Ne cachons pas l'image. Nul besoin de nous envelopper des anneaux de Saturne. S'il est un mal à défier, à éloigner de soi, c'est ce goût douteux de la résurrection. Un dégoût devant le monde. Le rêve fatal d'un nouvel avènement. De quoi ressembler aux savants qui nous suppriment. Petite science devant une autre, qui demeure cachée et dont je ne puis dire plus. En moi elle fait son apprentissage. Dans l'espace qui me reste à lui offrir, elle fait sa grotte, éclaire les parois des murs, découvre des objets rituels, des peintures qui n'ont pas encore de sens pour elle. Elle déploie ses lois, d'étranges devoirs qui échappent à mon entendement, que je reconnais, comme on reconnaît la beauté au fronton des demeures. Elle a pénétré un monde obscur, et me fait pénétrer à son tour dans une forêt épaisse, dont les feuillages couvrent mes yeux et ne me donnent comme solution que de me laisser guider par un ?il autre, qui n'est pas la vue. Moi, le gnome, la carcasse, le déchet informe j'avance lentement, au rythme de la science qui glisse en moi, et qui ouvrant la bouche ouvre un monde. Ne cachons pas l'image. Si la légende peut être inventée, le mythe demande à être reconnu. Nous lui appartenons, même dans nos plus beaux renoncements.
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Nombre de pages
125
Date de parution
02/05/2005
Poids
155g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782844901651
Titre
TROPHEES
Auteur
Blanchet Marc
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
155
Date de parution
20050502
Nombre de pages
125,00 €
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Résumé : " Je crois que Jean-Gille Badaire parle dans ses toiles. Qu'il nous raconte le secret d'une création. En mettant en scène l'enfance et ses craintes, la vie et ses douleurs. Dans l'espace d'une noirceur qui ne veut pas être le fruit du néant. Que de mort en crime, de sexe en abîme, il nous attire vers la vie. Et que vivre, c'est encore et toujours voir. Comme l'alchimiste, même ignorant, se doit de le faire, le peintre sauve notre regard de la cécité en ressuscitant un art de la déflagration. " -M.B.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
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