
Des os pour l'éternité. Philosophie et mythologie de la mort chez les Mayas du Yucatán
Dans la culture yucatèque, l'os est vivant, soutient la chair, la nourrit, lui donne la vie ; c'est un os fertile. Le terme Bak, qui signifie entre autres "os" et "verser de l'eau" peut donc se traduire par "os fertile" et a donné son nom à la Mère cosmique, Ix Bak. Une maîtresse mort non pas terrifiante comme peut l'être la camarde occidentale mais aussi promesse de renouveau et d'avenir. Les Mayas de l'époque préhispanique - et quelques-uns encore de leurs contemporains - savent que philosopher, c'est apprendre à mourir. Pour eux, les morts ne sont pas morts, la mort n'est pas la mort. Mais avec la conquête espagnole, ils sont précipités brutalement dans un monde où la mort a été inventée. C'est ce choc entre ces deux "morts", c'est-à-dire deux conceptions très différentes de la mort, qui est raconté dans ce livre. Fruit de quarante ans de vivre ensemble de l'auteur avec ses amis yucatèques, cette étude croise trois approches : la description et l'analyse du traitement des morts - le nettoyage et l'exposition des os du défunt - dans la région Ouest de la Péninsule yucatèque, point de départ de son analyse ; une tentative, à travers l'étude de quelques concepts yucatèques, de cerner la philosophie yucatèque de la mort ; enfin, une étude de la mythologie de la mort, à partir d'un corpus extensif de récits, de vécus et de pratiques mythiques.
| Nombre de pages | 331 |
|---|---|
| Date de parution | 30/09/2017 |
| Poids | 553g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782377010059 |
|---|---|
| Titre | Des os pour l'éternité. Philosophie et mythologie de la mort chez les Mayas du Yucatán |
| Auteur | Boccara Michel |
| Editeur | HEMISPHERES |
| Largeur | 160 |
| Poids | 553 |
| Date de parution | 20170930 |
| Nombre de pages | 331,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Yamgana et Pasanga
Boccara MichelQuatre ans après avoir réalisé "Yamgana, mon coeur est resté tranquille" au Burkina Faso, l'équipe du film est revenue pour le présenter. Le film a eu plusieurs milliers de spectateurs et la suite "Yamgana et Pasanga" a été tournée avec eux. "Nous sommes descendus du ciel grâce à des bandes de tissu" , disent les Yiyonsé de Silaléba, "là où tournoient les hirondelles" , la capitale des maîtres de la terre du Kirigtenga. Autochtones, ils ont ensuite passé une alliance avec des étrangers venus à cheval, et notamment leur chef, Naaba Yandefo, il y a plusieurs siècles - au 16ème d'après les chroniques. Les descendants de ces étrangers se sont installés à Biliga et à Sika. "Yamgana et Pasanga" raconte cette histoire et et ses développements contemporains à travers son rituel central, le kiougou. Un rituel, comme un mythe, existe par ses variations, c'est pourquoi plusieurs versions du film ont été réalisées, une pour chaque village. "Yamgana et Pasanga" est une version française synthétique sous-titrée en français et existe aussi en version originale mooré. Les Moose (prononcer Mossi) constituent la culture majoritaire du Burkina Faso et parlent le mooré. Leur société est organisée dans une sorte d'Etat fédéral dont chaque province n'a que des relations très lâches avec le "centre" dont la fonction est essentiellement rituelle. L'Afrique ne se raconte pas, elle se vit et son histoire est riche des milliers de bibliothèques vivantes, les anciens, qui nous la transmettent.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER20,00 € -

Saints, chamanes et pasteurs. La religion populaire des Mayas, II
Boccara MichelIl y a vingt ans paraissait le premier volume de la Religion populaire des Mayas dont ce livre est la suite. Durant ces vingt ans, j'ai collecté des récits, observé et filmé des rituels, partagé des vécus. En vingt ans, la religion populaire des Mayas a beaucoup changé, mais ces changements n'empêchent pas les Mayas de rester vivants, avec leurs langues; leurs contes, leurs traditions métisses. Rappelons que les Mayas yucatèques sont les seuls autochtones d'Amérique à prendre le nom de "métis", xa'ak en maya yucatèque. Aujourd'hui saints, chamanes et pasteurs cohabitent dans une même société : les saints sont des fous de Dieu et des ancêtres vénérés ; les chamanes, h-men et x-men, ah k'in et espiristas, soignent les personnes et la terre ; les pasteurs ont des vécus mythiques et prêchent en maya et les paysans rêvent des prophètes de l'Ancien Testament. Aujourd'hui comme hier, les Mayas savent que la nuit est le temps de la création, et l'écriture de la nuit, ak'ab ts'ib - que les archéologues appellent écriture glyphique - nous raconte ces histoires.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER26,50 € -

