Comme les Italiens sont tombés dans un état désespéré et incorrigible, même les saints ont éprouvé à leur égard de la répulsion, et Dieu les a délaissés ; niais ils ne vivent plus qu'une vie de porcs, selon leurs désirs !" Tel est le jugement que porte 'Théodore Agallianos, clerc du patriarcat de Constantinople, sur les Occidentaux en 1442. Onze ans avant la chute de Constantinople, alors que les Turcs menacent ce qu'il reste de l'Empire, les Byzantins s'affrontent à propos d'une éventuelle intervention des Latins en leur faveur : les uns sont prêts à toutes sortes de compromis afin d'obtenir du pape qu'il prêche la croisade, tandis que d'autres, à la suite d'Agallianos, n'ont que mépris et détestation pour l'Occident et son christianisme hétérodoxe. Pourtant les allusions au monde latin ne manquent pas dans le Dialogue, que l'auteur évoque la figure de François d'Assise, le concile de Florence ou les reliques de la Sainte-Chapelle. Ce texte, ouvertement xénophobe, offre paradoxalement un éclairage précieux sur les formes de l'influence latine à Byzance à la fin du Moyen Age et sur les enjeux d'une alliance entre Europe occidentale et orientale.
Date de parution
21/02/2013
Poids
484g
Largeur
160mm
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EAN
9782859447328
Titre
THEODORE AGALLIANOS
ISBN
2859447326
Auteur
BLANCHET
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
484
Date de parution
20130221
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Berceau de la première humanité, la vallée de la Vézère recèle une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques dont une quinzaine est inscrite au titre du patrimoine mondial par l'Unesco. A côté des grottes ornées (Lascaux, Font de Gaume, Combarelles...), les habitats stratifiés souvent éponymes (le Moustier, la Madeleine...) servent toujours de référence à la chronologie et à l'évolution des cultures matérielles de l'ancien monde. Les traces de l'activité des chasseurs de la préhistoire, particulièrement nombreuses ici, nous permettent d'aborder, mieux qu'ailleurs, tous les aspects de leur mode de vie, de leur expression symbolique, de leurs rites funéraires, de leur organisation sociale et territoriale, des origines à leur apogée.
Berceau de la première humanité, la vallée de la Vézère recèle une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques dont une quinzaine est inscrite au titre du patrimoine mondial par l'Unesco. A côté des grottes ornées (Lascaux, Font de Gaume, Combarelles...), les habitats stratifiés souvent éponymes (le Moustier, la Madeleine...) servent toujours de référence à la chronologie et à l'évolution des cultures matérielles de l'ancien monde. Les traces de l'activité des chasseurs de la préhistoire, particulièrement nombreuses ici, nous permettent d'aborder, mieux qu'ailleurs, tous les aspects de leur mode de vie, de leur expression symbolique, de leurs rites funéraires, de leur organisation sociale et territoriale, des origines à leur apogée.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.