
L'Apprenti Japonais
Je n'ai pas fait le japon. Après quinze années d'un séjour quasi ininterrompu, je suis au japon sans y avoir rien vu. Je ne me suis jamais offert les services d'une geisha et n'ai croisé aucun samouraï, je n'ai pas assisté à la parade du mariage princier et l'extrême droite nippone a négligé de m'insulter, je n'ai pas visité le temple d'or de Kyôto et ne me suis pas plus approché des cerfs de Nara, je n'ai passé aucune nuit dans un hôtel capsule ni aperçu un seul pousseur dans le métro de Tôkyô... Mais il y a pire, l'incompréhensible, l'inexcusable négligence, j'ose à peine l'avouer: je suis au japon sans avoir vu le Mont Fuji! Que vont penser mes anciens amis de Nancy, eux qui parvenaient, chaque été et avec quel brio, à visiter toutes les choses indispensables d'un pays, en un mot à le "faire'? Ainsi Michel qui, en juillet 1987, avait fait la Thaïlande, ou ce vieux Roger, à qui il n'avait pas fallu plus de trois semaines pour faire la Chine! Voilà bien un souvenir, celui de mes chers amis, qui m'invite à l'humilité, peut-être au regret: non, décidément, je n'ai pas fait le japon. Biographie de l'auteur Lauréat de la première bourse annuelle de manga Kôdansha en 1993, Frédéric Boilet part s'installer au japon, où il vit encore aujourd'hui. Avec Benoît Peeters, il réalise deux albums sur le thème de son pays d'accueil: Love Hotel et Tôkyô est mon jardin. En 2001, il organise l'Événement Nouvelle Manga à Tôkyô et publie l'Épinard de Yukiko, un album aujourd'hui traduit en huit tangues. Ses bandes dessinées, illustrations et articles paraissent régulièrement dans la presse japonaise, aux tirages souvent extraordinaires (Big Comic, 900.000 ex., Asahi Shimbun, S millions d'exemplaires...). Premier auteur occidental à avoir réussi à s'imposer au japon, il joue au fil des années un rôle de plus en plus actif entre BD et manga, adaptant en français Quartier lointain de Jirô Taniguchi ou l'Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge, en japonais Petit Vampire de Joann Sfar ou l'Ascension du Haut Mal de David B. Frédéric Boilet dirige également la collection Sakka, lancée en octobre 2004 chez Casterman."
| Nombre de pages | 240 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2006 |
| Poids | 680g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9782874490057 |
|---|---|
| Titre | L'Apprenti Japonais |
| Auteur | Boilet Frédéric |
| Editeur | IMPRESSIONS NOU |
| Largeur | 170 |
| Poids | 680 |
| Date de parution | 20060101 |
| Nombre de pages | 240,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LE RAYON VERT
BOILET FREDERICUn homme en quête de son passé, à la recherche d'un rêve d'enfant; deux jeunes femmes curieuses et volontaires; un violoncelliste, poète et serein, un peu fou; l'astronome résident du Pic du Midi, mystérieux, clairvoyant; deux enfants sur les toits de la cathédrale de Strasbourg: tous convergent, parfois sans le savoir, vers l'aube rare et matinale du rayon vert. "C'est que ce rayon, dit jules Verne, a pour vertu de faire que celui qui l'a vu ne peut plus se tromper sur les choses de sentiment; c'est que son apparition détruit illusions et mensonges; c'est que celui qui a été assez heureux pour l'apercevoir une fois, voit clair dans son coeur et dans celui des autres." En 1985, alors jeune auteur de 25 ans, Frédéric Boilet réalise le Rayon vert, paru en 1987 chez Magic Strip. Il y expérimente une méthode de travail qui est encore la sienne aujourd'hui, entre reportage de terrain, autobiographie et fiction, et pour laquelle il recourt à la photo et à la vidéo: l'ouvrage, très remarqué, marquera un tournant dans sa carrière. Épuisé depuis vingt ans, le Rayon vert paraît enfin dans une nouvelle édition, avec des couleurs restaurées et une postface détaillée, illustrée de documents inédits.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

L'EPINARD DE YUKIKO
BOILET FREDERICVous étudiez toujours vos modèles d'aussi près ?"Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Tôkyô est mon jardin. Précédé de Love Hotel