Mythe et histoire des Moose du Kirigtenga (Burkina Faso). Yamgana et Pasanga, avec 1 DVD
Boccara MichelEn écrivant l'histoire de la province moogha (Burkina Faso) du point de vue des autochtones, ce livre souhaite redresser l'image que jusqu'ici l'histoire écrite a retenue. Un des axes de la compréhension de la société moogha est la complémentarité entre deux groupes : les autochtones, et les gens venus d'ailleurs, les étrangers, fondateurs avec les autochtones, du Moogho, " le Pays ", " le Monde " tel qu'il existe aujourd'hui. La société moogha a pour visée un équilibre entre ces deux groupes, même si, dans la pratique, on observe généralement un déséquilibre dans un sens ou dans un autre. La colonisation française a eu notamment pour effet de renforcer le pouvoir de la force puisque les Blancs apparaissaient eux-mêmes comme des enfants de la force. Cependant, à Silaléba, village moogha où l'auteur a été " adopté", et où il a réalisé l'essentiel de ses recherches, le pouvoir des autochtones reste plus important que celui des enfants de la force. On peut penser qu'il est surprenant qu'au XXIe siècle, on puisse encore recueillir vivante cette tradition millénaire alors que certains écrivaient déjà, il y a quelque quarante ans, " Ainsi on a assassiné tous les Moose... ". C'est l'étrange force de la coutume de survivre dans des temps aussi troubles que ceux-ci, alors même que les forces de la dissolution n'ont jamais été aussi puissantes. A Silaléba, on sent encore son souffle... elle vit encore.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER36,50 € -

La religion populaire des Mayas. Entre métamorphose et sacrifice
Boccara MichelLes Mayas sont vivants : "Kouchane". Ce livre est une présentation de la religion populaire de l'ethnie maya la plus nombreuse : les Yucarèques. Il propose également une synthèse sur la religion des Mayas de l'époque classique. Entre métamorphose et sacrifice les Mayas hésitent : l'homme doit-il devenir animal ou offrir son sang ? Cette hésitation est révélatrice du passage d'un ordre de la métamorphose axé sur la circulation à un ordre de l'échange basé sur la permutation. Au temps du renard hypocrite, après la conquête espagnole, comment tresser ensemble expériences intérieure et extérieure ?Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER20,50 €
Du même éditeur
-

Téhéran - Washington, 1979-2025. Le Grand Satan à l’épreuve de la Révolution islamique
Therme C. ; Holeindre J.-V. ; Bauchard D.La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les Etats-Unis. Les Etats-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. A l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des Etats-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des Etats-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Despotismes orientaux. Du proche à l’extrême
Cheng Anne ; Laurens Henry (dir.)Pour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle, la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le "despotisme éclairé" sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés rejetant comme étrangères les doctrines libérales. Tels sont les différents aspects du concept de "despotisme oriental" , envisagé dans son historicité et réactivé à la lumière des réalités du monde d'aujourd'hui, qui sont abordés dans ce volume issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2024.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Lignes d’Orient
Koetschet RégisLignes d'Orient, comme les lignes de chemins de fer, les lignes d'une page de littérature, les lignes de vie d'une main ouverte. L'Orient, celui des poètes et des stratèges, des prophètes et des influenceurs, reste pour l'auteur une référence pertinente et même fondatrice. Il y découvre une altérité, une hospitalité, une spiritualité et une esthétique. Il s'y construit. Le Grand tour de Régis Koetschet commence presque par hasard à Tanger, la ville d'Ibn Battûta. L'Orient, ses déserts et ses boutres, ses turbans et ses voiles, son pétrole et ses croyances, ne va plus le quitter. Il poursuit son Grand tour, des rives de l'Atlantique jusqu'aux confins des Pâmirs, comme diplomate puis comme citoyen engagé. L'Orient sera la fabrique de son parcours de vie. Mais l'Orient de Gérard de Nerval, vécu comme un bal masqué, est aujourd'hui aussi celui des guerres, du terrorisme, des souffrances et de la pauvreté. Routes de la soie et routes de l'encens croisent celles de l'exil et des déplacés climatiques. Inspiré par le poète-philosophe afghan Bahodine Majrouh qui fut son ami à Peshawar, et pour conjurer une mélancolie teintée de tristesse, de colère et de honte, l'auteur ressent le besoin de témoigner et de transmettre sur un Orient dont il se sent redevable. Lignes d'Orient n'est pas un livre de souvenirs diplomatiques mais plutôt un atlas mental qui, en compagnie de grandes figures comme Paul-Emile Botta ou Amin Maalouf, conduit le lecteur dans des géographies, des trains, des musées, des livres. Un Orient de mille et une beautés et tourments. A notre porte, en nous.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Israël Palestine. Le déni du droit international. La justice internationale en mouvement
Aubin de la Messuzière YvesLe bilan de la guerre sans fin de Gaza, déclenchée après le massacre du 7 octobre 2023, est sans précédent dans le conflit presque centenaire entre Israéliens et Palestiniens. 1300 morts israéliens, 250 otages , 59000 morts palestiniens en juillet 2025, dont 15000 enfants, une centaine de milliers de blessés. Une population affamée, déplacée de force plusieurs fois à l'intérieur du territoire. Des infrastructures hospitalières, scolaires, universitaires, détruites. Un territoire dévasté. La déshumanisation de la population gazaouie, soumise à un châtiment collectif, est la principale caractéristique de cette tragédie. Dans cette situation chaotique, dans laquelle Israël affirme sa puissance militaire sans limites et sa volonté de redessiner la carte du Proche et Moyen-Orient, les instances judiciaires internationales contribuent à préserver l'ordre international. L'objet de cet essai est de donner à connaître les différents instruments du droit international et de la justice internationale, et de plaider en faveur de la solution à deux Etats, menacée par Israël, qui s'apprête à annexer des pans entiers de Gaza et de la Cisjordanie.EN STOCKCOMMANDER5,00 €
