Orléans et ses environs, 1950-1967. La parenthèse américaine
Blanchet Sylvie
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782343234731
Seize années durant, entre 1950 et 1967, Orléans a été le quartier général des troupes américaines de l'OTAN. Quels ont, durant cet épisode de la guerre froide, été les liens entre les autorités américaines et françaises ? Comment Américains et habitants de l'Orléanais ont-ils cohabité ? Quels souvenirs les uns et les autres conservent-ils de cette cohabitation ? En quoi et pourquoi la mémoire orléanaise est-elle à la fois assez proche et sensiblement différente de celle qui prévaut dans d'autres villes de France, telles Verdun, Evreux ou Châteauroux, également impactées par la présence américaine ? C'est ce que cet ouvrage entend explorer, prenant appui sur des documents d'archives et des témoignages, tant américains que français.
Nombre de pages
246
Date de parution
11/06/2021
Poids
306g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343234731
Titre
Orléans et ses environs, 1950-1967. La parenthèse américaine
Auteur
Blanchet Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
306
Date de parution
20210611
Nombre de pages
246,00 €
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L'histoire, hétérogène, liée à de multiples variantes, des constructions provisoires de l'après-guerre a surgi au tournant des années 2000 dans les villes les plus sinistrées (Brest, Lorient...) Concernant Orléans, des logements provisoires ont fleuri sur pas moins de 27 sites. Les derniers n'ont été résorbés qu'en 1978 : en 1964 encore, la Ville passait commande pour de nouvelles « baraques » !Néanmoins, contrairement aux villes les plus sinistrées, Orléans n'a compté qu'un seul village provisoire, celui des Groues. Durant près de 30 années, ses habitants y ont, comme ceux des villages nazairiens ou havrais, vécu dans une certaine autarcie. Fortement stigmatisés mais aussi fortement soudés, leur vécu n'est pas sans évoquer celui des habitants de nos actuels quartiers prioritaires.
Si l'on s'intéresse volontiers aux adolescents des quartiers populaires, si leur reflet est bien présent dans l'imaginaire collectif, rien de tel pour les enfants : absents de la littérature, de la chanson et du cinéma comme de la presse écrite, ces enfants-là sont invisibles. Ces enfants-là pourtant existent. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont à affronter, dès leurs premières années, des réalités de vie difficiles : particulièrement exposés aux violences de leur quartier, ils ont à composer avec la précarité et la disqualification sociale qui frappent leurs parents... Ils ont à composer, très souvent, avec l'exil... Ils ont aussi, pour nombre d'entre eux, à composer avec l'ombre de la guerre qui flotte sur leur pays d'origine. A travers le portrait de quelques-uns de ces enfants, rencontrés par l'auteur dans le cadre scolaire, c'est l'image d'une autre enfance que l'on percevra. C'est aussi, en arrière-plan, l'image d'une autre école, une école où les photos de classe ressemblent, en moins chic, aux publicités " Benetton " tant les couleurs de peau sont variées. Cet ouvrage s'adresse en premier lieu à ceux et celles qui travaillent auprès d'enfants et de jeunes des quartiers populaires, qu'ils soient éducateurs, enseignants ou travailleurs sociaux. Mais étant accessible aux profanes de la chose psycho-éducative, il intéresse également ceux et celles qui ont envie de faire la connaissance de ces enfants invisibles.
Comme les Italiens sont tombés dans un état désespéré et incorrigible, même les saints ont éprouvé à leur égard de la répulsion, et Dieu les a délaissés ; niais ils ne vivent plus qu'une vie de porcs, selon leurs désirs !" Tel est le jugement que porte 'Théodore Agallianos, clerc du patriarcat de Constantinople, sur les Occidentaux en 1442. Onze ans avant la chute de Constantinople, alors que les Turcs menacent ce qu'il reste de l'Empire, les Byzantins s'affrontent à propos d'une éventuelle intervention des Latins en leur faveur : les uns sont prêts à toutes sortes de compromis afin d'obtenir du pape qu'il prêche la croisade, tandis que d'autres, à la suite d'Agallianos, n'ont que mépris et détestation pour l'Occident et son christianisme hétérodoxe. Pourtant les allusions au monde latin ne manquent pas dans le Dialogue, que l'auteur évoque la figure de François d'Assise, le concile de Florence ou les reliques de la Sainte-Chapelle. Ce texte, ouvertement xénophobe, offre paradoxalement un éclairage précieux sur les formes de l'influence latine à Byzance à la fin du Moyen Age et sur les enjeux d'une alliance entre Europe occidentale et orientale.