C'est un géant. On dit de lui qu'avec William Faulkner et John Dos Passos, il forme la trinité des grands romanciers américains. Mais, par un mystère typique du monde des lettres, sa renommée en France n'est proportionnelle ni à son talent ni à son influence. Pourtant, Robert Penn Warren (1905-1989) est l'un des " plus grands auteurs américains de fiction " selon le New York Times, et l'un des rares à avoir remporté trois fois le prix Pulitzer (pour son roman Les Fous du roi, devenu un classique, et pour deux de ses recueils de poésie). Ancrée dans le Sud des Etats-Unis, d'où il est originaire, son oeuvre a une portée universelle. Toutes les grandes questions de notre condition y sont abordées avec une sensibilité plus actuelle que jamais : l'oppression des modestes par les puissants, le mouvement des droits civiques, le combat pour la dignité... Ainsi, Warren a creusé un sillon unique conjuguant le réalisme et le lyrisme, l'intimité psychologique et la puissance de la fresque humaine. C'est ce que montre, avec une impressionnante précision, la biographie de Joseph Blotner, qui retrace le récit d'une vie et d'une oeuvre dont la trame se confond avec l'histoire de l'Amérique. Ici traduit pour la première fois, cet ouvrage s'est imposé comme le livre de référence sur cet auteur aux multiples facettes.
Nombre de pages
816
Date de parution
28/09/2023
Poids
852g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840499480
Titre
Robert Penn Warren, une biographie
Auteur
Blotner Joseph ; Matrat Thibaut ; Caron Maxence
Editeur
SEGUIER
Largeur
152
Poids
852
Date de parution
20230928
Nombre de pages
816,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Faulkner William ; Blotner Joseph Leo ; Coupaye Di
Eudora Welty écrit : "Il y a derrière ces lettres quelque chose d'une lutte farouche qui ne peut pas nous échapper ; ce sont des lettres de vie ou de mort, qui ont trait aux conditions d'une survie, la survie de son génie." On découvre ici Faulkner en butte à d'incroyables ennuis d'argent. C'est pourquoi il écrit des nouvelles pour les magazines et fait une douzaine de séjours aux "mines de sel" de Hollywood, pour écrire des scénarios. Mais il y a aussi l'incompréhension des proches, les liaisons pour se consoler et le recours à l'alcool. On trouve aussi dans ce recueil deux douzaines de lettres admirables, écrites de France pour sa mère, et, vingt ans plus tard, les réponses éclairantes aux questions de Malcolm Cowley. Il y a encore les bribes d' "aveux" (les doutes sur l'oeuvre, le désespoir quant au monde) aux maîtresses : à Joan Williams, à Else Jonsson, à Jean Stein. En bref, on trouvera ici le Faulkner américain qui nous manquait et qui confirme, comme au second degré, que ses trois grands hérauts français (Malraux, Sartre et Camus) n'avaient pas tort de le voir en tragique.
Ugo Tognazzi et la cuisine italienne, c'est toute une histoire. En voici pour preuve son autobiographie gastronomique, où se mélangent comme autant d'ingrédients idéaux, les femmes, la sauce tomate, la grand-mère de Crémone, le gorgonzola, le football, l'Italie d'après guerre, l'Italie éternelle, le vin et les pâtes ? et le cinéma bien sûr. Avec ce livre, véritable best-seller en Italie, les gastronomes et les cinéphiles feront table commune. Les premiers y trouveront le meilleur de la Cucina Italiana et de ses classiques, revus et améliorés alla Tognazzi avec plus de soixante-dix recettes. Les amateurs de comédies italiennes, quant à eux, feront mieux connaissance avec cette figure marquante des années 1970 et 1980 à travers ses souvenirs d'enfance, d'amitié et de tournage, tous racontés dans une langue éminemment savoureuse. La dernière partie, écrite par Florence Rigollet, raconte par le menu l'authentique scandale qui accompagna la sortie du film La Grande Bouffe, tout en portant un regard précis sur les carrières de Marco Ferreri et Ugo Tognazzi.
Laurain Antoine ; Bauer Gérard ; Régnier Pierre de
Ce pourrait être un sujet d'examen : "La Parisienne : mythe ou réalité Mais plutôt que de philosophie ou de sociologie, il s'agirait d'esthétisme et même de littérature. C'est l'évidence : rien ne renseigne mieux sur une époque ses gens et son décor que la littérature. Et parce qu'il ne nous est pas possible de peindre la Parisienne d'aujourd'hui sans évoquer celle d'hier, se trouvent ici réunies trois oeuvres si brillamment écrites par Pierre de Régnier, Gérard Bauër et Henry Becque que leur grand style l'emporte sur toutes les garde-robes. Quant à Antoine Laurain, jeune homme singulier mais attentif des années 2000, il dévisage comme personne ces Parisiennes vers lesquelles se tournent toujours tous les regards du monde.
Los Angeles, été 1958. Abigail Fairchild, ancienne directrice du Chateau Marmont, décide soudainement d'y reparaître après des années de retrait et de solitude. Un lieu hors du temps que cet hôtel baroque et licencieux, élégant et libertaire, construit à une époque où les abords de Sunset Boulevard étaient encore colonisés par les coyotes. Pourquoi Abigail, qui fut aussi une star du cinéma muet, revient-elle au Chateau ? Serait-elle poussée par un élan nostalgique ? Un désir de revanche ? Il est vrai que sa rencontre accidentelle avec le jeune Wayne Cornwall vient de lui redonner le goût d'une vie oubliée. Ce beau vagabond surgi des collines de Hollywood prend peu à peu une place essentielle dans son existence, de même qu'il se révèle plus complexe que son air réservé ne le laissait penser. Avertie de la cruauté de Hollywood, Abigail compte bien l'éduquer et le préparer aux nombreux dangers qui menacent. L'usine à rêves n'a rien d'une Arcadie et il arrive que les candidats au succès finissent au fond d'un bar ou d'un canyon... Un récit imprégné de cinéma, de musique et de Californie, où la fiction se mêle à des épisodes réels. Les prestigieux pensionnaires du Chateau défilent, de James Dean à Robert De Niro, de Duke Ellington à Jim Morrison, cherchant là une inspiration, une planque, une récréation... parfois au mépris de la loi.
En 1982, la carrière musicale de Nico, l'ancienne top-modèle, la chanteuse culte du Velvet Underground, l'ex-égérie de Warhol et de Philippe Garrel, est au point mort. Au hasard de sa vie d'errance, plus accro que jamais à l'héroïne, elle échoue à Manchester. Pour le Dr Demetrius, un excentrique tourneur local, l'occasion est trop belle : il la persuade de tenter un come-back et rassemble de toutes pièces un groupe de musiciens pour l'accompagner. Parmi eux, James Young, un jeune étudiant que rien ne destinait à rejoindre cette troupe de saltimbanques. C'est le début d'une tournée chaotique de plusieurs centaines de concerts qui s'étalera sur six années et les emmènera dans le monde entier. Un road-trip halluciné que Young raconte avec un humour décapant, à mi-chemin entre le Big Lebowski des frères Coen et la folie British des Monty Python. "Etourdissant, peut-être la meilleure odyssée rock jamais écrite ! On retrouve Nico en chair et en os dans ce récit génial ; je l'ai reconnue au premier coup d'ail. James Young tenait les claviers dans la bande très à part de musiciens déjantés qui l'a accompagnée lors de son ultime tournée, et c'est un écrivain spectaculaire. Laissez-le vous transporter dans la cour vagabonde de celle qui restera à jamais la divinité de l'underground musical." ? Danny Fields, manager des Ramones et des Stooges