Le devoir de l'Homme africain. Repenser la démocratie et la culture négro-africaine
Bolambuli Bosinga Francky ; Ngoma-Binda Elie P.
L'HARMATTAN
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EAN :9782336439358
La démocratie est née en Grèce des réformes de Clisthène en 508 av. J. -C. Démocratie directe qui vaut l'acte de naissance du concept et de la notion d'un gouvernement du peuple par lui-même et par une loi égale pour tous, ce qui signifiait pour les Grecs iségoria et tirage au sort. La démocratie représentative, elle, résultant de révolutions française et américaine de la fin du XVIIIe siècle, se distingue par la loi positive, la séparation des pouvoirs et le pluralisme politique. Le procès des démocraties africaines sous le prisme de leurs propres résultats, d'après Elie P. Ngoma-Binda, fait état de démocraties de seconde zone qui se muent en démocratures, s'apparentent aux Etats patrimoniaux, excluent la femme de la sphère politique. La " culture africaine " entretient plutôt des rapports de compatibilité avec la démocratie moderne. Elle n'est point un obstacle au développement et à la démocratie. Sa puissance germinale ne laisse d'interroger l'aptitude des Africains. Ces derniers doivent posséder leur passé, s'interroger eux-mêmes sur leur culture, et fournir à cette dernière de nouveaux ferments culturels pour une nouvelle vie démocratique en Afrique et au monde.
Nombre de pages
208
Date de parution
07/11/2024
Poids
248g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336439358
Titre
Le devoir de l'Homme africain. Repenser la démocratie et la culture négro-africaine
Auteur
Bolambuli Bosinga Francky ; Ngoma-Binda Elie P.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
248
Date de parution
20241107
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...