit." Le dernier kaléidoscope, comme les deux précédents recueils, se compose de nouvelles brèves. Elles sont de toutes les couleurs, du riant au sévère, et de tous les temps, de 1910 à l'an 2000. La plus courte a quelques lignes, la plus longue quelques pages. Le dernier kaléidoscope est encadré de deux tout petits romans. Le tueur de l'Yonne a quelque chose du roman policier : plusieurs crimes et, au bas mot, un assassin. Qui ? Lui ? Déjà, une nouvelle de Courrier de la solitude affirmait que "les choses sensuelles sont secrètes et terribles". Mais Le tueur de l'Yonne est surtout une interrogation sur la fragilité des images et l'instabilité de la confiance. La conscience professionnelle a quelque chose d'un roman historique. Le journaliste de province dont est rapportée la longue carrière est banal : c'est sa force. Ses billets quotidiens, débordant de bon sens, de sarcasmes amusants et d'opinions rassurantes, paraissent du début des années trente à la fin des années soixante, avec une courte interruption après juillet 1944. Ainsi nous est-il rappelé ou appris comment ces années ont été ressenties et vécues, sinon par M. Tout-le-monde, du moins par son porte-parole." Bulletin Gallimard n° 313, mars 1982.
Le kaléidoscope se compose de nouvelles brèves. Elles sont de toutes les couleurs, du riant au sévère, et de tous les temps. La plus courte a quelques lignes, la plus longue quelques pages. Quand ce recueil parut pour la première fois, Vercors a pu en dire : "Je ne crois pas avoir jamais rencontré jusqu'ici l'équivalent... Si ces soixante-dix nouvelles m'ont tellement frappé, c'est parce qu'elles inaugurent un genre, et que leur modernité est éclatante", et Robert Kanters, dans Le Figaro littéraire : "Cocteau ? Supervielle ? Pas du tout : André Wurmser, et ce n'est pas plus mal." André Wurmser a publié depuis ce premier recueil Le nouveau kaléidoscope et Le dernier kaléidoscope, un ensemble étonnant où, en cent actes divers, il capte l'air de notre siècle.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Ce bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.