Hydropolitique du Nil. Du conflit à la coopération ?
Boinet Edouard ; Barthe-Gay Clarisse ; Monédiaire
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782296991705
Source de vie, l'eau pourrait aussi devenir au XXIe siècle source de conflit. L'explosion démographique actuelle implique en effet une compétition accrue pour cette ressource dont la disponibilité d'ores et déjà limitée localement est, de plus, rendue incertaine par les changements climatiques. Le Nil correspond clairement à ce cas de figure et certains experts s'accordent à en faire l'épicentre le plus probable des futures "guerres de l'eau". Sa configuration particulière a tout de la poudrière : l'Etat d'aval égyptien est à la fois le riverain le plus vulnérable hydriquement et le plus puissant militairement. Il pourrait en conséquence opter pour la confrontation face aux Etats d'amont qui projettent de développer leur exploitation du fleuve. L'étude de l'hydropolitique régionale révèle pourtant au contraire un basculement récent du conflit vers la coopération. Le régime juridique nilotique semble s'orienter vers une gestion intégrée de la ressource grâce à l'appui d'autres facteurs : développement du droit international, évolution des rapports de force et soutien d'acteurs extérieurs au bassin. Ces leviers pourraient être utilement mobilisés dans la résolution de conflits hydriques similaires. Autre enseignement, l'approche intégrée touche à des questions sensibles de souveraineté étatique (sécurité alimentaire, sujétion des politiques économiques nationales à une planification régionale) ; si elle est adoptée malgré cela, c'est parce qu'elle permet une gestion réellement plus efficace des ressources. Cette gestion supranationale ? condition nécessaire mais non suffisante à l'exploitation durable des ressources naturelles ? doit s'accompagner d'une profonde remise en cause de nos modes de développement.
Nombre de pages
222
Date de parution
31/08/2012
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296991705
Titre
Hydropolitique du Nil. Du conflit à la coopération ?
Auteur
Boinet Edouard ; Barthe-Gay Clarisse ; Monédiaire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20120831
Nombre de pages
222,00 €
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En Afrique de l'Ouest comme dans d'autres Suds, la crise de l'eau est déjà une réalité. Ce second ouvrage d'Edouard Boinet analyse avec pertinence et clarté la réponse ambitieuse qu'y ont apportée les Etats riverains du fleuve Sénégal : la mise en place de l'OMVS, un cadre institutionnel et juridique comptant parmi les plus avancés du globe dans le domaine de la gestion de l'eau. Malgré le succès initial éclatant de son approche inédite basée sur la planification régionale et la copropriété de grands ouvrages hydrauliques, l'OMVS a essuyé de nombreux revers (faiblesse des résultats, graves externalités négatives). Sa force première réside, en fin de compte, dans sa grande capacité d'adaptation. L'organisme a su en effet intégrer et dépasser ses propres limites. Dresser le bilan de ses réussites comme des leçons tirées de ses échecs permet d'élaborer des recommandations concrètes sur le modèle à suivre.
Pourquoi manque-t-on d'audace en France ?- 94 % des Français jugent l'audace utile en milieu professionnel. (IPSOS)- 83 % pensent que l'audace est difficile à obtenir. (IPSOS)- 47 % des Français pensent que l'audace, c'est pour les autres !Les avis divergent sur ce trait de personnalité, si certains pensent qu'il est inné, d'autres considèrent les audacieux comme de simples têtes brûlées.Pourtant, le manque d'audace est lié à différents facteurs, comme le manque de confiance en soi et la peur de l'échec, la peur du regard des autres... Rien qui ne peut se dépasser !Il est faux de croire qu'être audacieux est réservé aux élites, chacun, à son échelle, peut le devenir.Dans cet ouvrage, vous apprendrez à vous réconcilier avec la notion d'audace.Prenez conscience que ce petit quelque chose, vous l'avez déjà en vous, et qu'en osant, vous vous donnerez la chance de réaliser vos rêves les plus fous !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...