Faulkner William ; Blotner Joseph Leo ; Coupaye Di
GALLIMARD
27,90 €
Epuisé
EAN :9782070222971
Eudora Welty écrit : "Il y a derrière ces lettres quelque chose d'une lutte farouche qui ne peut pas nous échapper ; ce sont des lettres de vie ou de mort, qui ont trait aux conditions d'une survie, la survie de son génie." On découvre ici Faulkner en butte à d'incroyables ennuis d'argent. C'est pourquoi il écrit des nouvelles pour les magazines et fait une douzaine de séjours aux "mines de sel" de Hollywood, pour écrire des scénarios. Mais il y a aussi l'incompréhension des proches, les liaisons pour se consoler et le recours à l'alcool. On trouve aussi dans ce recueil deux douzaines de lettres admirables, écrites de France pour sa mère, et, vingt ans plus tard, les réponses éclairantes aux questions de Malcolm Cowley. Il y a encore les bribes d' "aveux" (les doutes sur l'oeuvre, le désespoir quant au monde) aux maîtresses : à Joan Williams, à Else Jonsson, à Jean Stein. En bref, on trouvera ici le Faulkner américain qui nous manquait et qui confirme, comme au second degré, que ses trois grands hérauts français (Malraux, Sartre et Camus) n'avaient pas tort de le voir en tragique.
Nombre de pages
488
Date de parution
15/05/1981
Poids
485g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070222971
Titre
Lettres choisies
Auteur
Faulkner William ; Blotner Joseph Leo ; Coupaye Di
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
485
Date de parution
19810515
Nombre de pages
488,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Flem Snopes, métayer sans fortune, s'introduit dans la famille Warner. Secret et rusé, il parvient à épouser Eula, la fille du vieux Will Warner, supplantant son rival Labove, qui a tenté d'abuser d'elle. Sur le triomphe de Snopes, qui roule tout le monde, et qui symbolise l'avilissement du Sud, s'achève ce premier acte d'une trilogie romanesque qui se poursuivra avec Le domaine et La ville.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Sartoris - Le Bruit et la fureur - Appendice Compson: 1699-1945 - Sanctuaire - Tandis que j'agonise. Édition de Michel Gresset, traduit de l'anglais par Maurice-Edgar Coindreau, Henri Delgove et R.-N. Raimbault.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Lumière d'août - Pylône - Absalon, Absalon! - Les Invaincus. Édition d'André Bleikasten et de François Pitavy, traduit de l'anglais par M.-E. Coindreau, R.-N. Raimbault, G.L. Rousselet et Vorce Ch.-P. et révisé par André Bleikasten, Didier Coupaye et François Pitavy.
Traduction révisée en 19724e de couverture : "oui je le hais je mourrais pour lui je suis déjà morte pour lui je meurs pour lui encore et encore chaque fois que cela se produit...pauvre Quentinelle se renversa en arrière appuyée sur ses brasles mains nouées autour des genouxtu n'as jamais fait cela n'est-ce pasfait quoice que j'ai faitsi si bien des fois avec bien des femmespuis je me suis mis à pleurer sa main me toucha de nouveau et je pleurais contre sa blouse humide elle était étendue sur le dos et par-delà ma tête elle regardait le ciel je pouvais voir un cercle blanc sous ses prunelles et j'ouvris mon couteau."Notes Biographiques : William Faulkner est né en 1897 dans l'État du Mississippi. Il appartient à une vieille famille aristocratique ruinée par la guerre de Sécession. Après avoir tâté de différents métiers, vécu à New York et à Paris, il revient habiter dans son pays natal et s'installe à Oxford, Mississippi. Il partage désormais son temps entre la littérature et l'administration de ses terres. William Faulkner a reçu le prix Nobel en 1949 ; il est probablement l'écrivain qui a eu le plus d'influence sur la littérature contemporaine. Il est mort le 6 juillet 1962.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.