Boilet Frédéric ; Peeters Benoît ; Taniguchi JirôRésumé : Parus initialement dans les années 1990, Love Hotel et Tôkyô est mon jardin ont alors ouvert une première porte sur le Japon contemporain, et notamment l'étrange vie menée par les gaijin. La réédition de ces albums en un volume unique, augmenté d'une postface richement illustrée, permet d'apprécier la justesse d'un roman graphique précurseur, annonciateur de la vague des récits de voyage et de l'intime, et de celle du Japon.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 €
Du même éditeur
-

Paysage sans Véronique
Mertens Pierre ; Maingain BernardRésumé : Une des meilleures lectrices que j'ai eu le bonheur de connaître - de celles qui rendent heureux d'être un écrivain - est morte bien trop tôt, dans de mystérieuses conditions. Aussi, je lui devais ce livre qui rend hommage à celle qui aurait pu, qui aurait dû, devenir écrivain à son tour. - P.M.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Le temps de l'écrivain
Dellisse LucLa littérature est en état d'alerte générale. Tout le monde semble d'accord là-dessus. Les éditeurs, les libraires, les diffuseurs, les journalistes ont cessé d'être simplement inquiets : ils ont adopté le pessimisme comme feuille de route. Les médias, accompagnant à leur manière le recul de la création, sont les premiers à sonner le glas. La littérature va mal, la lecture va mal, le métier va mal. Tel est le leitmotiv. Et les écrivains, dans tout cela ? Pour un créateur véritable, lancé dans son entreprise comme dans une course de fond, ce requiem n'est pas nouveau. Tout s'est très mal passé depuis toujours : rareté, pauvreté, incompréhension. Certes, les données actuelles ne sont pas bonnes. La baisse du niveau scolaire, l'anémie de la langue, le règne des écrans, le recul de la lecture, la poussée invincible de l'intelligence artificielle, créent un contexte particulier, dans ce siècle a-littéraire. Mais le pari de faire une oeuvre et de créer un cercle de lumière autour de soi reste ce qu'il est depuis près de mille ans : solitaire et radical. Etre écrivain est une aventure sans garde-fou. L'enjeu : se servir de la langue, la plus forte, la plus souple possible, pour donner une durée au présent. En somme, c'est une chevalerie. On part à la recherche du Graal et le Graal n'est probablement qu'une légende. Mais aucune autre mission ne saurait être plus féconde. Seule la littérature a le pouvoir de changer les faux semblants en musique de vérité. Dans un monde déchiré, l'acte d'écrire dissipe les mirages. C'est une activité unique et par là même, irremplaçable. On n'en a pas encore fini avec les écrivains.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'Asturienne
Lamarche CarolineSans renoncer à la fluidité qui la caractérise, Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Arpentant une époque qui annonce le grand capitalisme et son cortège d'inégalités, elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, à la fine pointe d'une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les fortes personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite. Les témoins vivants qu'elle sollicite bousculent le tableau et en questionnent les pans cachés dont elle rend compte avec lucidité, consciente d'être égarée entre deux mondes. « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »Romancière et nouvelliste, Caroline Lamarche est lauréate du prix Rossel pour Le jour du chien (1996) et du prix Europe de l'ADELF pour Dans la maison un grand cerf (2017) avant d'être couronnée en Belgique par le Prix Quinquennal de Littérature. À la mort de son père, forte d'un rare trésor d'archives, elle entreprend le projet mémoriel qui l'occupera plusieurs années. Entretemps son dernier livre, Nous sommes à la lisière (Gallimard, 2019) obtient le Goncourt de la Nouvelle.4e de couverture : Sans renoncer à la fluidité qui la caractérise, Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Arpentant une époque qui annonce le grand capitalisme et son cortège d'inégalités, elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, à la fine pointe d'une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les fortes personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite. Les témoins vivants qu'elle sollicite