Les célébrations vinaires. Des dionysies à la Saint-Vincent
Boller Bernard ; Lahouati Bruno ; Roulot Benoît
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782140312267
Homo sapiens a constaté qu'après un certain temps de macération, les fruits, les agrumes ou les graminées se commuaient en un breuvage qui le métamorphosait. Il s'est interrogé sur ce phénomène. L'alcool était né et son dépositaire, le vin, ne tarda pas à être vénéré.Les diverses civilisations qui ont connu cette boisson, pas tout à fait comme les autres, au gré des circonstances et des opportunités, élaborèrent leur mythologie, voire leur religion, en proclamant ce breuvage démiurgique.Durant huit millénaires, cette humanité s'est évertuée à recycler, fusionner et récupérer ces rites ou ces cultes. L'auteur nous invite à les revisiter, soulignant les divers réemplois parvenus jusqu'à nous. Il nous décrit le continuum insoupçonné ouvrant sur des phénomènes de syncrétisme, puis nous convie à parcourir l'espace et le temps de cette exceptionnelle dévotion pour le vin.
Nombre de pages
186
Date de parution
28/12/2023
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140312267
Titre
Les célébrations vinaires. Des dionysies à la Saint-Vincent
Auteur
Boller Bernard ; Lahouati Bruno ; Roulot Benoît
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20231228
Nombre de pages
186,00 €
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Les aèdes et les minnesingers, voire les poètes, ont toujours raison, ils chantent l'avenir du passé. Selon le Chant des Nibelungen, rédigé en moyen haut-allemand au XIIIe siècle et qui a renouvelé les épopées grécolatines, le plus fabuleux trésor du monde repose au fond du Rhin, sous la ville de Worms. Son principe réside dans une source d'or, d'amour et de joie pour ses détenteurs, tant qu'ils n'en font pas usage pour leur propre pouvoir. Au sein de cette anastylose littéraire, nous donnons la parole aux descendants des Nibelungen. Ils ont cru reconnaître en la République française le trésor du Rhin.
Bataillons de typographes (1870-1871) : de la casse au ,fusil, en convoquant de nombreux polygraphes contemporains de l'époque, fait émerger les prolo-propagandes, sources des débats qui alimentent encore aujourd'hui le mouvement ouvrier. A la fin du Second Empire, les idéologies se construisent. et tout naturellement, premiers lecteurs et dépositaires, les typographes en sont les principaux vecteurs. Fait social et fait politique, lors de la naissance de la IIIe République, deviennent alors indissociables. Après la décapitalisation de Paris au profit de Versailles, ces ouvriers lettrés furent profondément humiliés car, le 8 février 1871, ils avaient en masse voté républicain, et l'Assemblée nationale restait dominée par les députés royalistes. Selon le rapport présenté en 1875 (levant l'Assemblée nationale par le général Félix Appert, les ressortissants du livre fournirent mille cinq cents hommes au mouvement insurrectionnel dont : deux lieutenants-colonels, quatorze commandants, soixante-quatorze capitaines, quarante-neuf lieutenants, cinquante-trois sous-lieutenants et soixante-neuf sous-officiers. Mais ce rapport omet trois généraux fédérés (Jules Rergeret, typographe, Emile Eudes et Napoléon La Cécilia, correcteurs). Le temps et les générations passant, l'important lien émotionnel s'est rompu. Seuls les archives, les témoignages et les objets subsistent. Que ces hommes fussent anarchistes, ateliéristes, blanquistes, communistes, fouriéristes, francs-maçons, internationalistes, proudhoniens, possibilistes, réformistes ou socialistes ; tous (le et du caractère, ils ont marqué d'une empreinte indélébile la culture des ouvriers du livre. Leurs sensibilités perdurent ; elles innervent encore aujourd'hui les organisations syndicales représentatives du Labeur et de la Presse.