Géographies esthétiques de l'imaginaire postcolonial. Ecriture romanesque et production de sens chez
Bojsen Heidi
L'HARMATTAN
29,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296564527
Géographies esthétiques de l'imaginaire postcolonial propose la première lecture comparative faite de la production littéraire, et plus particulièrement romanesque, de deux écrivains, parmi les plus représentatifs au sein de la francophonie actuelle : Patrick Chamoiseau (Martinique) et Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire). Cette lecture en miroir et en parallèle pourra surprendre. Mais on verra comment l'étude de la représentation esthétique de certaines notions ("ethnicité", "race", "sexe", "histoire") offre des axes d'étude éclairants et justifie une comparaison, au sens le plus large et le plus souple du terme. Le présent ouvrage, centré sur la question de la production du sens littéraire, prend appui sur un large appareil conceptuel qui s'inspire, entre autres, des travaux de Mikhaïl Bakhtine, Michel Foucault, Edward Said et Edouard Glissant. Mais, plus profondément, cette contribution à une poétique comparée a pour originalité d'exploiter de nombreuses références aux théories "postcoloniales" qui sont loin d'être connues et diffusées dans l'espace francophone, alors qu'elles sont largement acceptées et développées dans le monde anglophone. C'est donc aussi une mise en dialogue continue qui est ici proposée, une forme singulière d'interculturalité littéraire et critique, entre des démarches critiques encore mal comprises ou acceptées dans le contexte français ou francophone, et des recherches menées sur deux oeuvres majeures qui illustrent, à des degrés divers et selon des spécificités évidentes, ce que l'on nomme, aujourd'hui, "la francophonie".
Nombre de pages
278
Date de parution
19/07/2011
Poids
425g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296564527
Titre
Géographies esthétiques de l'imaginaire postcolonial. Ecriture romanesque et production de sens chez
Auteur
Bojsen Heidi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
425
Date de parution
20110719
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...