bousculent le tableau et en questionnent les pans cachés dont elle rend compte avec lucidité, consciente d'être égarée entre deux mondes. « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »Romancière et nouvelliste, Caroline Lamarche est lauréate du prix Rossel pour Le jour du chien (1996) et du prix Europe de l'ADELF pour Dans la maison un grand cerf (2017) avant d'être couronnée en Belgique par le Prix Quinquennal de Littérature. À la mort de son père, forte d'un rare trésor d'archives, elle entreprend le projet mémoriel qui l'occupera plusieurs années. Entretemps son dernier livre, Nous sommes à la lisière (Gallimard, 2019) obtient le Goncourt de la Nouvelle.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Beauvoir et Sartre. Ecrire côte à côte
Demoulin EstherQue reste-t-il encore à dire sur le couple formé par Sartre et Beauvoir ? Après les mémoires de Beauvoir, après les nombreuses biographies qui leur ont été consacrées, on pourrait douter qu'une parole neuve puisse émerger. C'est pourtant l'ambition du livre Beauvoir et Sartre. Ecrire côte à côte qui envisage pour la première fois en détail le fonctionnement de la relation littéraire du couple. Deux écueils sont évités : penser le couple en termes d'influence, ce qui conduirait à une hiérarchisation vaine entre les auteurs ; penser le couple comme une simple collaboration entre deux écrivains. Le présupposé novateur de l'ouvrage est qu'il y a une spécificité du couple d'écrivains qui distingue cette relation d'une amitié ou d'une fratrie littéraire. Les habitudes communes du couple Sartre/Beauvoir ont entraîné des relectures assidues, la constitution d'une bibliothèque partagée et la mise en mots d'expériences existentielles vécues à deux. Et pourtant, Beauvoir et Sartre n'ont jamais souhaité écrire de livres à quatre mains et ont toujours insisté dans leurs interviews sur la singularité de leurs oeuvres respectives. Ce sont ces tensions que l'ouvrage d'Esther Demoulin explore, afin de proposer une lecture inédite de l'un des plus célèbres couples d'écrivains du XXe siècle. Esther Demoulin est agrégée de Lettres modernes, docteure de Sorbonne Université et maîtresse de conférences à l'université Paris Cité. Membre du comité scientifique de Fabula. org et de l'équipe Sartre de l'ITEM, elle s'intéresse aux questions de genre et aux liens entre littérature, politique et sociologie au sein de la prose narrative des XX-XXIe siècles. Beauvoir et Sartre. Ecrire côte à côte est son premier livre.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Méfiez-vous des femmes qui marchent
Abbs Annabel ; Vierne BéatriceAnnabel Abbs enquête sur les intellectuelles et femmes artistes qui ont pratiqué la randonnée. Elle montre comment cette activité a été pour elles une libération face aux contraintes et aux difficultés du quotidien. Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts. Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent. Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice. Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Les Routes de la soif. Voyage aux sources de la mer d'Aral
Gras CédricCédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).EN STOCKCOMMANDER8,70 € -

Bella Italia. Un itinéraire amoureux
Rancé ChristianeAmants, heureux amants, voulez-vous voyager ? " demandait La Fontaine en ajoutant : "Que ce soit aux rives prochaines." Aussitôt, ce sont les enchantements de l'Italie qui nous viennent à l'esprit, ce pays où la vie est un art, et où l'art est si vivant. Christiane Rancé nous invite à filer vers Gênes, à flâner autour des grands lacs, à rêver sur la lagune vénitienne. A ses côtés, nous redécouvrons la Toscane, le coeur de l'Ombrie, l'universalité de Rome, le feu de Naples et les sortilèges de la Sicile. Nous voilà à sonder l'âme italienne, ses paysages et ses hauts-lieux. A interroger les génies qui ont façonné cette terre - les césars et les papes, Michel-Ange, Raphaël, Dante, mais aussi Pasolini, Fellini ou Cristina Campo. Sous la plume alerte et enjouée de Christiane Rancé, ce voyage en Italie est une invitation à retrouver le gout du bonheur et de l'éternité.EN STOCKCOMMANDER10,50 €


