APOSTAT OU PHILOSOPHE ? LA FIGURE DE L'EMPEREUR JULIEN DANS LA PENSEE FRANCAISE DE MONTAIGNE A VOLTA
BOCH JULIE
CHAMPION
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EAN :9782745323323
Le destin de l'empereur Julien, dit l'Apostat (331-363), qui voulut restaurer le paganisme, a fasciné tant ses contemporains que la postérité. C'est à éclairer la fortune de cette figure controversée dans la pensée française de la fin de la Renaissance à l'acmé des Lumières que s'attache le présent ouvrage, guidé par la conviction que Julien, selon un mot de Diderot, est un «baromètre » des mentalités et des évolutions historiques dont elles sont tributaires. De Montaigne, qui loua le prince tolérant, à Voltaire, qui célébra le philosophe antichrétien, en passant par Bossuet, qui vit en lui un témoin négatif de l'action de la Providence, l'image posthume de l'empereur met en relief les invariants et les progrès qui structurent les idées sur deux siècles. Figures de proue ou minores, nombre d'auteurs se sont penchés sur le « cas Julien », dessinant lignes de partage et lignes de force autour d'enjeux historiques ? comment écrire le passé ? ?, moraux ? une vertu non chrétienne est-elle possible ? ?, théologiques ? quels sont les droits de la conscience ? ? et politiques ? le régicide est-il légitime? Julien a donc ici un rôle de prétexte et de reflet : prétexte à l'étude des mutations de la pensée française à l'âge classique ; reflet des positions sur les rapports entre éthique et croyance, pouvoir et clergé, tradition et critique, à la lumière du double legs, païen et chrétien, de l'Antiquité.
Date de parution
30/04/2013
Poids
1 220g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782745323323
Titre
APOSTAT OU PHILOSOPHE ? LA FIGURE DE L'EMPEREUR JULIEN DANS LA PENSEE FRANCAISE DE MONTAIGNE A VOLTA
Auteur
BOCH JULIE
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
1220
Date de parution
20130430
Disponibilité
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Née en 1969, Julie Boch enseigne la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles à l'université. Spécialiste de l'histoire des idées, elle s'intéresse entre autres aux théories esthétiques de l'époque des Lumières. Hautboïste et choriste amateur, elle a en outre poursuivi des études de musicologie. Elle est notamment l'auteur de: "Par les volcans du Kamtchatka", "Un été dans l'Extrême-Orient russe" (avec Emeric Fisset, Transboréal, 2007; prix des pays du Mont-Blanc et prix spécial "Récits" du Cercle polaire).
S`interroger sur la fable - notion littéraire et religieuse qui désigne aussi bien les mythes gréco-romains que le culte païen -, c`est questionner tout l`héritage culturel d`une Europe nourrie par la civilisation antique. Inscrite jusqu`à la fin de l`époque classique dans le champ de l`histoire religieuse, la fable voit ses interprétations changer au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, et quitter peu à peu le cadre de la théologie pour celui de l`esthétique, de l`histoire et de l`anthropologie. Au début des Lumières, la réflexion sur la fable se déploie ainsi dans trois domaines d`investigation. Elle prend d`abord place dans un questionnement d`ordre religieux : on s`interroge sur ses liens historiques, ses affinités morales et ses similitudes théologiques avec le judéo-christianisme, on y cherche une signification métaphysique cachée sous les voiles de l`allégorie, ou on en fait le repoussoir d`une orthodoxie qui s`effarouche de "l`idolâtrie". Les mythes font par ailleurs l`objet d`une enquête historique et anthropologique : comment se sont-ils constitués ? ont-ils un "berceau" commun ? quels furent leurs modes de transmission ? existe-t-il une "mentalité primitive" qui en favoriserait l`apparition ? représentent-ils une forme élémentaire d`écriture historique ? Enfin, la perspective esthétique pose des interrogations fondamentales sur l`art de l`époque : une mythologie périmée est-elle en mesure d`exprimer l`esprit de la France moderne ? peut-on utiliser les ressources poétiques d`un système dont on condamne le contenu théologique ...
Présentation de l'éditeur Péninsule isolée de l'Extrême-Orient russe, sanéuaire d'ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est un paradis sauvage pour le marcheur, quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l'esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Emeric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans a&ifs où jaillissent des geysers et des sources chaudes, sa chaîne occidentale couverte de taïga où vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu'au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Au souffle du récit d'aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes fauves se mêle l'émotion des rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes.
Relate l'été que les auteurs ont passé dans cette péninsule de l'Extrême-Orient russe, à traverser à pied sa chaîne orientale, la plus spectaculaire en matière de volcanisme actif (geysers, solfatares, émissions gazeuses continues), et sa chaîne occidentale, moins élevée, où nomadisent les renniculteurs évènes. Cette marche de quelque mille kilomètres, hors route et hors piste, hormis les passées des ours bruns dont le Kamtchatka reste le sanctuaire, fournit l'occasion d'une réflexion sur les beautés de la nature et de l'isolement. Les auteurs ont aussi pu consulter l'essentiel de la matière publiée sur cette région, depuis sa découverte au XVIIème siècle, et n'hésitent donc pas à mettre leur expérience en regard de celle des voyageurs, parfois français (on songe à Lapérouse, Barthélemy de Lesseps, voire la violoncelliste Lisa Cristiani), qui les ont précédés dans cette contrée longtemps interdite aux Russes non habilités et aux étrangers. En dépit du caractère désertique des régions arpentées, ce récit est enfin prétexte à découvrir l'âme sibérienne, à travers le portrait des géologues, volcanologues, chasseurs, éleveurs ou pêcheurs rencontrés. Il s'inscrit, pour ses auteurs, dans un voyage qui se poursuivra à destination des Kouriles et, pour Transboréal, dans le désir de faire découvrir les richesses naturelles et humaines de la Russie, jusqu'en ses marges.