Ces impromptus, fruits de peu d'années, il y a vingt ans, ou hier peut-être, sont tirés d'un carnet où dorment des notes de voyages, de la Baltique à l'Italie, et des bribes de poèmes. Aussi bien, comme le dit le titre, des promenades fréquentes dans Avignon...Ces instants précaires, saisis dans l'embarras des formes brèves, n'en sont pas moins chers à celui qu'ils font revivre - qu'ils inventent. Ce personnage secret, ce voyageur imprévisible, appelez-le Gérard Cartier si vous voulez." G. Cartier ; Cette suite poétique fait, d'une certaine manière, pendant au Voyage intérieur (2023) qui arpentait, en France, Les lieux privilégiés de l'auteur. Ici, c'est au tour du monde (Laos, Irlande, Italie...) qu'une certaine errance intérieure vagabonde par et dans le poème, toujours portée par la singulière métrique de Cartier... A noter que les photographies d'Emmanuel Moses montrent toutes des affiches lacérées du métro.
Nombre de pages
64
Date de parution
23/05/2025
Poids
300g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782381460352
Titre
Les Bains-douches de la rue philonarde
Auteur
Cartier Gérard
Editeur
OBSIDIANE
Largeur
210
Poids
300
Date de parution
20250523
Nombre de pages
64,00 €
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Né en 1949, Gérard Cartier édifie sans impatience une ?uvre inscrite dans l'Histoire et la trame plus secrète de notre tradition. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, notamment chez Obsidiane, il a déjà publié Le désert et le monde (prix Tristan Tzara 1997) dans la collection Poésie/Flammarion.
L'ultime Thulé s'inspire du voyage légendaire de saint Brendan, parti à la recherche des îles les plus reculées, et entraîne son lecteur dans une traversée géographique et temporelle qui témoigne aussi d'une enquête plus inquiète au plus profond de soi. L'invention formelle accompagne et amplifie la rigueur de cette méditation, l'émergence de paysages intérieurs qui sont autant de terres de langage, entre modernité et tradition. En filigrane, l'auteur propose aussi un jeu de l'oie où l'on peut naviguer à sa guise, sans contredire la visée plus secrète de son périple : la quête d'un graal arctique dont ce poème du XXIe siècle vient prendre le relais dans une langue sans âge, superbement réinventée.
Ces poèmes, qui furent naguère publiés dans des éditions à tirage limité (La canopéee2013 et 2016), forment un tout cohérent pour conclure, d'une certaine manière, l??uvre poétique si diverse de Paul-Louis Rossi. Dans ces poèmes ? où l'Orient mythologique rencontre les pêcheurs aléoutes, les saulniers et goémoniers bretons, l'attention que P-L. Rossi porte aux plus humbles autant qu'aux plus fameux (légendaires ou non) se manifeste à travers une langue et une mtrique à la fois souples et rêveuses, abolisant les distances et les temporalités? Les dessins (sauf le portrait du à Marie Etinne) qui accompagnent ces textes sont extraits de son Carnet rouge et noir (inédit),témoin de voyages à Lipari et à Rhodes.
Ces poèmes sur l'horizon nous aident à regarder la ville, à mesurer nos limites et celles de nos rêves, ainsi que notre place dans le monde, tous actes dirigés loin devant nous. Nous appre-nons à les nommer avec humour et fantaisie. L'horizon nous humanise. "Un poème d'un mot, de deux puis de trois, jusqu'à cent onze mots. Ensuite decrescendo, un poème de cent-dix mots jusqu'à un poème d'un mot. Horizons 111 a été écrit de septembre 2021 à mai 2022. Il est né d'une commande de Jacques Vincey, met-teur en scène et directeur du Centre Dramatique National de Tours - Théâtre Olympia de 2014 à 2023. Qu'il en soit chaleu-reusement remercié". C'est ainsi que Marc Blanchet présente son exploration du "grand bonhomme" d'horizon, comme l'écrivait en son temps Baudelaire des nuages. L'horizon est l'autre par excellence. Les enfants, ces poètes géomètres, l'ont toujours su qui d'instinct s'élancent le coeur haletant vers ce pays là-bas qui les requiert. Marc Blanchet s'exerce à le nombrer dans tous ses états : le nombre est le nom de l'univers. Il y a quelque chose de vertigi-neux à écrire : "1 horizon//2 l'horizon//3 dire l'horizon//4 ligne vierge droit devant//5 épousant la courbe du regard//6 L'horizon - un point de chute. //7 On lui tourne le dos : /il de-meure. //8 Il parle notre langue/sans dire un mot. //9 A notre image -/la bouche pleine/auprès du vide. //10 L'horizon/multiplie les directions. /Nos corps pèsent à dis-tance". Suivons le poète dans l'innombrable.
Le premier volume du cycle Lémistè, sous-titré "Liber America", était une approche par la parole de l'univers culturel et langagier du monde amérindien, à travers le choc entre les cultures européenne, africaine et caraïbe, qui se traduisit notamment, du point de vue de la langue et donc de la littérature, par l'invention à travers le créole d'une langue particulièrement sensuelle. Dans le présent volume, Partition noire et bleue, Monchoachi explore, à sa manière, le continent africain, sa puissance symbolique, son énergique vitalité. La grande originalité de la prosodie de ce livre, ? où l'incantation la plus mystérieuse et la réalité langagière la plus immédiate et triviale répondent par la parole poétique au génie tragique de l'Afrique, ? est de métaphoriser par une langue particulièrement riche et parleuse ses rites, ses masques, toute cette force merveilleuse qui "consiste à être relié par toutes les fibres du corps aux puissances de l'univers ". Monchoachi magnifie le Continent noir et ses riches cosmogonies face à l'emprise étouffante et froide de "la rationalité rapetissante, standardisante, nivelante, le fatalisme morne généré par un culte obtus rendu à l'évolutionnisme...". Un livre qui s'inscrit dans le continuum d'une incroyable et fascinante entreprise langagière. C'est à la fois le livre d'un explorateur, d'un penseur, d'un ethnographe aussi bien, mais par-dessus tout un grand poème fondateur.