Les soignants oubliés. Décembre 2019 - décembre 2023
Blanchine Barbara
L'HARMATTAN
17,00 €
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EAN :9782336451268
Décembre 2019 marque le début d'une pandémie de Covid-19 sans précédent qui a bouleversé les codes mondiaux. Les soignants ont vécu en plein c'ur cette crise sanitaire. En France, c'est le début d'une division en deux « camps » : les vaccinés et les « antivax ». Le 15 septembre 2021, les soignants non vaccinés ont été suspendus de leur fonction. Pourquoi devient-on soignant ? Quel a été le parcours de ces professionnels de santé « réfractaires » ? Pourquoi ont-ils choisi ce chemin compliqué ? Et maintenant, que sont-ils devenus ...Ce sont toutes ces questions auxquelles ce livre essaie de répondre sous la forme d'un témoignage poignant d'acteurs de soins de terrain : médecin, infirmiers, puéricultrice, aide-soignant durant quatre années hors du commun entre décembre 2019 et décembre 2023, sous la direction du docteur Barbara Blanchine.Un ouvrage rare, émouvant, sincère, au c'ur de l'humain, qui amène à réfléchir sur des personnes qui ont été stigmatisées, rejetées. Un livre qui constitue une nécessité afin d'éviter l'oubli de cette période si particulière. Comprendre et ne pas oublier pour ne pas reproduire...
Nombre de pages
150
Date de parution
26/09/2024
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336451268
Titre
Les soignants oubliés. Décembre 2019 - décembre 2023
Auteur
Blanchine Barbara
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20240926
Nombre de pages
150,00 €
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Le doux regard que nous échangeâmes, et le sourire que je vis sur son visage, me laissèrent augurer que la journée qui s'annonçait allait être belle. Nous partîmes par les chemins de traverse, marchant à travers champs, nous tenant par la main et nous disant ingénument de ces choses incongrues que se disent les amoureux. C'était l'époque où la nature révélait ses charmes. La canne à sucre était en fleurs et les champs immenses comme couverts d'une brume rosée, d'où s'échappaient, emportés par la brise légère, des petits flocons qui se répandaient dans les plaines d'alentour. Des îlots de fleurs avaient poussé le long de la sente où nous marchions, et nous voyions des cortèges de monarques, s'en allant de leur vol léger, parader au-dessus de ces énormes bouquets. Par moments, la jeune fille, s'arrêtait, cueillait une fleur, en humait le parfum avant de me dire "Comme cela sent bon, mon Piquant !".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...