Ces poèmes sur l'horizon nous aident à regarder la ville, à mesurer nos limites et celles de nos rêves, ainsi que notre place dans le monde, tous actes dirigés loin devant nous. Nous appre-nons à les nommer avec humour et fantaisie. L'horizon nous humanise. "Un poème d'un mot, de deux puis de trois, jusqu'à cent onze mots. Ensuite decrescendo, un poème de cent-dix mots jusqu'à un poème d'un mot. Horizons 111 a été écrit de septembre 2021 à mai 2022. Il est né d'une commande de Jacques Vincey, met-teur en scène et directeur du Centre Dramatique National de Tours - Théâtre Olympia de 2014 à 2023. Qu'il en soit chaleu-reusement remercié". C'est ainsi que Marc Blanchet présente son exploration du "grand bonhomme" d'horizon, comme l'écrivait en son temps Baudelaire des nuages. L'horizon est l'autre par excellence. Les enfants, ces poètes géomètres, l'ont toujours su qui d'instinct s'élancent le coeur haletant vers ce pays là-bas qui les requiert. Marc Blanchet s'exerce à le nombrer dans tous ses états : le nombre est le nom de l'univers. Il y a quelque chose de vertigi-neux à écrire : "1 horizon//2 l'horizon//3 dire l'horizon//4 ligne vierge droit devant//5 épousant la courbe du regard//6 L'horizon - un point de chute. //7 On lui tourne le dos : /il de-meure. //8 Il parle notre langue/sans dire un mot. //9 A notre image -/la bouche pleine/auprès du vide. //10 L'horizon/multiplie les directions. /Nos corps pèsent à dis-tance". Suivons le poète dans l'innombrable.
Nombre de pages
104
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782381460345
Titre
Horizon 111
Auteur
Blanchet Marc
Editeur
OBSIDIANE
Largeur
145
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
104,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pour désigner les auteurs anciens, grecs et latins, qui le fascinent et qui, plus vivants que fantômes, se penchent sur son règne d'écriture, Pétrarque a une expression précise : les amis secrets. Il l'écrit en plusieurs textes comme la formule heureuse pour parler de ces morts éternels, qu'il espère rejoindre dans quelque paradis - ou champs-élysées. C'est là son souhait et sa prétention : il s'emploie presque désespérément à égaler leur force en faisant l'éloge de leurs vertus. C'est maintenant lui qui me guide pour nommer respectueusement, mais pas sans ironie ni recul, ces amis secrets - nombre d'entre eux étant encore vivants - qui ont façonné la présente main à écrire. Leur amitié est faite de rencontres que la matière du livre rend aussi impalpables que la science des sons ou la vision d'un tableau. Rencontres quotidiennes, sous une forme ou une autre, qui me font espérer avec la même prétention des hommes nouveaux, proches de ce que je tente intuitivement de devenir, traquant comme tout un chacun la lumière dans la pénombre.
Il y a un an, j'ai découvert une ondine." La vie du héros de l'histoire humide dissimulée sous cette couverture, un photographe de renom, va être bouleversée par cette rencontre. Au lieu de passer son chemin et s'éloigner de l'étang, notre homme, au mépris de toutes les convenances et fasciné par la créature aquatique, embarque dans une aventure amoureuse et charnelle dont il ne mesure pas les conséquences. Il va apprivoiser la bête et la cacher chez lui, la nourrissant et l'aimant avec une délectation érotique jamais coupable. Texte au velouté étrange qui nous rappelle que "la copulation n'empêche jamais la méditation", L'Ondine ravira les amateurs d'eaux troubles, celles où se déploient les plus intenses épopées du corps.
Tours et le Grand Tours, cartes en main! De quartier en quartier, pour tous les goûts et tous les budgets: un choix de 60 sites incontournables, une sélection de 150 adresses de restaurants, brasseries, cafés, bars, clubs, théâtres, salles de concert, boutiques, marchés, hôtels... Et toutes les clés pratiques, les bons plans et conseils pour profiter au mieux de Tours et du Grand Tours.
