Entre mémoire et oubli. Le destin croisé des héros et des victimes
Bogalska-Martin Ewa
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782747571722
Les sociétés humaines ont toujours été confrontées à la question de job : pourquoi ? Cette question se pose aujourd'hui à ceux qui cherchent à comprendre et à donner sens à la souffrance des victimes frappées par la violence aveugle, par l'injustice qui transforme à son tour les hommes en armes productrices de victimes. La question pourquoi ? a traversé les siècles, les groupes sociaux, sans jamais obtenir de réponse satisfaisante. Elle est au cœur du questionnement que l'homme développe sur lui-même depuis les origines de l'humanité mais, la question de job ne peut trouver de réponse définitive. L'ouvrage situe ces interrogations dans une perspective développée par la sociologie des formes symboliques de la connaissance. Car, bien avant que les idéologies de la pitié et de la miséricorde divine cèdent la place aux idéologies de l'aide, de la réparation, de la commémoration et de la reconnaissance, l'Occident a élaboré des cadres imaginaires pour pouvoir cacher ses victimes derrière les images puissantes de la tradition héroïque associée à la notion de progrès. Après Auschwitz et la révélation de la réalité vécue par les victimes de génocide, ce cadre était brisé. Depuis les années 80, la symbolique de la victime est projetée au cœur de la pensée moderne de l'Occident et la figure de victime fait partie, consciemment et/ou inconsciemment, de la mémoire collective. Pour nos contemporains, la mémoire des victimes représente un enjeu politique et juridique central dans les revendications de reconnaissance. Elle fonde des idéologies nouvelles qui accompagnent l'avènement de la Postmodernité. Il est possible que le choc ressenti en Occident après le 11 septembre 2001 produise aussi un effet sur la pensée victimaire. Il a déjà révélé l'existence d'un lien tragique unissant ceux qui pensaient maîtriser la violence et éloigner de leur société le spectre du destin victimaire et ceux, victimes marginalisées d'un monde global, qui considèrent que la violence et le sacrifice sont les seuls moyens de se faire entendre et de manifester leur révolte face aux multiples formes de domination.
Nombre de pages
374
Date de parution
02/12/2004
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747571722
Titre
Entre mémoire et oubli. Le destin croisé des héros et des victimes
ISBN
2747571726
Auteur
Bogalska-Martin Ewa
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
20041202
Nombre de pages
374,00 €
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Ce petit livre, destiné à tout lecteur concerné par les questions de construction des imaginaires contemporains, analyse l'implication de l'Eglise catholique romaine du XIXe siècle, comme institution à la fois religieuse et politique, dans le processus de formation des mythes modernes et, en particulier, celui de la liberté. Par l'intermédiaire d'une relecture des encycliques, l'analyse du discours pontifical montre la capacité de l'Église à suivre et guider les changements rapides qui se manifestent dans les sociétés européennes de l'époque. Perçue comme l'incarnation du profane, au début du XIXe siècle la liberté fait peur aux souverains pontifes. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les papes Pie IX et Léon XIII cherchent très activement à enraciner la doctrine ecclésiastique dans un monde en pleine mutation, à la connecter de manière moderne à l'histoire sociale des peuples européens qui luttent pour leur liberté. En 1885 Léon XIII écrit l'homme ne peut croire que de plein gré. Cette affirmation marque un moment décisif dans l'évolution de la pensée de l'Eglise sur la notion de liberté. Capable de reconnaître le bien, catholique et libre, l'homme ne s'éloigne pas de l'Eglise, au contraire, l'usage de sa liberté le conduit vers l'Eglise, car elle se trouve au coeur de l'acte de foi. Elle est sacrée. Le XXe siècle, peut s'alors engager dans les actions conduites au nom de la liberté et de la raison qui révéleront tous leurs paradoxes.
Entre la mémoire du passé et l'apparition toujours renouvelée du présent, quelle place occupe la victime dans l'imaginaire social contemporain ? Comment est-elle traitée dans le discours et les pratiques juridiques ? Dans quelle mesure, un destin victimaire partagé collectivement transforme ou fait émerger des constructions identitaires singulières ? Au-delà des réponses à ces questions, les analyses réunies dans ce volume montrent que la sociologie des victimes ne peut faire l'économie d'une réflexion sur la définition du concept et sur son statut épistémologique. Elles sont complétées par une vision anthropologique des manières de vivre la victimisation par des groupes d'immigrés illégaux, de déracinés, par des individus et des communautés brisées par les multiples formes de la violence, y compris celle de la misère. Trouvant son point d'ancrage dans l'analyse des expériences victimaires, la sociologie révèle ainsi sa capacité à rendre intelligible un vaste processus de production de discours et de négociation sociale et symbolique, qui statuent sur la légitimité de la violence, sur la posture de la victime " digne " de se voir reconnaître sa souffrance et avoir droit à réparation. La sociologie des victimes montre sa pertinence là où les sociologues interrogent l'avènement du sujet moderne dans un monde incertain de ses valeurs, monde déchiré par des forces contradictoires. Les auteurs montrent, comment, sans quitter le champ archaïque du sacré, la présence des victimes participe à la recomposition du droit et de l'action sociale, fait navre de nouveaux rites et participe à la construction de nouvelles utopies sociales qui, se déploient dans des champs religieux réinventés. La question de la victime est traitée ici de manière pluridisciplinaire, réflexive et empirique, dans un contexte global et plus particulièrement latino-américain.
La crise financière, la crise économique et la dette publique dévoilent la fragilité de la construction d'une zone euro privée des moyens d'une vraie politique économique et monétaire, ainsi que l'impact du fonctionnement des marchés financiers non régulés et déconnectés de l'économie réelle. L'absence de projet social cohérent devient, en ces temps de crise, particulièrement préjudiciable pour le devenir de la construction européenne.
Traditionnellement, l'identité nationale au Brésil fut construite autour de l'idée de démocratie raciale, allant de pair avec le développement d'une "spécificité positive" du peuple brésilien issu du métissage entre Blancs, Noirs et Indiens. Or, sous l'impulsion du président Lula, le pays connaît un tournant dans le traitement de la question ethnique. La préservation des minorités invisibles dans l'histoire et la culture brésilienne officielle s'exprime aujourd'hui avec force.
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.