Classique ou francophone ? De la notion d'oeuvre classique appliquée aux oeuvres francophones
Blanchaud Corinne
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15,00 €
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EAN :9782360580583
Les notions de "classique" et de "patrimoine littéraire" sont débattues depuis quelques décennies pour plusieurs raisons : d'une part, parce qu'en France, le rapport autrefois ressenti comme indiscutable entre littérature et nation est profondément mis à mal ; d'autre part ? et corrélativement ? parce que le dynamisme de la recherche et de l'édition impose peu à peu des littératures de langue française venues d'autres horizons, quoique, dans leurs pays d'origine, leurs auteurs soient assez souvent confrontés à l'absence d'instances véritablement légitimantes, parfois même à une volonté politique de non-légitimation d'un patrimoine littéraire national plurilingue. Ainsi, objets d'une faible ? voire nulle ? reconnaissance officielle, ces littératures s'inscrivent difficilement dans les corpus destinés à la transmission scolaire et universitaire. Ce phénomène est d'autant plus incompréhensible que leurs auteurs sont spontanément destinés à être, par-delà la langue française, des passeurs incontestables de la culture plurilingue et diverse de leurs pays respectifs. Une telle situation conduit à interroger les notions qui servent traditionnellement à l'intégration des oeuvres dans les programmes scolaires et universitaires ainsi que dans le champ culturel des sociétés concernées. Ce bref ouvrage réunissant des textes d'universitaires issus d'espaces différents du monde francophone entend contribuer au débat sur la notion de "classique" appliquée aux oeuvres francophones en retraçant la progressive constitution de patrimoines littéraires francophones et en questionnant leur difficile accession à un adoubement officiel.
Nombre de pages
142
Date de parution
08/08/2015
Poids
195g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782360580583
Titre
Classique ou francophone ? De la notion d'oeuvre classique appliquée aux oeuvres francophones
Auteur
Blanchaud Corinne
Editeur
ENCRAGE DISTRIB
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144
Poids
195
Date de parution
20150808
Nombre de pages
142,00 €
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Innombrables sont les oeuvres littéraires qui, depuis l'antiquité, installent au coeur de leur quête ou de leur intrigue des secrets. Rappelons que le terme même de secret en français (issu du latin secretus, retiré, séparé, caché), ne s'applique que tardivement, à partir du XVIe siècle, au domaine de l'intimité et de la psychologie. Auparavant, il désigne, nous dit le Robert historique, une pensée ou un fait qui ne doit pas être révélé, un "ensemble de connaissances réservé à quelques-uns". Le secret se distingue donc de l'énigme ou du mystère. Le statut de la parole y est donc très singulier et, de ce fait, intéresse spécifiquement la littérature. Un certain nombre de travaux ont déjà tenté d'étudier ses modalités de représentations, ses effets, son lien avec tel ou tel genre ou son évolution dans l'histoire de la littérature. Les études rassemblées dans cet ouvrage ont pour questionnement commun de se demander en quoi le secret, en tant qu'il suppose une circulation de parole réticente, voire interdite, concerne au premier chef la création littéraire et quel rôle joue la création pour permettre au secret d'être révélé sans devenir pour autant un secret divulgué ou trahi. A quelles ruses la littérature a-t-elle recours, de quels détours use-t-elle pour dire le secret sans le dire ou faire entendre un secret qui n'existe peut-être pas? Chacune à leur manière, par diverses approches, ces études tentent de répondre à ces questions et donnent à voir la manière dont un secret, dans la mesure même où il doit son existence à sa non-révélation ou à sa divulgation différée, est générateur d'écritures du non-dit ou du détour.
Résumé : Cet ouvrage confronte des oeuvres poétiques contemporaines issues d'aires géographiques diverses, Europe, Québec, Antilles, Algérie et Afrique subsaharienne. La langue française y est pratiquée comme une langue internationale oscillant entre prose et vers, lyrisme et sarcasme. Ainsi peut-on découvrir l'extrême diversité de la poésie de langue française aujourd'hui. En mettant en lumière des poètes parfois mal connus, l'ouvrage atteste la vitalité et la force de résistance de la poésie dans un monde qui, souvent, la marginalise.
Résumé : Conçu à l'instar du premier dictionnaire consacré aux auteurs francophones du Sud, sont présentés dans ce dictionnaire des écrivains "classiques" des pays du Nord. Des immenses patrimoines littéraires belge, canadien, suisse ne furent retenus que 150 auteurs (53 auteurs belges, 39 suisses, 44 québécois et 7 canadiens, 7 luxembourgeois) considérés comme les plus représentatifs par la reconnaissance dont ils ont fait l'objet, l'importance ou l'originalité de leur oeuvre. Ici se trouvent réunis les écrivains qui ont le plus marqué les XIXe et XXe siècles, certains, parce qu'ils sont devenus de véritables "monuments" littéraires dans leur pays, d'autres, parce que leur écriture renouvelle la littérature et bouscule les frontières génériques. "L'ancêtre" est Philippe Aubert de Gaspé, né en 1786, les plus jeunes sont Jean-Philippe Toussaint et Elise Turcotte, nés en 1957. En France, quelle fut la réception de ces oeuvres ? Quelques écrivains présentés ici sont facilement assimilés au patrimoine littéraire hexagonal - combien nombreux sont ceux qui s'exclament au nom de Michaux, parfois même de Ramuz : "Mais il est français !" - ; pourtant, il n'est pas anodin, pour un Michaux, d'écrire dans le rejet-attrait de la Belgique ou, pour un Ramuz, d'avoir été classé, au cours de sa carrière littéraire, parmi les écrivains "régionalistes" parce qu'il chantait son pays. L'objectif de ce deuxième dictionnaire est donc, certes, de lever les malentendus mais surtout, comme pour le premier, de faire découvrir aux lecteurs la richesse et la puissance d'expression de notre langue française partagée.
Si vous retrouvez la signification du monde dans la plénitude d'une langue, l'emprise totalitaire ne pourra plus vous menacer" , déclarait Julia Kristeva lors d'une soirée reprenant, en guise d'intitulé, la question posée par Hölderlin : "A quoi bon des poètes en temps de détresse ? " , et organisée au Théâtre de la Colline le 7 novembre 2016 en commémoration des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. A l'automne 2016 également, un colloque réunissait à l'Institut d'études avancées de l'université de Cergy, des poètes, des universitaires et des revuistes autour d'une question analogue sur la poésie "en temps de détresse" : en quoi les revues publiant aujourd'hui de la poésie font-elles acte de résistance ? Cette question en appelait deux autres qui étaient à l'horizon de toutes les contributions : à quels territoires et à quelle légitimité la poésie peut-elle prétendre dans notre monde ? Une enquête en trois questions fut en outre menée auprès des intéressés autour des raisons, des conditions et des perspectives de la poésie en revue dans le monde actuel. Cette entreprise qui visait à interroger les rapports entre la poésie et le contemporain à travers le support toujours actuel des revues, dessine au bout du compte les directions et les lignes de fuite d'une revue : le présent volume n'est ni un bilan, ni un morceau d'histoire littéraire, ni une synthèse ; il s'agit moins d'y circonscrire un territoire littéraire dont, pesants ou légers sur la balance de la renommée, oeuvres et auteurs dessineraient les contours, que d'y sonder, à travers l'expérience de publications périodiques, la genèse et la fonction de la poésie à notre époque. Avec le soutien des laboratoires AGORA (EA 7392) et LT2D (EA 7518) de CY Cergy Paris Université.