Ne cachons pas l'image. Nul besoin de nous envelopper des anneaux de Saturne. S'il est un mal à défier, à éloigner de soi, c'est ce goût douteux de la résurrection. Un dégoût devant le monde. Le rêve fatal d'un nouvel avènement. De quoi ressembler aux savants qui nous suppriment. Petite science devant une autre, qui demeure cachée et dont je ne puis dire plus. En moi elle fait son apprentissage. Dans l'espace qui me reste à lui offrir, elle fait sa grotte, éclaire les parois des murs, découvre des objets rituels, des peintures qui n'ont pas encore de sens pour elle. Elle déploie ses lois, d'étranges devoirs qui échappent à mon entendement, que je reconnais, comme on reconnaît la beauté au fronton des demeures. Elle a pénétré un monde obscur, et me fait pénétrer à son tour dans une forêt épaisse, dont les feuillages couvrent mes yeux et ne me donnent comme solution que de me laisser guider par un ?il autre, qui n'est pas la vue. Moi, le gnome, la carcasse, le déchet informe j'avance lentement, au rythme de la science qui glisse en moi, et qui ouvrant la bouche ouvre un monde. Ne cachons pas l'image. Si la légende peut être inventée, le mythe demande à être reconnu. Nous lui appartenons, même dans nos plus beaux renoncements.
Ces impromptus, fruits de peu d'années, il y a vingt ans, ou hier peut-être, sont tirés d'un carnet où dorment des notes de voyages, de la Baltique à l'Italie, et des bribes de poèmes. Aussi bien, comme le dit le titre, des promenades fréquentes dans Avignon...Ces instants précaires, saisis dans l'embarras des formes brèves, n'en sont pas moins chers à celui qu'ils font revivre - qu'ils inventent. Ce personnage secret, ce voyageur imprévisible, appelez-le Gérard Cartier si vous voulez." G. Cartier ; Cette suite poétique fait, d'une certaine manière, pendant au Voyage intérieur (2023) qui arpentait, en France, Les lieux privilégiés de l'auteur. Ici, c'est au tour du monde (Laos, Irlande, Italie...) qu'une certaine errance intérieure vagabonde par et dans le poème, toujours portée par la singulière métrique de Cartier... A noter que les photographies d'Emmanuel Moses montrent toutes des affiches lacérées du métro.
Ces poèmes, qui furent naguère publiés dans des éditions à tirage limité (La canopéee2013 et 2016), forment un tout cohérent pour conclure, d'une certaine manière, l??uvre poétique si diverse de Paul-Louis Rossi. Dans ces poèmes ? où l'Orient mythologique rencontre les pêcheurs aléoutes, les saulniers et goémoniers bretons, l'attention que P-L. Rossi porte aux plus humbles autant qu'aux plus fameux (légendaires ou non) se manifeste à travers une langue et une mtrique à la fois souples et rêveuses, abolisant les distances et les temporalités? Les dessins (sauf le portrait du à Marie Etinne) qui accompagnent ces textes sont extraits de son Carnet rouge et noir (inédit),témoin de voyages à Lipari et à Rhodes.
Le premier volume du cycle Lémistè, sous-titré "Liber America", était une approche par la parole de l'univers culturel et langagier du monde amérindien, à travers le choc entre les cultures européenne, africaine et caraïbe, qui se traduisit notamment, du point de vue de la langue et donc de la littérature, par l'invention à travers le créole d'une langue particulièrement sensuelle. Dans le présent volume, Partition noire et bleue, Monchoachi explore, à sa manière, le continent africain, sa puissance symbolique, son énergique vitalité. La grande originalité de la prosodie de ce livre, ? où l'incantation la plus mystérieuse et la réalité langagière la plus immédiate et triviale répondent par la parole poétique au génie tragique de l'Afrique, ? est de métaphoriser par une langue particulièrement riche et parleuse ses rites, ses masques, toute cette force merveilleuse qui "consiste à être relié par toutes les fibres du corps aux puissances de l'univers ". Monchoachi magnifie le Continent noir et ses riches cosmogonies face à l'emprise étouffante et froide de "la rationalité rapetissante, standardisante, nivelante, le fatalisme morne généré par un culte obtus rendu à l'évolutionnisme...". Un livre qui s'inscrit dans le continuum d'une incroyable et fascinante entreprise langagière. C'est à la fois le livre d'un explorateur, d'un penseur, d'un ethnographe aussi bien, mais par-dessus tout un grand poème fondateur.