Des os pour l'éternité. Philosophie et mythologie de la mort chez les Mayas du Yucatán
Boccara Michel
HEMISPHERES
28,01 €
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EAN :9782377010059
Dans la culture yucatèque, l'os est vivant, soutient la chair, la nourrit, lui donne la vie ; c'est un os fertile. Le terme Bak, qui signifie entre autres "os" et "verser de l'eau" peut donc se traduire par "os fertile" et a donné son nom à la Mère cosmique, Ix Bak. Une maîtresse mort non pas terrifiante comme peut l'être la camarde occidentale mais aussi promesse de renouveau et d'avenir. Les Mayas de l'époque préhispanique - et quelques-uns encore de leurs contemporains - savent que philosopher, c'est apprendre à mourir. Pour eux, les morts ne sont pas morts, la mort n'est pas la mort. Mais avec la conquête espagnole, ils sont précipités brutalement dans un monde où la mort a été inventée. C'est ce choc entre ces deux "morts", c'est-à-dire deux conceptions très différentes de la mort, qui est raconté dans ce livre. Fruit de quarante ans de vivre ensemble de l'auteur avec ses amis yucatèques, cette étude croise trois approches : la description et l'analyse du traitement des morts - le nettoyage et l'exposition des os du défunt - dans la région Ouest de la Péninsule yucatèque, point de départ de son analyse ; une tentative, à travers l'étude de quelques concepts yucatèques, de cerner la philosophie yucatèque de la mort ; enfin, une étude de la mythologie de la mort, à partir d'un corpus extensif de récits, de vécus et de pratiques mythiques.
Nombre de pages
331
Date de parution
30/09/2017
Poids
553g
Largeur
158mm
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EAN
9782377010059
Titre
Des os pour l'éternité. Philosophie et mythologie de la mort chez les Mayas du Yucatán
Auteur
Boccara Michel
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
158
Poids
553
Date de parution
20170930
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331,00 €
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Quatre ans après avoir réalisé "Yamgana, mon coeur est resté tranquille" au Burkina Faso, l'équipe du film est revenue pour le présenter. Le film a eu plusieurs milliers de spectateurs et la suite "Yamgana et Pasanga" a été tournée avec eux. "Nous sommes descendus du ciel grâce à des bandes de tissu" , disent les Yiyonsé de Silaléba, "là où tournoient les hirondelles" , la capitale des maîtres de la terre du Kirigtenga. Autochtones, ils ont ensuite passé une alliance avec des étrangers venus à cheval, et notamment leur chef, Naaba Yandefo, il y a plusieurs siècles - au 16ème d'après les chroniques. Les descendants de ces étrangers se sont installés à Biliga et à Sika. "Yamgana et Pasanga" raconte cette histoire et et ses développements contemporains à travers son rituel central, le kiougou. Un rituel, comme un mythe, existe par ses variations, c'est pourquoi plusieurs versions du film ont été réalisées, une pour chaque village. "Yamgana et Pasanga" est une version française synthétique sous-titrée en français et existe aussi en version originale mooré. Les Moose (prononcer Mossi) constituent la culture majoritaire du Burkina Faso et parlent le mooré. Leur société est organisée dans une sorte d'Etat fédéral dont chaque province n'a que des relations très lâches avec le "centre" dont la fonction est essentiellement rituelle. L'Afrique ne se raconte pas, elle se vit et son histoire est riche des milliers de bibliothèques vivantes, les anciens, qui nous la transmettent.
Il y a vingt ans paraissait le premier volume de la Religion populaire des Mayas dont ce livre est la suite. Durant ces vingt ans, j'ai collecté des récits, observé et filmé des rituels, partagé des vécus. En vingt ans, la religion populaire des Mayas a beaucoup changé, mais ces changements n'empêchent pas les Mayas de rester vivants, avec leurs langues; leurs contes, leurs traditions métisses. Rappelons que les Mayas yucatèques sont les seuls autochtones d'Amérique à prendre le nom de "métis", xa'ak en maya yucatèque. Aujourd'hui saints, chamanes et pasteurs cohabitent dans une même société : les saints sont des fous de Dieu et des ancêtres vénérés ; les chamanes, h-men et x-men, ah k'in et espiristas, soignent les personnes et la terre ; les pasteurs ont des vécus mythiques et prêchent en maya et les paysans rêvent des prophètes de l'Ancien Testament. Aujourd'hui comme hier, les Mayas savent que la nuit est le temps de la création, et l'écriture de la nuit, ak'ab ts'ib - que les archéologues appellent écriture glyphique - nous raconte ces histoires.
Un des axes de la compréhension de la société moogha est la complémentarité entre deux groupes : les autochtones, et les gens venus d'ailleurs, les étrangers, fondateurs avec les autochtones, du moogho, "le Pays", "le Monde" tel qu'il existe aujourd'hui. C'est l'histoire de la province moogha du point de vue des autochtones qui est relatée dans cet ouvrage.
Les Mayas sont vivants : " Kouchane ". Ce livre est une présentation de la religion populaire de l'ethnie maya la plus nombreuse : les Yucatèques. Il propose également une synthèse sur la religion des Mayas de l'époque classique. Entre métamorphose et sacrifice les Mayas hésitent : l'homme doit-il devenir animal ou offrir son sang ? Cette hésitation est révélatrice du passage d'un ordre de la métamorphose axé sur la circulation à un ordre de l'échange basé sur la permutation. Au temps du renard hypocrite, après la conquête espagnole, comment tresser ensemble expériences intérieure et extérieure ...
Quel est le rôle joué par l'État dans la définition et la prise en compte de ce qui est religion et de ce qui ne l'est pas, en autorisant, officialisant, légalisant, mais aussi en régulant les rapports entre les différentes religions ? La ville et ses espaces publics constituent un théâtre majeur, une scène d'expression et de visibilité de ces processus politiques, mais aussi des conflits religieux. Or, la mondialisation agit sur les pratiques religieuses et les religions, qui ne cessent de se reconfigurer. C'est la « gestion » politique et économique de ces expressions contemporaines de religiosité, et les positionnements des États face à elles, notamment dans le cadre de la ville, que se proposent d'étudier les chercheurs ici réunis - non sans faire une place aux travaux consacrés aux croyants, en tant qu'acteurs sociaux, et aux modalités selon lesquelles ceux-ci expriment ou revendiquent leur droit à une égalité de traitement en tant que membre d'une communauté religieuse.
Arabie Heureuse pour les uns, royaume de tous les rigorismes pour les autres, il est au coeur de la Péninsule Arabique un territoire de sable, grand comme quatre fois la France, qui nourrit abondamment nos fantasmes. Cet ouvrage a pour ambition de redonner place à la raison, de dessiner une image plus précise, moins passionnelle, d'un pays excessivement méconnu. Pour nous y aider, voici un précieux vade-mecum d'analyses historiques, religieuses, sociologiques et politiques, fruit d'une décennie de travail, de réflexions et d'enquêtes de terrain, indispensables pour distinguer les « djihadistes » des « salafistes », les tribus bédouines des princes saoudiens, les fortunes et ambitions des uns et des autres et mieux comprendre les moeurs locales. Cette nouvelle édition est actualisée et enrichie des toutes les données économiques, sociales, politiques et culturelles disponibles en cette fin d'année 2019.''
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
« Vais-je tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fut-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver - hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Sans trier mes souvenirs, j'ai simplement laissé courir ma plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes! »