La Consolation est un texte unique dans l'Antiquité où une figure allégorique, Philosophia, s'adresse à son élève (Boèce) et lui apporte la consolation de son enseignement (évidemment une présentation du monde de type néo-platonicien). Ce dialogue est l'?uvre d'un haut personnage romain chrétien, emprisonné et accusé de haute trahison, alors qu'il attendait la mort, vers 524 après J.-C. Cette situation "d'urgence" et d'imminence de la mort (pensons à celle de Socrate), démentie par la belle sobriété du texte, est devenue un modèle pour la philosophie, dernier rempart de la beauté et de la méditation, symbole de résistance à l'oppression et de méditation sur la condition humaine.La Consolation de Philosophie devait devenir l'un des ouvrages fondamentaux du Moyen Age, à côté de ceux de saint Augustin, de saint Benoît et de Bède le Vénérable. C'est évidemment aussi un lointain modèle de La Divine Comédie de Dante. Boèce est un parfait représentant de la haute culture italienne de l'époque, déchirée entre sa fidélité à une tradition classique tenace (les satires grecques ou latines, la philosophie grecque, les consolations de Cicéron, Ovide ou Sénèque) et les réalités politiques sous le règne de l'Empereur Justinien (occupation par les Goths, persécution des chrétiens, attrait d'un Orient encore brillant de sa vie culturelle).La présente traduction, inédite, tient compte des très nombreux travaux modernes; elle est due à un spécialiste de Boèce, Jean-Yves Guillaumin, professeur à l'Université de France-Comté.
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Nombre de pages
188
Date de parution
04/10/2002
Poids
252g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251339436
Titre
La consolation de philosophie
Auteur
BOECE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
252
Date de parution
20021004
Nombre de pages
188,00 €
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La Consolation de Philosophie de Boèce est un des textes fondateurs de la civilisation occidentale et, pour le Moyen Age, un modèle littéraire, poétique, philosophique, moral et spirituel dont on ne dira jamais assez l'importance. Conseiller du roi Théodoric, Boèce est arrêté en 524, torturé, et c'est dans la prison où il attend son exécution qu'il compose cette oeuvre d'une profondeur et d'une beauté stupéfiantes. Il n'est guère de question philosophique qu'il n'aborde, en se fondant sur son immense culture, nourrie de la pensée grecque, et à laquelle il n'apporte de réponse originale et vigoureuse. Quant à la trame littéraire de l'ouvrage, à sa composition, à ses figures, à ses images, elles n'ont cessé d'être imitées dans les siècles ultérieurs et d'inspirer les poètes.
Boèce (480 ? - 525), contemporain de la chute de l'Empire romain d'Occident, fut à la fois philosophe et homme d'Etat romain. Néoplatonicien et chrétien, traducteur de l'oeuvre logique d'Aristote et auteur de la Consolation de philosophie, il tenta, dans ses Traités théologiques, de répondre aux questions que soulevaient païens et hérétiques. Ce livre regroupe cinq textes majeurs, qui exposent des problèmes abondamment commentés au Moyen Age : Comment Dieu peut-il être à la fois trois et un ? Comment comprendre la double nature (divine et humaine) du Christ ? Comment Dieu communique-t-il sa bonté ? Amené ainsi à formuler la première définition philosophique de la notion de "personne", Boèce ne se départit jamais de l'exigence qui préside à l'ensemble de ces traités : "joindre ensemble la foi et la raison".
Résumé : Le traité est une paraphrase de l'Introduction arithmétique écrite en grec, au 2e siècle a. J.-C. par Nicomaque de Gérasa. Boèce en conserve les présupposés philosophiques et la substance. Au sein du quadriuium des sciences mathématiques, l'arithmétique occupe une position prééminente, elle est par excellence la propédeutique au Savoir et à la Philosophie. Si toutes choses sont organisées selon le Nombre, comment faire l'économie de l'arithmétique dans la quête de la sagesse ? Dès lors se déploie toute l'arithmétique des Pythagoriciens. Première traduction en français.
Néoplatonicien, Boèce (480 ? -525) a essayé de répondre aux difficiles questions que posaient à la doctrine chrétienne les philosophes " païens ". Ces "Courts traités" ("Opuscula sacra") traitent de la trinité, de l'essence de Dieu, de la nature humaine et de la nature divine du Fils, etc. L'argumentation de Boèce a servi de " bréviaire " à nombre de grands auteurs du Moyen Age comme Jean Scot, Anselme, Thomas d'Aquin, Raymond Lulle.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.