Jérôme Lalande (1732-1807). Une trajectoire scientifique
Boistel Guy ; Lamy Jérôme ; Le Lay Colette
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753509917
Qu'est-ce qu'être astronome au siècle des Lumières? Comment caractériser ses activités, ses pratiques, ses réseaux et ses insertions institutionnelles? Cette biographie à plusieurs voix de Jérôme Lalande propose de décrire les espaces sociaux, scientifiques et culturels qui ont façonné son parcours de savant. L'inscription dans le champ astronomique du XVIIIe siècle constitue une première entrée pour saisir une trajectoire scientifique d'abord ancrée dans des institutions prestigieuses de légitimation. Professeur au Collège de France, organisateur d'un réseau informel d'élèves qu'il forme lui-même, Lalande s'est toujours efforcé de construire des places fortes pour pratiquer l'astronomie. La Révolution lui donne l'occasion de mettre un oeuvre ses idéaux organisationnels sous la forme du Bureau des longitudes qu'il imagine en point nodal de l'astronomie française. Le travail épistolaire, indispensable à Lalande pour maintenir son réseau de relations, offre une deuxième entrée pour retracer la trajectoire de l'astronome. Très tôt inséré dans l'espace européen des sciences, Jérôme Lalande use de sa correspondance pour amasser les observations, transmettre des mémoires, affermir ses positions institutionnelles et organiser les controverses. L'implication de Lalande dans les affaires de son temps organise la troisième entrée. La constitution du champ astronomique et la solidification progressive des repères disciplinaires n'empêchent pas un investissement scientifique et technique de Lalande bien au-delà de ses travaux de prédilection. Dissertant sur l'ingénierie hydraulique du Canal du Midi, rédigeant le compte rendu d'un long séjour en Italie ou défendant sa conception particulière de l'athéisme, Jérôme Lalande façonne son époque autant qu'il est façonné par elle.
Nombre de pages
234
Date de parution
21/01/2010
Poids
378g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509917
Titre
Jérôme Lalande (1732-1807). Une trajectoire scientifique
Auteur
Boistel Guy ; Lamy Jérôme ; Le Lay Colette
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
378
Date de parution
20100121
Nombre de pages
234,00 €
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Objet naturel par essence, au coeur des mythes et des religions, le Soleil est un objet partagé par tous et à toute époque. Vu et ressenti par tout un chacun, inaccessible mais aux effets sensibles, objet construit et travaillé dans des champs et des institutions de natures diverses, le Soleil ne peut évidemment laisser place qu'à l'interprétation. Face à cet objet universel, nombre de questions émergent quant à la spécificité de l'astre : comment le Soleil devient-il un objet scientifique ? Sur quels consensus une image solaire se construit-elle ? Une fois cette image stabilisée à un moment et un endroit donné, comment devient-elle opérante ? Comment peut-elle structurer les sociétés ? Cet ouvrage rassemble des contributions d'historiens et de philosophes des sciences, d'historiens de l'architecture, et d'astrophysiciens spécialistes du Soleil. Il permet de croiser des regards et de construire une cartographie plurielle d'un objet scientifique ambigu et de son histoire.
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Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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