
Pour un féminisme de la totalité
Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs Ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les "droits des femmes" sont devenus un argument du maintien de l'ordre, des lois islamophobes à la politique d'incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d'autres, qu'on cite volontiers entre I'antilibéralisme et la défense de l'environnement. A l'inverse, ce livre propose de donner toute sa portée au féminisme, de restaurer sa vocation révolutionnaire, de clarifier sa contribution à tout projet de bouleversement de l'ordre des choses. En quoi transformer la famille, la sexualité, l'organisation de la reproduction sociale et biologique, le travail domestique ou encore le travail affectif implique-t-il de révolutionner la vie quotidienne, la santé, la culture, le travail salarié, le logement, la vie collective, les allocations sociales ? Comment les apports du féminisme noir permettent-ils de repenser le dépérissement de l'Etat ? Ce recueil, regroupant des textes fondateurs du féminisme marxiste et des articles plus contemporains, est un manuel à l'usage de celles et ceux qui ne se satisfont pas de transformations partielles, mais qui entendent changer le système dans sa totalité.
| Nombre de pages | 420 |
|---|---|
| Date de parution | 09/03/2017 |
| Poids | 430g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782354801526 |
|---|---|
| Titre | Pour un féminisme de la totalité |
| Auteur | Boggio Ewanjé-Epée Félix ; Magliani-Belkacem Stell |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 136 |
| Poids | 430 |
| Date de parution | 20170309 |
| Nombre de pages | 420,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les féministes blanches et l'empire
Boggio Ewanjé-Epée Félix ; Magliani-Belkacem StellFélix Boggio Ewanjé-Epée est étudiant en philosophie et participe aux comités éditoriaux de la Revue des Livres et de ContreTemps. Stella Magliani-Belkacem travaille aux éditions La fabrique. Ensemble, ils ont contribué à Nous sommes les indigènes de la République (2012) et ont coordonné l'ouvrage collectif Race et capitalisme (2012).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Race et capitalisme
Boggio Ewanjé-Epée Félix ; Magliani-Belkacem StellEn France. quand elle n'est pas tout simplement ignorée, la question raciale est prise en tenaille Il y a d'abord celles et ceux, les plus nombreux à gauche, qui en font une sorte de menace à la prise en compte des classes sociales et de l'exploitation économique. Il y a ensuite celles et ceux qui, souvent en réaction aux premiers, soulignent l'importance de traiter la race comme une construction identitaire Si l'on reconnaît alors au racisme et aux processus de racialisation la capacité de structurer le monde social, c'est au prix d'une séparation entre les problèmes liés à l'identité ou aux représentations d'une part, et les questions relatives à la domination sociale, au fonctionnement du capitalisme et aux luttes populaires d'autre part. La volonté qui traverse ce recueil est de donner à voir des points de vue, souvent non francophones, qui ne cèdent ni sur l'autonomie propre de la question raciale en tant que telle, ni sur son imbrication avec les luttes de classe, avec la problématique du droit à la ville ou encore sur les aspects économiques des disparités raciales Tout en présentant sous une forme didactique une recherche encore à mener en France, le livre s'efforce aussi d'introduire les premiers jalons d'une réflexion stratégique globale contre le système raciste, qui considère autant les défis posés par l'organisation autonome des non-Blanches que les enjeux d'une alliance avec les couches populaires blanches et leurs organisations.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER7,00 € -

Vivre sans ? Institution, police, travail, argent...
Lordon Frédéric ; Boggio Ewanjé-Epée FélixQue veut dire "vivre sans institution" ? Tout processus de destitution n'impliquet- il pas de réinstituer quelque chose ? Le slogan "soyons ingouvernables" contient-il, au-delà du cri de ralliement, la formule d'une vie sans police, sans économie, sans travail, sans pouvoir ? Dans cet échange vif avec Eric Hazan, Lordon fait d'abord oeuvre de clarification et de définition, "pour éviter les malentendus inutiles" , et ouvre un débat stimulant avec quelques-unes des thèses les plus fortes du Comité invisible.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

Nous sommes les indigènes de la République
Bouteldja Houria ; Khiari Sadri ; Boggio Ewanjé-EpLa France a été un Etat colonial... La France reste un Etat colonial." En janvier 2005, l'Appel des Indigènes de la république était lancé, signé par de nombreux militants politiques et associatifs ainsi que des intellectuels. Par la suite structurés en mouvement puis en parti, les Indigènes de la république proposent depuis sept ans une réinterprétation radicale, à travers les catégories de colonialité et de races sociales, des problématiques et des conflits qui traversent la société française : racisme et antiracisme, luttes de l'immigration et des quartiers populaires. Leur démarche a influencé tant les forces de gauche que les militants de l'immigration et des quartiers et marqué les questionnements de nombreux chercheurs et intellectuels. Cependant, beaucoup encore ne connaissent que leur Appel fondateur, ou quelques uns des nombreux textes qu'ils ont publiés. A travers cette anthologie de textes produits par Houria Bouteldja, Sadri Khiari et d'autres militants des Indigènes, on découvrira une réflexion politique novatrice en mouvement, articulée à une pratique militante qui bouscule le champ, finalement très conservateur, de la gauche antiraciste. Cette anthologie est accompagnée d'un entretien inédit mené par Félix Boggio Ewanjé-Epée et Stella Magliani-Belkacem : c'est l'occasion pour Houria Bouteldja et Sadri Khiari de restituer toutes les étapes traversées par le Parti des indigènes de la république et de poser les défis de demain.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

La révolution féministe
Koechlin AuroreLa quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Sagesse ou ignorance ? La question de Spinoza
Macherey PierreL'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

L'Occident, les indigènes et nous
Segré IvanA partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 € -

Bâtonner. Comment l'argent détruit le journalisme
Eustache SophieBâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 €
